Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:26

OLIVIER GAY

EDITIONS LE MASQUE JAUNE

 

les talons hauts....C’est un nouveau livre, un premier roman.  Il est signé Olivier Gay, et sans doute s’agit il là d’un beau bébé puisque celui-ci vient de se voir décerner le prix du « premier roman » à  Beaune. Remis chaque année à l’occasion du festival international du film policier qui ne manque jamais de faire une place à la littérature,  ce prix est un coup de pouce donné à de jeunes auteurs en devenir.


Il s’appelle John Fitzgerald (un prénom qui, vous en conviendrez,   donne une sacrée envie de  vouloir s’essayer au fusil à lunette en accrochant ses parents dans la ligne de mire) et c’est un noctambule. Un clubber comme on dit dans le milieu branché des nuits parisiennes.


Mais un clubber du genre sangsue. De ceux qui vous collent aux basks, parce qu’il n’est pas pété de tunes au point de pouvoir vous lâcher plusieurs billets de 200 pour une bouteille, mais qui aime la lumière des stromboscopes et des lasers et tout ce qui s’agite dessous .Et si cela peut frétiller sur des escarpins et dans des bas résilles, cela n’est pas pour déplaire à notre play-boy.


Alors notre félin nocturne se faufile à votre suite, une main sur l’épaule,  en se faisant passer pour votre ami pour accéder aux carrés VIP des boîtes de nuits, pour boire votre champagne et danser avec vous, agrégeant rapidement autour de lui des corps qui s’agitent et se frottent, focalisant sur sa personne des regards riches de promesses chaudes et avides de luxure. 


Il n’est pas vraiment de leur monde, mais il y est toléré, quand il n’est pas désiré. Car Fitzby-copie-1.jpg sait se rendre indispensable. C’est un petit dealer. Il n’ambitionne pas de s’enrichir pour mener la grande vie ou pour devenir incontournable sur le marché. Mais il se targue d’être honnête avec ses clients, en ne coupant jamais sa dope, et les petites quantités qu’il leur vend lui permettent de profiter de cette vie de strass et de paillettes. Alors il fait partie du décor et peut profiter de ce monde qui n’est pas le sien, où il côtoie des vedettes sportives, des stars de la mode ou des jeunes premiers du cinéma, et profite un peu de leurs fastes.


Malheureusement, dans la multitude des conquêtes que sa belle gueule a pu lui permette de réaliser, figure une ex, Jessica. Celle avec qui il a partagé un peu plus qu’une nuit sans lendemain. Mais Jess est flic .Et après plusieurs mois de silence qui ont suivi leur rupture, la voici qui reprend contact avec lui. N’en déplaise à sa fierté de coq noctambule, elle ne revient pas vers lui pour des raisons sentimentales mais parce qu’elle a besoin de son aide et de ses connaissance des nuits de la capitale. Et pour obtenir cette aide, elle n’hésitera pas à le coffrer pour ses petites activités artisanales pour faire pression sur lui.


Car il y a urgence. Si la presse n’en parle pas , cela fait déjà  plusieurs cadavres de jeunes femmes que la police retrouve, atrocement mutilées. Les victimes, si elles ne se connaissaient pas, ont toutes pour point commun d’être des habituées des discothèques parisiennes. Et qui mieux que Fitz pour rendre ce petit service à la police en enquêtant discrètement dans le microcosme de la nuit ?


vy.jpgAidé de Moussah et de Deb , deux connaissances des pistes de danse et clients habituels de Fitz, le trio se lance sur la piste du tueur, bientôt rejoints par la jeune Mei. Mais il se pourrait bien qu’à vouloir approcher la vérité, ces papillons de nuit finissent par se brûler les ailes.


Voilà un roman qui me laisse une impression mitigée au moment de le refermer. Des qualités indéniables pour un premier roman, mais en même temps  des points de rupture pour le lecteur que je suis.


Laissons de côté le sujet du sempiternel tueur en série décliné à toutes les sauces dans les thrillers de ces 15 dernières années dont on finit par avoir une vrai  overdose, car l’intérêt du roman d’Olivier Gay est ailleurs.


Par exemple dans la description de cet univers de la nuit dont l’auteur fait une restitution impitoyable et sans concession. Un monde où la valeur d’un individu ne se mesure pas à ses actes mais à la marque de ses vêtements et à l’épaisseur de son portefeuille. Un monde sauvage où les mâles chassent en rabattant au milieu de la piste les filles  consentantes de leur sort à venir , où les plus riches, se servent les premiers comme des chefs de meute, et où les restes vont aux sangsues des soirées mondaines, aux seconds couteaux dont Fitz est le parfait représentant.


Personnage insipide et superficiel au début du roman, n’ayant que pour seul leitmotif que de profiter de la vie et de l’argent des autres, d’investir dans des marques pour entretenir son image de clubber belle gueule et bon baiseur, Olivier Gay nous fait découvrir peu à peu l’envers de son  univers.


Une chambre de bonne dans un quartier chic de la ville pour le cadre, une vie rythmée par la visite hebdomadaire à ses parentsuu pour partager avec eux le repas dominical, et l’univers virtuel d’un jeu vidéo. Pour le reste, une existence mise en sommeil le temps que la nuit revienne, que réveillera et bousculera cette enquête dans laquelle il se lancera. Alors il redeviendra progressivement pour le lecteur plus humain, et de fait plus attachant aussi.


A cela s’ajoute un humour, un ton parfois grinçant qui rajoute au roman un soupçon de cynisme et donne paradoxalement une certaine saveur à l’écriture d’Olivier Gay.


Mais ces qualités s’en trouvent fortement altérées par deux défauts majeurs qui font que je n’aurai finalement jamais accroché à ce livre. D’abord celui d’un scénario trop linéaire, où il manque véritablement des rebondissements. Rien n'est entrepris pour duper un temps le lecteur, le conduire sur une fausse piste. Enfin, plus ennuyeux à mes yeux, le manque évident de crédibilité de l’histoire.


drogComment en effet peut on imaginer un seul instant la police confier à un individu quelconque, dealer de son état qui plus est, le soin de mener une enquête !

 

Comme si celle-ci n’était pas capable d’interroger les habitués des discothèques, photos des victimes en mains, pour trouver une piste vers l’assassin et qu’il faille qu’elle en passe par Fitz ?

 

Que penser quand en plus celui-ci se voit invité à rejoindre une scène de crime sanguinolente comme un inspecteur de la première importance. Son ex fait vraiment une piètre enquêtrice !


Comment ne pas s'interroger  qu’avec des corps qui s’accumulent, la presse n’ait à aucun moment, vent de cette histoire. La police veut taire cette affaire mais mets un fêtard dans le secret ? Peu crédible !


Au départ Moussah, Deb, ne sont même pas des amis, juste des connaissances, des clients, et pour Mei , laolivier-gay.jpg dernière fille levée pour finir dans son lit. Pourtant les voilà tous les trois à se lancer dans cette enquête avec entrain,  à la suite de Fitz, comme si leur connivensce était évidente et allait de soi.


Pour le coup donc, je suis nettement moins enthousiaste que certains de mes amis concernant ce roman. Les qualités romanesques sont là, c’est indéniable. Mais Olivier Gay gagnerait beaucoup à rendre plus réaliste le scénario qu’il propose à ses lecteurs. Car malgré les aspects positifs évoqués plus haut, ces  détails ont fini par nuire à mon plaisir de lecteur.


Pour autant, le roman se laisse lire, et visiblement il a déjà su trouver ses lecteurs puisque les ventes semblent bien marcher pour lui. Ce n'est pas négligeable pour rentrer dans le métier, d'autant qu'Olivier Gay a décidé d'abandonner son boulot pour se consacrer entièrement à l'écriture.


Un premier roman est toujours l’amorce d’un art qui se peaufine avec le temps. Gageons qu’Olivier Gay parvienne à nous surprendre avec son prochain roman et corriger ces quelques erreurs évoquées plus haut, c’est bien là en tout cas, tout le mal que je lui souhaite.

 

_______________________________________________________________

 

Comme je le dis souvent à mes amis, il faut toujours croiser les avis pour se faire une opinion avant d'acheter un livre. Ne détenant pas la vérité, et par soucis d'objectivité , je vous invite à découvrir les avis de deux complices qui portent un regard  plus enthousiaste sur ce roman.

 

Celui de mon ami Pierre Faverolle : link

 

Celui de mon ami Paul : link

 


Par La petite souris - Publié dans : Auteurs Français - Communauté : Littérature policière
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 10:00

JOHN CONNOLLY

EDITIONS PRESSES DE LA CITE

 

TRADUCTION : jacques MARTINACHE

 

la nuit des corbeauxUne légende raconte que les corbeaux surveillent pour les loups. Qu’ils les guident vers leurs proies, qu’ils mènent le malheur vers les plus faibles.

 

Peut être alors que les habitants de Pastor’bay,  une bourgade déshéritée du Maine coincée sur une presqu’île, auraient ils dû prêter davantage attention à ces oiseaux de mauvaises augures qui depuis quelques temps hantaient les cieux des environs.

 

Peut être auraient-il compris que le malheur avait jeté son dévolu sur leur communauté, et qu’installés sur les branches comme des gardiens silencieux, les oiseaux noirs étaient aux premières loges, à attendre que le spectacle s’offre à eux.

 

Charlie Parker est un ancien flic devenu détective privé, qui vit avec l’ombre de sa femme et le fantôme de sa petite fille, assassinées toutes deux  quelques années plus tôt.

 

Aussi quand son amie, l’avocate Amee Price le sollicite pour enquêter pour le compte de son client Randall Haight il ne peut qu’éprouver un certain malaise face à cet individu victime d’un chantage, mais dont le passé judiciaire ravive chez lui une colère sourde.

 

Car «  il y a des vérités si terribles qu’il ne faudrait pas les prononcer à voix haute, des vérités si épouvantables que le simple fait d’en prendre acte fait courir le risque de perdre une partie essentielle de son humanité, d’exister dans un monde plus froid, plus cruel encore qu’avant »

 

Randall Haigh est un homme harcelé, mais au passé sombre. A 14 ans, avec l’aide de soncorbeaux.jpg ami Lonny Midas, il a commis un acte incompréhensible et inimaginable pour un jeune de son âge : tuer une camarade avec préméditation. Arrêté,  condamné, il a purgé sa peine, comme son complice de l’époque, avant de ressortir libre, sous cette nouvelle identité, synonyme de nouveau départ.

 

Rangé, décidé à tirer un trait sur son passé, celui-ci lui revient pourtant en pleine figure.

 

Depuis quelques temps il reçoit par la poste des courriers anonymes contenant des prises de vue du lieu où il avait perpétré son crime. Quelqu’un a donc découvert sa nouvelle identité et veut le faire chanter. A moins que son intention se fasse plus menaçante encore.

 

Car au même moment la police est sur les dents. Une jeune fille de 14 ans, Anna Kore , a disparu depuis 72h.


Pour le client d’Amee le problème est cornélien. Soit il sollicite l’aide de la police, mais pour se faire devra lui dévoiler son passé et devenir peut être immédiatement un suspect idéal, soit il se tait et prend le risque d’être à terme accusé d’avoir caché des éléments susceptibles d’être en lien direct avec la disparition de la jeune fille.

 

Pour Parker difficile de se faire une conviction et d’enquêter sans savoir si le client qui l’emploie est innocent ou si son histoire est mêlée à celle d’Anna Kore. 

 

18423416 SSSon enquête s’annonce donc délicate, d’autant que les flics n’ont pas le détective dans leurs petits papiers et que gravitent autour de cette histoire des agents du FBI spécialistes des réseaux mafieux dont la présence ne colle décidément pas avec les circonstances.

 

Dès lors, l’aide de ses deux complices, Angel, un ancien braqueur et Louis un ex tueur à gages, ne sera pas de trop à Parker pour démêler cette affaire ténébreuse qui le mènera encore une fois sur des chemins bien sinueux.

 

C’est avec un vrai bonheur que je  renoue avec ce bon vieux Charlie Parker, personnage atypique et incontournable dans le paysage du roman policier. Découvert dans «  Tout ce qui meurt » et « laissez toute espérances », deux romans sublimes où plongent les racines du mal qui le ronge, le revoilà dans une aventure qui l’emmène une nouvelle fois vers le mal absolu et met à l’épreuve ce qu’il reste de son humanité.

 

Personnage abîmé, vivant à la frange du monde des vivants et des ombres il n’est toujoursFbii.jpg pas apaisé . Il porte encore en lui  cette même violence rentrée, cette marque de damnation qui l’imprègne et le pousse à se tenir loin de sa petite fille qu’il a eu avec sa nouvelle compagne, de peur d’attirer sur elle ce mauvais œil qui a déjà décimé les siens.

 

Tiraillé entre le bien et le mal, entre cette envie parfois de libérer cette violence qui l’habite pour une vengeance dont il sait qu’elle n’assouvira rien et sa volonté de rester parmi les vivants et lutter contre le mal, il se tient dans un équilibre précaire entre le monde de la raison et celui de la folie. Un homme pas tout à fait mort, mais plus tout à fait vivant, qui la nuit venue voit s’estomper les frontières entre ce qui est et ce qui fut, entre les vivants  et les fantômes. Un homme qui enjambe deux mondes, mais qui n’a sa place nulle part.

 

connolly.jpgJohn Connolly a de l’empathie pour ses personnages, quand Parker en a pour les victimes. Il parvient à mettre de la chaleur dans un personnage qui traverse un univers cruel et froid rendant attachant celui qui a tout perdu et qui erre au milieu des hommes avec la justice pour seule lumière.

 

Avec une plume puissante et efficace, il bâtît en quelques paragraphes une atmosphère oppressante ( le premier chapitre, très Hitchcockien est une petite merveille). Auteur aussi atypique que son personnage il aime une nouvelle fois  frôler les territoires du fantastique sans jamais en franchir les limites.

 

  "la nuit des corbeaux" n'est pas le plus violent des romans de Connolly. Peut être le lecteur aurait-il aimé voir les deux compères de Parker occuper une place un peu plus importante dans ce scénario qui les cantonne à une apparition en arrière plan. Malgré tout le livre est une réussite.

 

«  La nuit des corbeaux » n’a rien d’un roman linéaire. Il est fait de méandres et emprunte bien des chemins, mais il mènera une fois de plus le lecteur par le bout du nez jusqu’au son dénouement final, pour son plus grand plaisir.

Par La petite souris - Publié dans : Auteurs Américains - Communauté : Litterature
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 19:23

VINCENT DESOMBRE

  EDITION SCRINEO

 

 

maudite soit elleLe lecteur se demande souvent où les auteurs vont il puiser leurs idées pour échafauder un scénario et écrire leur roman. Parfois , à lecture d’interviews ou de rencontres à l’occasion d’un salon littéraire celui-ci parvient il à satisfaire sa curiosité.


Les éditions Scrineo ont la particularité d’offrir à la fin de chacun des romans qu’elles publient un dossier documentaire sur les affaires qui ont pu inspirer l’auteur, où traiter un thème en lien direct avec celui abordé dans le roman publié.


C’était le cas dans le roman LES OMBRES  de Philippe Bérenger que j’avais chroniqué il y a quelques mois, avec un dossier autour du «  quotidien et  l’organisation de la lutte anti-terroriste en France ».


Dans celui-ci, l’auteur nous présente dans un style journalistique deux affaires qui avaient défrayé la chronique au sortir de la guerre et qui l’ont directement inspiré pour écrire son livre. Intéressant dès lors de voir comment celui-ci peut s’approprier un fait divers pour le retranscrire dans son œuvre, même si le lecteur serait fort mal inspiré de commencer par la lecture de ce dossier avant celle du livre, s’il ne veut pas se gâcher le plaisir de la découverte.


Journaliste de formation ayant travaillé pour les principales chaînes françaises, Vincent Désombre, devenu entre temps auteur-réalisateur de films, signe là son tout premier roman.


Quand elle apprend que Maurice Picon, un retraité, a été sauvagement assassiné chez luiEglise-1.jpg pour se faire dérober ses économies, Nathalie n’y voit  là qu’un fait divers de plus qui vient se rajouter à la longue liste de ceux qui quotidiennement  défrayent la chronique à la une des journaux.


Pourtant, quand le visage de la victime s’affiche sur son écran télé, c’est le choc. Tétanisée, le souffle coupé, ses yeux ne peuvent quitter ce portrait qui s’affiche et qui la ramène des dizaines d’années  en arrière.


Un passé douloureux, personnifié par ce visage, celui de cet inconnu qui trente ans plus tôt s’était présenté chez ses parents.


C’est une petite fille qui à l’époque avait ouvert la porte, avait suivi l’homme jusqu’à sa maman et l’avait vu lui murmurer quelque chose à l’oreille. C’est elle seule qui avait vu sa mère devenir hystérique et supplier à genou l’homme qui, indifférent, était reparti comme il était venu. Quelques minutes plus tard, une détonation avait retentie. Un suicide maternel et une vie en devenir marquée à jamais par le drame.


TombCe passé réveillé, Nathalie décide de l’affronter en remontant le cours de ses souvenirs et de son histoire personnelle en enquêtant sur cet homme qui a fait voler sa famille en éclat et anéanti l’insouciance de sa jeunesse. Dans cette enquête tortueuse elle finira par y entrainer son ex-mari, journaliste survivant d’un cancer, et sa fille, jeune ado délurée qui s’invente détective pour l’occasion.


Cette enquête les mènera à une vieille tante encore vivante ( plus pour longtemps !),  à une confrérie dont il ne reste que peu de survivants et qui semble avoir gardé un sombre et lourd secret. Pendant ce temps là le Lynx  épie, et tue en silence. Car dans ce roman le chasseur n’est pas forcément celui qu’on croit.


« Maudite soit elle » est un thriller de facture classique, bien maîtrisé. Des chapitres courts pour imprimer le rythme, des dialogues nombreux mais brefs pour inscrire l’action dans le présent alors que l’histoire enchaine des flashbacks pour poser au fil des pages les éléments constitutifs du drame, et parfois, une approche cinématographique originale de l’histoire. La plume de l’auteur se fait par moment caméra et opère  des travelings ou des plans zoomés sur des détails que ne voit pas l’héroïne, sur des scènes qu’elle ne vit pas.


Voilà donc un roman respectueux des codes du genre. A aucun moment celui ci ne compteLynx1.jpg de temps mort,  le scénario plutôt équilibré ne souffre pas de faiblesse, et le lecteur n’arrivera pas à déduire lui-même le pêché originel qui conduit à ces morts.


Pour autant, je n’ai pas été totalement conquis par ce roman. Je trouve qu’il lui manque une âme, une saveur,  ce petit quelque chose qui fait que l’on adhère et qu’on se laisse capturer par l’auteur, et amener où bon lui semble.


J’ai eu du mal à m’attacher au personnage de Nathalie, et encore plus à son mari et à sa fille, dont la présence n’apporte finalement pas grand chose au roman si ce n'est de disperser  l’intérêt que l’on pourrait porter au personnage principal.


A ce manque d’empathie pour l’héroïne s’ajoute le déroulement de l’histoire, fait d’une succession de visites de lieux et de personnages, de passage en revue de points de vue, qui n’arrivent pas à entretenir un suspens angoissant que je n’ai d’ailleurs pas vraiment ressenti au fil des pages. Pourtant l'histoire du tueur et son parcours elle, est interessante.


Enfin, le final aurait peut être gagné en efficacité s’il avait été dispensé de l’apparition soudaine d’un élément qui, sans doute visait à rajouter du spectaculaire et de l’angoisse mais qui n’aura fait qu’altérer la crédibilité d'un dénouement pourtant bien amené jusque là.


Vincent DesombreCes réserves formulées, n’oublions pas qu’il s’agit d’un premier roman, et que celui-ci témoigne malgré tout d’une imagination créative évidente chez cet auteur.

 

La lecture de ce roman n’a d’ailleurs pas été sans me rappeler un autre écrivain, que j’avais lu et apprécié il y a quelques années, Laurent Botti, dont je trouve l’univers assez proche.


Vincent Desombre  a des choses à dire et il sait raconter une histoire, c’est évident.Sortir un premier roman oblige sans doute à respecter les codes avant de pouvoir s’en affranchir, et user aussi de petites recettes qui ont assuré le succès d’autres avant lui.

 

Ce premier roman s’il souffre des quelques défauts évoqués, reste malgré tout agréable à lire. Nul doute qu’avec le temps son écriture se patinera d’expérience et qu’il sera un auteur à suivre dans les prochaines années.

Par La petite souris - Publié dans : Auteurs Français - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en...
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 08:39

FRANCOISE LAURENT

 EDITIONS KRAKOEN

 

dans-loeil-du-gabianJe suppose que vous êtes de ceux qui s’imaginent qu’une fois la retraite arrivée, après avoir trimé pendant des années, vous allez pouvoir vous la couler douce !

 

Faire rimer celle-ci avec  fête, pastis et cacahuètes avec la famille et les potes !! tout ca en vous tenant bien loin des problèmes ! Ne pas se compliquer la vie, juste finir de la siroter au soleil !

 

Un peu comme Gégé quoi !! Car  Gégé il est comme ca ! Bonhomme qui n’est heureux qu’entourer des siens et des copains !

 

 C’est d’ailleurs dans cette optique  que tous se retrouvent en ce week end Pascal autour d’un barbecue, pour partager un moment agréable en s’humectant la glotte de bons vins, et en se remplissant la panse de bonnes victuailles. Nous y retrouvons Gégé donc, mais aussi Arthur son fils accompagné de sa femme Capucine et de ses triplés, Jessica et Annabelle, et enfin Jean Baptiste, un prof mis à pied pour avoir eu l’outrecuidance de gifler un de ses élèves.leGrau.jpg

 

 Cela aurait du se résumer à une paisible et agréable journée sous le soleil de Méditerranée.

 

 Mais que voulez vous, il en va des oreilles comme des tuiles, ca vous tombe dessus sans crier gare !  Comme ca, en plein sur votre poisson en train griller ! Et forcément, ca altère le goût et la saveur de la bonne chair !

 

Maudits Gabians ! Ces satanées bestioles, espèce de rats volants qui bectent tout ce qu’ils trouvent, qui vous explosent les tympans de leurs cris stridents et qui lorgnent sur votre repas !! Il fallait que l’un d’entre eux vienne gâcher la fête en lâchant inopinément ce morceau d’oreille en survolant les convives !  La poisse qui vous tombe dessus comme une fiente sur vos pompes toutes neuves !

 

D’autant qu’il ne faudra pas beaucoup de temps pour s’apercevoir que cet appendice auditif appartient à Denis, un gars investi dans la défense des oiseaux justement ! Drôle de reconnaissance de la part de ces foutus volatiles !

gabianEt voilà comment une petite réunion festive va prendre une tournure qu’aucun des convives,  pas même Gégé , n’aurait pu prévoir ! Car si nous sommes au Grau du Roi, en Languedoc Roussillon, c’est bien à une sacrée bouillabaisse que nous convie l’auteur.

 

Le lecteur va se retrouver au milieu d’une bande de loulous qui parlent tout le temps, se chamaillent, tentent de manger un bout d’gras sans jamais pouvoir y parvenir, et qui, entre deux couches-culottes et les biberons,  se retrouvent à jouer à un cluedo géant dont ils ne maitrisent pas toute les cartes. A cela s’ajoute des gendarmes métronomes qui apparaissent et disparaissent du décor comme des Dupont belges, et vous aurez une idée de la comédie que nous offre Françoise Laurent.

 

C’est plein de soleil, ca résonne de l’accent du sud, pour un peu on entendrait presque les cigales. Mais pourtant ne vous méprenez pas. Il ne s’agit pas là d’un roman pagnolesque, mais bien d’un polar. Derrière ce théâtre lumineux du sud de la France, derrière cet univers joyeux, se cache une histoire particulièrement sombre qui égrènera les cadavres au fur et à mesure que le lecteur en parcourra la trame.

 

Des personnages pour le moins pittoresques, et ce gabian borgne qui impose sa présence.Françoise laurent Oiseau de mauvais augure, vorace animal prêt à se jeter sur plus faible que lui pour le mettre en pièce, à sauter sur la moindre occasion pour se repaître. Et cet œil, unique, froid, qui observe. Un œil comme un regard tourné vers les hommes et qui  renvoie à leur propre barbarie.

 

Françoise Laurent signe là un roman riche en couleurs et plein de verve. Une histoire qui part dans tous les sens comme une balle de flipper, à l’image de ces vies ballotées, qui  révèlent au fil de l’histoire leurs faiblesses, leurs failles, et leur part d'ombre, racontée par un Gégé un peu dépassé, tantot lyrique et plein d'humour, tantôt acerbe et corrosif à l'égard de ses semblables.

 

 

Un  bon petit bouquin ( par la taille) qu’il convient de découvrir !

 

C’est aux Editions Krakoen et ca ne coute que 11 euros !

Par La petite souris - Publié dans : Auteurs Français - Communauté : Littérature policière
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 14:35

Editions POINTS

 

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« La rivière noire » d’Arnaldur INDRIDASON le 18/05


Dans un appartement du centre de Reykjavik, un jeune homme, seulement vêtu d'un T-shirt féminin, est retrouvé mort, la gorge entaillée. Dans les poches de la victime, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol ; sous le lit, un châle qui dégage une forte odeur épicée. Maigres indices... pour une enquête qui se révèle d'autant plus ardue que le commissaire Erlendur, épuisé par sa dernière affaire, est parti en vacances. Elinborg, adjointe du commissaire, devra donc compter sur son seul flair pour trouver le meurtrier...

 

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" Eté" de Mons KALLENTOFT le 10/05


C'est un été comme on n'en a jamais connu à Linköping, qui provoque des incendies de forêt et plonge la ville dans la torpeur. Un matin, une adolescente choquée est retrouvée nue et ensanglantée dans un jardin d'enfant. Malin Fors mène l'enquête, mais plus que la chaleur, ce sont les mensonges des uns et les préjugés des autres qui rendent l'atmosphère intolérable...

 

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«  Les neuf dragons «  de Michaël CONNELLY le 03/05


Harry Bosch, dépêché sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois de L.A., soupçonne des activités de racket des triades locales. Préoccupé par l’enquête, il n’a pas regardé le message vidéo envoyé par Maddie, sa fille de 13 ans qui vit à Hong Kong. Vision d’horreur : elle est otage des triades. Harry pensait pouvoir tout affronter, mais sa fille est son point faible… et les caïds le savent !

 

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«  Darling Lilly » de Michaël CONNELLY le 03/05


Brillant scientifique et chef d'entreprise californien, Henry Pierce cherche à guérir de sa rupture avec sa petite amie, Nicole. Il prend un nouvel appartement et un nouveau numéro de téléphone, mais les premiers coups de fil qu'il reçoit sont étranges. Tous émanent d'hommes qui veulent parler à Lilly, une hôtesse d'accompagnement répertoriée sur un site web à caractère pornographique. Excédé, il décide de retrouver la prostituée, mais l'affaire prend un vilain tour...

 

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«  La blonde en béton » de Michaël CONNELLY le 03/05


L'inspecteur Harry Bosch le sait, Church, l'homme qu'il a abattu un soir, était bien le tueur de blondes recherché. La veuve de Church perdra le procès qu'elle a intenté contre Harry. Mais un jour, le cadavre d'une autre blonde est trouvé sous le plancher en béton d'un immeuble. Elle a été assassinée après que l'inspecteur ait tué Chruch. Celui-ci était-il innocent, contrairement aux apparences ?

 

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«  Les cendres froides » de  Valentin MUSSO le 10/05

 

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«  Bienvenue à Oakland » de Eric MILES WILLIAMSON le 18/05

 

États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.


POINT DEUX

 

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«  Nécropolis » d’Herbert LIEBERMAN le 10/05


New York, la « cité des morts », regorge de crimes atroces et de fous dangereux. Paul Konig, médecin légiste, règne sur une morgue où défilent cadavres, enquêteurs et familles en deuil. Autopsiant, disséquant, analysant chaque indice sur les macabres dépouilles qui lui sont confiées, il observe la terreur qui baigne la ville... Une ville dans laquelle sa fille, Lolly, a mystérieusement disparu depuis quelques mois.

 

Editions l’Ecailler

 

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 «  Un léger bruit dans le moteur » de Jean Luc LICIANI le 18/05


"Je suis un enfant qui tue les gens. J'ai tué ma mère à la naissance, ensuite mon père a pris une nouvelle femme, le temps a passé et maintenant nous habitons un endroit où personne ne s'arrête, sauf si l'on tombe en panne. Autant dire que nous vivons entre nous. Il y a mon père que je n'aime pas et ma nouvelle mère que je déteste. Il y avait aussi mon demi-frère, mais celui-là je l'ai déjà tué. Un accident de balançoire. C'est ce qu'ils pensent tous"...

Les premières phrases du roman de Jean-Luc Luciani vous semblent terrifiantes ? Lisez plutôt la suite. Dans ce village où personne ne s'arrête, vivent quelques familles qui auraient pu être paisibles si elles n'avaient enfanté ce si gentil petit garçon qui tue tout le monde.

 

Editions FOLIO POLICIER

 

Visuel non disponible


« l’œil du cricket » de James SALLIS le 15/05


Lew Griffin est un survivant, un homme Noir à La Nouvelle-Orléans, un détective, un professeur, un écrivain. C'est surtout un homme sujet à toutes les faiblesses humaines. Après avoir passé des années à chercher les autres, il a perdu son fils et du même coup une partie de lui-même. Mais voilà que, dans un hôpital de La Nouvelle-Orléans, est accueilli un clochard qui clame être Lew Griffin et qui exhibe pour preuve le roman que Lew a dédicacé à son fils avant qu'il ne disparaisse. C'est le début d'une quête qui entraînera Griffin au fond de son propre passé pendant qu'il essaie de traiter avec le présent en enquêtant sur la disparition de trois jeunes hommes.

 

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« Suite rouge » de François BOULAY le 15/05


Vingt ans se sont écoulés depuis les folies meurtrières de l’adolescence. José a fui pour tenter d’oublier. Il a rencontré Maria, une jeune femme tout droit sortie de son passé. En famille, ils se sont installés à la Croix-du-Veilleur, une vieille maison isolée de l’arrière-pays niçois. Mais très vite, l’idylle laisse place au cauchemar ; José se sent épié, menacé. Un oiseau mort, un chat égorgé, des ombres furtives... Et la certitude que le danger se rapproche. Les fantômes peuvent-ils tuer?

 

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«  Les yeux des morts » d’Elsa MARPEAU le 15/05


«Une grille, trois marches – l’entrée des urgences. Entassés dans le hall, des gens assis sur des bancs en fer attendent leur admission. À l’intérieur, les tumeurs qui dévorent, les virus qui s’étendent, les artères bouchées.»
Et puis, les meurtres. Que représentent deux morts de plus dans cette guerre quotidienne, dissimulée derrière les murs de l’hôpital? Rien, sauf pour Gabriel Ilinski, le technicien de scènes de crime appelé sur les lieux. Il est le seul à ne plus pouvoir les oublier. Tout, y compris son amour pour Louise, un médecin, le ramène à l'hôpital Lariboisière. Jusqu'à se faire admettre lui-même aux urgences pour mener son enquête à l’intérieur du cœur souffrant de la ville

 

Editions GALLMEISTER

 

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«  Cible mouvante » de Ross McDONALD le 07/05


Comme beaucoup de millionnaires du sud de la Californie, Ralph Sampson a d'étranges fréquentations. Il y a cet étrange saint homme qui vénère le soleil et auquel Sampson a autrefois offert une montagne entière, et cette actrice oubliée, versée dans l’astrologie et les pratiques sado-maso. Mais voilà que le détective privé Lew Archer est engagé par la femme de Sampson pour retrouver cet excentrique magnat du pétrole dont les "amis" ont peut-être arrangé le kidnapping. Pour mener à bien son enquête, il devra naviguer entre les sanctuaires des méga-riches californiens et les boîtes de jazz sordides.

 

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«  Noyade en eau douce » de Ross McDONALD le 07/05


  Dans le quartier huppé de Nopal Valley, en Californie, Lew Archer est engagé pour enquêter sur une lettre anonyme accusant sa cliente, Maude Slocum, d’adultère. À aucun prix, ces allégations ne doivent parvenir jusqu'à son mari. Profitant d'une fête organisée chez les Slocum, le détective se mêle aux invités. La soirée est interrompue par une macabre découverte : celle du corps de la belle-mère de Maude, flottant dans la piscine. Les soupçons se portent immédiatement sur son fainéant de fils et sa trop séduisante petite-fille, premiers héritiers de la fortune colossale de la vieille dame. C’est désormais une double enquête qu’Archer doit mener, sur les traces d'un corbeau et d'un meurtrier.


Editions RIVAGES

 

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«  Le camion » de Per WHALÖÖ le 02/05


Excellent suspense psychologique. Espagne, début des années 1960. Willi Möhr, un jeune peintre marginal, a fui l’Allemagne de l’Est pour s’installer dans un village de pêcheurs où il cohabite avec un couple d’artistes scandinaves. Möhr est tiré de sa torpeur et de sa passivité morale le jour où ils disparaissent, pendant une partie de pêche. Il est persuadé qu’ils ont été assassinés. Mais dans cet univers étouffant, où les rapports humains ont été subtilement corrompus par la dictature de Franco, on ne parle guère et la police veille.

 

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«  Un monde sous surveillance » de Peter TEMPLE le 02/05


Ancien mercenaire, Con Niemand gagne sa vie en assurant la protection de riches Sud-Africains. Un jour, malgré sa présence, les Shawn sont agressés et tués à leur domicile. Seul rescapé, Niemand fuit en emportant la mallette de M. Shawn. Quand il l’ouvre, il y trouve la vidéo d’un massacre dans un village d’Afrique, sans doute perpétré par des soldats américains. Comprenant que ce document vaut de l’or, il va chercher à le monnayer.De son côté, à Hambourg, l’ex-journaliste John Anselm qui travaille pour une officine de surveillance et vend ses informations sur le vaste marché du renseignement, va lui aussi tomber sur la trace de cette vidéo.
A l’heure de la mondialisation où tout est lié, on peut tout savoir ou tout cacher. Il suffit d’y mettre le prix.Un thriller très original sur l’opacité du monde contemporain et la passion névrotique de la surveillance à l’heure de la mondialisation.

 

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«  Bonus » de Roland CHALUMEAU le 02/05


Si le capitalisme véreux était une discipline olympique, Jean-Rémy Felliaire serait champion de triathlon : délit d’initié, fraude fiscale et corruption active. Avec son parachute doré et ses millions planqués au Liechtenstein, il pensait couler des jours paisibles sur la Côte d’Azur. Oui mais voilà, il a fait des envieux, décidés à lui pourrir la vie et lui piquer son magot. Bien mal acquis profite toujours à quelqu’un – mais à qui ?

 

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«  L’homme à la bombe » de Christian ROUX le 02/05


Larry est ingénieur acousticien mais, restructurations obligent, il a perdu son emploi et, à quarante ans passés, n’intéresse plus les employeurs. Pourtant, il a une femme et une fille à nourrir. Il essaie de décrocher n’importe quel travail de manutentionnaire, en vain. Trop diplômé. Et il est noir, ce qui ne joue pas en sa faveur. Alors, comme beaucoup de travailleurs au chômage qui menacent « de tout faire sauter », il fait une bêtise, fabrique une bombe.

Elle est fausse mais seul lui le sait, et en attendant, son pouvoir de persuasion est immense, surtout dans les bureaux de poste qu’il se met à dévaliser. Il tombe un jour, au cours d’un braquage, sur une fille à la tignasse rouge qui est venue faire la même chose que lui. C’est Lu. L’ancien cadre et père de famille va alors devenir un bandit en cavale.

 

Editions JAI LU    

 

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«  Fièvre mutante » de PRESTON et CHILD le 02/05


Douze ans après le drame, Aloysius Pendergast découvre que sa femme n'est pas morte accidentellement lors d'un safari en Afrique mais qu'il s'agissait d'un meurtre. Epaulé par Vincent D'Agosta, l'inspecteur tente de comprendre pourquoi sa femme s'intéressait à ce point à un dessin du peintre naturaliste Audubon. Son enquête le conduit sur les pas d'un ennemi machiavélique.

 

VISUEL NON DISPONIBLE


«  Maeltröm » de Stéphane MARCHAND le 09/05


Le Maestro, un serial killer qui a tout planifié, tout anticipé et pourrait tout faire sauter, entraîne Harold Irving, écrivain dont la vie part en lambeaux, Dexter Gordon, agent du FBI, et Franny Chopman, médecin légiste, dans un inexorable maelström accumulant des morts horriblement torturés...

 

VISUEL NON DISPONIBLE

 

«  la porte d’Orphée » de Tim KRING et  Peck DALE le 16/05


1963. Chandler Forrestal, un jeune étudiant fauché, est choisi par la CIA pour être le cobaye d'une expérience destinée à tester les effets du LSD sur l'esprit humain. Il développe ainsi des pouvoirs psychiques qui lui permettent de percer le complot qui se trame pour assassiner le président Kennedy. Dès lors, il devient l'homme à abattre pour la CIA et les tueurs de la mafia. Premier roman.

 

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« Hielo negro » de Bernardo FERNANDEZ BEF le 23/05


Six casses pratiqués dans des laboratoires pharmaceutiques à Mexico, une équipe parfaitement organisée donne l’assaut. Six hommes déguisés en gorilles tuent 12 personnes pour saisir une énorme cargaison contenant un produit essentiel à la fabrication d’un nouveau médicament. Andrea et son acolyte enquêtent sur l'affaire jusqu'à ce qu’on la leur retire au profit de la police fédérale car c’est une affaire de drogue.

Andrea poursuit l’enquête et remonte jusqu’à Lizzy Zubiage, une femme puissante à la tête du cartel de drogue le plus dangereux du Mexique.

 

Editions POCKET

 

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«  Leviatemps » de Maxime CHATTAM le 10/05


Paris, 1900. Guy de Timée, romancier à succès, vit pourtant dans les combles grinçants d’une maison close. Du jour au lendemain, il a tout plaqué. Femme, enfant, amis, réussite… Il a décidé de se lancer dans un roman policier qui plonge dans les bas-fonds de la civilisation, de se confronter au sang et à la violence. À la mort. Elle va surgir au milieu de la nuit en la personne de Milaine, jeune prostituée du lupanar, assassinée dans des circonstances particulièrement étranges.
Et si elle n’était pas la première ? Qui rôde dans les rues de la capitale, dans l’ombre de l’Exposition Universelle ? Quel est le sombre dessein de ce tueur de femme, qui ne laissera bientôt derrière lui que des costumes de peau ? En compagnie de la mystérieuse Faustine, de l’inspecteur Perotti et d’Yoshito, un Japonais impressionnant, sumo déshonoré, Guy va tenter de le découvrir… Des cercles ésotériques de Paris aux merveilles de l'Exposition Universelle, ils vont peu à peu mettre à jour un terrifiant secret, celui qui fascine tout homme depuis la naissance de la civilisation : le contrôle du temps.

 

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«  Tous complices » de Nicci FRENCH le 10/05


Bonnie est professeur de musique, alors naturellement, c’est à elle que son amie Danielle s’adresse pour monter l’orchestre qui jouera à son mariage. Qui dit orchestre dit musiciens. Parmi ceux que Bonnie recrute, il y a Neal, l’amoureux transi, Sonia, sa meilleure amie, Amos, son ex, mais aussi l’un de ses anciens élèves accompagné de son père, et… le ténébreux Hayden avec qui elle entreprend bientôt une liaison passionnelle secrète.
Or la mort violente de Hayden fait soudain voler en éclats leur petit groupe. À moins que ce ne soit l’inverse… Chaque membre de la bande de « copains » n’avait-il pas un excellent motif pour se débarrasser de cet élément perturbateur ?

 

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«Glacé » de Bernard MINIER le 10/05


Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrrière.
Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?

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«  La mort a ses habitudes » de Susan HILL le 10/05

 

A quelques semaines de la grande fête locale, un sniper terrorise la paisible ville de Lafferton.. Une toute jeune mariée qui attend le retour de son époux, la maman célibataire d'un bébé de dix-huit mois, deux adolescentes à l'entrée d'une boîte de nuit... D'un bout à l'autre de la ville, un homme armé tue des jeunes femmes, froidement, sans laisser le moindre indice derrière lui. Quel est le lien entre les agressions? Y en a-t-il seulement un? Jamais le commissaire Simon Serrailler, en charge de l'affaire, n'a démarré une enquête avec si peu d'éléments et dans une telle tension professionnelle et personnelle... En même temps, il doit faire face à la tragédie qui frappe l'être dont il est le plus proche au monde: sa soeur Cat.

 

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«  Blanc comme la nuit’ d’Ann CLEEVES le 10/05

 

A Biddista, hameau perdu des Shetland, pendant le solstice d'été. Un homme est retrouvé mort, pendu dans un cabanon de pêcheurs au bord de l'eau, un masque de clown dissimulant son visage. Jimmy Perez n'a pas assez de l'aide des flics d'Inverness pour élucider l'affaire, d'autant plus délicate que l'identité de la victime demeure inconnue. Entre Shetland et Yorkshire, les investigations piétinent. jusqu'à la découverte d'un nouveau corps. Cette fois, il s'agit de Roddy, l'enfant chéri de l'île, un jeune violoniste célèbre dans le monde entier. Quel lien pouvait bien unir les deux victimes ? Un meurtrier rôderait-il sur les falaises de Biddista ? Et surtout, quels secrets inavouables hantent les consciences des habitants ? En pleine saison des nuits blanches, durant ces jours où le soleil ne se couche jamais, Jimmy Perez devra déployer des trésors de sagacité pour briser le silence qui semble unir la petite communauté de Biddista, avant que le meurtrier ne frappe encore une fois

 

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«  la nuit tous les chats s’ennuient » de Philippe GEORGET 


C'est l'été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d'Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt ! Placé bien malgré lui au centre d'un jeu diabolique, Sebag, à la merci d'un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de coeur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l'être encore ! « Elle attend sans joie, patiente et succombe. La maison de pierre deviendra sa tombe. Qui fait quoi, qui attrape qui ? Qui est le chat, qui est la souris ? »

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«  les bras de la nuit » de Frédéric DARD

 


 

Editions 13e NOTE

 

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«  Cocaïne, manuel de l’usager » de Julian HERBERT


Dans ce titre PULSE, Julián Herbert nous offre un recueil inédit d’une rare densité, à base de contrastes saisissants. Les références à des icônes culturelles réelles ou fictives telles que Sherlock Holmes, Lou Reed, Georg Trakl, Ismaël ou Moby Dick y cohabitent avec des antihéros ordinaires dépeints dans la noirceur de leur absurdité quotidienne, précairement ballottés au sein d’un impitoyable univers urbain mais aussi psychique. Au fil de cette anti-épopée, on passe sans ménagement de la réalité la plus crue et désespérée du Mexique contemporain à un univers peuplé de fantômes et d’êtres irréels … à moins que le fantastique ne fasse irruption dans la ville sous la forme d’un vampire assoiffé de sang, métaphore de la cocaïne – souvent décrite comme un monstre dévorant.

 

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«  Du sang dans les plumes » de Joel WILLIAMS

 

Le livre est composé d’une série de récits situés en Californie à la fin du XXe siècle et au début du suivant, ayant le même héros et narrateur, Jake Wallace (mêmes initiales que l’auteur), un Amérindien Shoshone-Paiute teigneux, tendre et drôle. Les premiers textes évoquent la jeunesse tourmentée de l’auteur à L.A., les nuits d’alcool et d’amour, la vie dans les bas-fonds. Bien que la plupart de ces histoires ressortissent à la veine confessional, certaines, plus « objectivées », démontrent la capacité de l’auteur à prendre ses distances par rapport à son parcours personnel pour rendre compte de l’expérience humaine. Par ailleurs, le réalisme est veiné d’un surréalisme qui fait de ces récits plus que de simples chroniques. Les textes suivants, les plus nombreux, appartiennent à un autre genre, la prison literature, qui a ses lettres de noblesse aux États-Unis, et dans lequel excellent trois autres au- teurs publiés par 13e Note (Tommy Trantino, – Lock the Lock –, Frederic Berthoff et J. C. Amberchele – Le Livre des fêlures). Au carrefour de la tradition amérindienne et de la littérature de prison, Joel Williams nous fait vivre les angoisses et partager les hantises et espoirs qui rythment ses journées : la tentation de la folie et de l’autodestruction, l’obsession sexuelle, l’image de la Femme tentatrice, la crainte de l’homosexualité, la prise de conscience progressive d’une fraternité avec les skins (les au- tres Amérindiens)... Bagarres, menaces, rivalités, haines et humiliations au quotidien. Et, derrière tout cela, la découverte de sa capacité non seulement de survie, mais d’une vie digne de ce nom, complexe et intense. Un livre beaucoup plus subtil et dérangeant qu’un simple témoignage, beaucoup plus ambivalent qu’un simple réquisitoire – beaucoup plus littéraire qu’une simple confession.

 

 

Editions 10/18

 

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«   Mystérium » de Paul C. DOHERTY le 10/05 ( titre provisoire)


Londres, 1304.Tandis que le long règne d’Edouard I touche à sa fin, Hugh Corbett est engagé par le roi pour enquêter sur une série de meurtres sanglants, survenus juste après la chute en disgrâce de Walter Evesham, anciennement grand juge et accusé d’avoir falsifié de nombreux procès. La lettre M, gravée sur le front de chacune des victimes, laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un tueur en série.
Plus de vingt ans auparavant sévissait un célèbre meurtrier, le Mysterium ; serait-il de retour ? A moins que ce ne soit l’oeuvre d’un nouveau démon.

 

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« le traité des suplices » de Nicolas BOUCHARD le 03/05


Dans les affres de la Révolution Française, entre histoire et ésotérisme, Nicolas Bouchard nous entraîne au coeur d'une époque sanglante et terrifiante, sur les pas d'un Serial Killer.

 

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«  la gigue du pendu » d’Ann FEATHERSTONE le 03/05


Derrière la façade rutilante et policée de l’establishment victorien, Ann Featherstone donne la parole aux opprimés.

 

Editions DU MASQUE

 

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«  les vacances d’Hercule Poirot » d’Agatha CHRISTIE le 16/05


Hercule Poirot décide de s’offrir des vacances bien méritées dans une station balnéaire d’une petite île au large des côtes du Devon. Il aspire à la tranquillité mais lorsqu’on retrouve le corps d’Arlena Stuart, une jeune actrice en vue, il est aussitôt mêlé à l’enquête. Le célèbre détective belge va découvrir que quasiment tout le monde sur l’île connaissait la victime et que parmi ses proches, chacun aurait au moins une bonne raison de vouloir se débarrasser d’elle.

Il reste toutefois une question sans réponse : Qui a eu assez de cran pour passer à l’acte ?

 

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« Le train bleu » d’Agatha CHRISTIE le 16/05


À bord du luxueux Train bleu qui emmène ses élégants passagers de Londres à la Riviera, la fille gâtée d’un millionnaire est sauvagement assassinée et ses bijoux volés. La piste du Marquis, un célèbre voleur de joyaux est aussitôt privilégiée. Mais cela ne satisfait pas Hercule Poirot qui, se trouvant à bord par le plus grand des hasards, va examiner de près l’entourage de la jeune femme. Il semble en effet que Ruth était malheureuse en amour et que son mari ait été aperçu, sortant furtivement de son compartiment, juste avant le meurtre…

 

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«  Meurtre en Mésopotamie » d’Agatha CHRISTIE le 16/05


Amy Leatheran, une jeune infirmière, accepte de partir en Mésopotamie sur un chantier de fouilles afin de prendre soin de la femme de l’archéologue, en proie à de terribles angoisses nocturnes. Quand une série de meurtres inexpliqués se produit, la jeune femme est soulagée de voir apparaître Hercule Poirot qui visite justement le site. Malgré son indéniable talent, parviendra-t-il à empêcher le meurtrier de frapper à nouveau ?

 

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«  La mort dans les nuages » d’Agatha CHRISTIE le 16/05*


Se réveillant d’une brève sieste dans l’avion qui le ramène de Paris à Londres, Hercule Poirot découvre qu’une de ses voisines vient d’être tuée par une fléchette empoisonnée. Le meurtrier est forcément à bord, mais une fois, qu’avec la police, il a interrogé les passagers un par un, y compris les deux stewards, il doit se rendre à l’évidence : l’enquête ne mène nulle part ! Serait-il possible que pour une fois l’affaire reste irrésolue ?

 

Editions DE LA BRANCHE

 

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«  Paris mutuels » de Jean Marie LACLAVETINE le 07/05

 

Ce jour là Vincent pense avoir gagné le pactole: en misant sur Vendredi 13, un canasson qui porte bien son nom, il gagne une petite fortune mais aussi le coeur d'une éblouissante inconnue, Léa.

" je l'ai rencontré alors qu'elle avait à peine plus de trente ans. Il lui a fallu six mois pour tordre ma vie dans un sens déplorable, un an pour me faire arrêter à sa place ( elle était enceinte la pauvre) et huit à dix mois supplémentaires pour me présenter Violette à ma sortie de prison.Ma première prison, ma première fille". Et Vincent est loin d'avoir touché le fond!


Editions MOISSON ROUGE

 

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«  Rasta gang » de Philip BAKER le 02/05

 

Pénétrer dans cette pièce, c'était comme voyager à rebours dans le temps. Retourner à la misère sordide des logements pouilleux où les Rastas faisaient tourner un shilom comme une offrande sous les étoiles, emplissant leurs cerveaux d'assez de drogue pour embarquer vers une nuit de violence, voler, violer, assassiner. Jerome m'avait entraîné vers une mort assurée, j'étais aux mains des hommes les plus recherchés de Jamaïque. Les dreadlocks jaillissaient de leurs têtes comme des branches d'arbres, et des cordes de poils pendaient à leurs mentons. Ils ressemblaient à des lions au repos sous un bosquet. Ils avaient réussi à échapper aux gibets de Spanish Town, et à la mort violente qu'ils avaient l'habitude d'infliger aux innocents. " Brooklyn, 1970. Danny Palmer est un adolescent fraîchement débarqué de Jamaïque. En butte au racisme et à la violence des gangs de Noirs américains qui se livrent aux guerres de territoires pour le contrôle du trafic de drogue, il choisit de rejoindre la secte des Rastafariens qui fera de lui un véritable guerrier de Jah.


Editions JIGAL

 

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«  Franco est mort jeudi » de Muarice GOUIRAN le 15/05


Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada ? cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès ? la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits… 35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme.
C’est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou… Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu.

 

Editions ACTES SUD


BABEL NOIR

 

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«  La Princesse des glaces » de Camilla LACKBERG le 09/05


New York, la « cité des morts », regorge de crimes atroces et de fous dangereux. Paul Konig, médecin légiste, règne sur une morgue où défilent cadavres, enquêteurs et familles en deuil. Autopsiant, disséquant, analysant chaque indice sur les macabres dépouilles qui lui sont confiées, il observe la terreur qui baigne la ville... Une ville dans laquelle sa fille, Lolly, a mystérieusement disparu depuis quelques mois.

 

Editions LE LIVRE DE POCHE

 

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«  Le cimetière du diable » d’ANONYME le 02/05


Vous n'avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c'est tant mieux. Parce que vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson... et le Bourbon Kid. Les héros du Livre sans nom se retrouvent en effet dans un hôtel perdu au milieu du désert pour assister à un concours de chant au nom prometteur : « Back From The Dead ».

 

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«  Alex » de Pierre LEMAITRE le 05/05


Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n'oublie rien, ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l'on retrouve le talent de l'auteur de Robe de marié.

 

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«  Comme ton ombre » d’Elizabeth HAYNES le 10/05


2003. Cathy, jeune femme extravertie, ne pense qu’à sortir et collectionner les amants. Lorsqu’elle rencontre le séduisant Lee, elle pense avoir trouvé l’homme parfait. Il est beau, intelligent, attentionné… Pourtant, Cathy ne parvient pas à être parfaitement sereine avec lui. Et lorsqu’elle parle de ses doutes à ses amies, toutes sous le charme, elle ne trouve aucun réconfort. 2007. Cathy a 28 ans mais en paraît 40.
Paranoïaque, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs et refuse toute relation sociale, ne sortant plus que pour travailler. Toutefois, l’arrivée d’un nouveau voisin, avec qui elle lie connaissance, va l’amener à affronter ses angoisses ; c’est alors que l’ombre de Lee réapparaît dans sa vie…

 

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«  L’envol des anges » de Michaël CONNELLY le 02/05


Brutalités, racisme, corruption… Howard Elias, le défenseur des droits civiques et de la communauté noire, s’est fait une spécialité de traîner la police de Los Angeles devant les tribunaux. Quand il est retrouvé, assassiné, dans le funiculaire de l’Angels Flight, à la veille d’un procès, c’est Harry Bosch qui est chargé de l’enquête. Une nouvelle fois, après le passage à tabac de Rodney King, et les émeutes qui ont suivi l’acquittement des policiers impliqués, le pays va avoir les yeux fixés sur Los Angeles où tout faux pas risque d’embraser les quartiers noirs.Ce flic aux méthodes de privé, ombrageux voire asocial, peu respectueux de la hiérarchie mais pétri du sens de l'honneur, s'inscrit dans la grande tradition des poor lonesome cow-boys urbains façon Marlowe ou Scudder.
Sabrina Champenois, Libération.

 

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«  Meurtre au café de l’arbre sec »  De Michelle BARRIERE le 09/05

 

évrier 1759. Jean-François Savoisy, cafetier de la rue de l'Arbre-Sec, entend bien surpasser Procope avec sa glace au parfum révolutionnaire : consécration et félicité lui semblent promises. C'est compter sans son épouse qui s'est entichée de littérature. Lorsque Diderot lui confie un manuscrit afin d'échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas vers quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu'elle ignore surtout, c'est que dans l'ombre rôdent deux individus, eux aussi à la poursuite d'un manuscrit...
Dernier épisode de la saga Savoisy, Meurtre au Café de l’Arbre Sec est farci des ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans de Michèle Barrière : chapons, ravioles, pâtés, épices et hypocras ont toute leur part dans cette intrigue où cadavres et caramel font bon ménage et où les rencontres sont pour le moins inattendues.

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«  L’escalier de fer » de Georges SIMENON le 16/05*


La première note fut écrite au crayon, sur une feuille de bloc-notes de la grandeur d’une carte postale. Il ne crut pas devoir mettre la date complète. « Mardi. Crise à 2 h 50. Durée 35 minutes. Colique. Mangé purée de pommes de terre au déjeuner. » Il fit suivre le mot déjeuner du signe moins, qu’il entoura d’un cercle, et, dans son esprit, cela voulait dire que sa femme n’avait pas pris de purée.

Il y avait des années que, par crainte d’engraisser, elle évitait les féculents.

 

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«  L’arche d’alliance » de Sarah FREYDMAN le 09/05


Depuis la nuit des temps, nombre d'aventuriers, de savants, de religieux sont partis en quête de la mythique Arche d'Alliance, le trésor perdu du Temple de Salomon. Toujours en vain. Quand Paul de Brissac, un archéologue français, annonce qu'il l'a peut-être localisée, une implacable machine de mort se met en marche. Intégristes religieux de tous bords, tueurs à gages néo-nazis, Mossad se déchaînent.

Car la valeur inestimable de l'Arche pourrait permettre la construction d'un canal entre mer Morte et mer Rouge et apporter la paix au Proche-Orient...

 

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«  Mélange de sangs » de Roger SMITH le 09/05


ack Burn, sa femme enceinte et leur petit Matt sont agressés un soir par deux membres du gang des Americans. Ex-marine réfugié en Afrique du Sud, Jack les tue... tous les deux. Le vieux veilleur de nuit Benny Mongrel a tout vu. Ancien du gang des 28, il vit dans l'enfer des Flats et, craignant de replonger, il se tait. Jusqu'au jour où le flic Gatsby Barnard l'interroge. La guerre est alors déclarée et tous les coups sont permis, d'autant plus que Barnard est lui-même sous la surveillance de Disaster Zondi, un enquêteur zoulou qui veut sa tête.

 

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«  Adieu Gloria » de Megan ABBOT le 09/05


Elle a vingt-deux ans, un job minable de comptable dans une boîte de nuit, et rêve d’avoir les jambes de Gloria Denton et de goûter aux plaisirs de l’argent facile. Gloria a deux décennies de plus, porte des tailleurs élégants et conduit des voitures de luxe. Elle contrôle des entreprises criminelles – cercles de jeu et champs de courses – pour le compte de caïds du milieu, et aimerait bien passer la main.

La femme fatale va se transformer en pygmalion et former sa « pouliche » pour en faire son héritière. Jusqu’au jour où celle-ci s’entiche d’un bon à rien, joueur flambeur et cynique.

 

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«  Dans l’ombre » de Edouard PHILIPPE et Gilles BOYER le 06/05


« Une campagne présidentielle, ça se prépare. Le Patron était prêt. Moi aussi. J'allais le faire gagner. J'allais faire en sorte que tout se passe bien, que tous ceux qui, avec moi, dans l'ombre, portaient sa candidature soient au meilleur d'eux-mêmes. Et puis rien ne s'est passé comme prévu. Aujourd'hui, après ce déchaînement de violence, je ne suis plus sûr de rien. Ni de ses chances, ni de lui, ni de moi.

 

Editions PAVILLON NOIR

 

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«  L’appel de Satan » de Jean VIGNE le 03/05


Des rituels étranges, des meurtres sataniques, des infanticides, des individus crucifiés… une vague de crimes sans précédent submerge les cinq continents.

Le Vatican dépêche Pierre, l’un de ses théologiens, auprès d’Antonio Alonzo, lieutenant de police chevronné, afin de comprendre la folie qui s’empare de l’humanité.

L’enquête va les plonger dans les ténèbres d’écrits antédiluviens et les mettre sur la piste d’un ennemi dont l’ombre menaçante plane au-dessusd’eux et dont personne n’ose prononcer le nom…

 

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«  Sans tête » de Jean Michel ROCHE le 01/05


Si la découverte d'un cadavre dans un caveau de famille est banale, la dépouille momifiée d'une inconnue sans tête, posée sur un cercueil, l'est beaucoup moins. Cela va perturber la sérénité d'un petit cimetière Varois pourtant bien paisible. Une fois de plus l'ADN aidera à l'identification du corps. La commissaire Fabienne Quinot décidera de rouvrir l'ancien dossier de disparition, au grand dam d'un Major Merlinot ne s'attendant pas, dans sa gendarmerie, à cette cascade de contrariétés. La jolie commissaire parisienne ne sera pas accueillie dans le Var avec des fleurs.


Editions DU PANTHEON

 

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«  A Asley : l’enquête » de  Jacques SCUBLA le 01/05


Ashley, attachante héroïne, est, malgré tout, une femme crédule et pleine de malice. Ses petits délits l'entraînent dans une situation plus que périlleuse.

Ce roman policier se déroule sur une Côte d'Azur imbibée de soleil, de luxe, de personnages importants mais aussi de malfrats qui ne reculent devant aucun méfait. L'inspecteur Jack Loman doit affronter de hauts dignitaires peu recommandables, qui le conduisent jusqu' à Sète pour mener son enquête et sauver Ashley.

Par La petite souris - Publié dans : A paraître.... - Communauté : Culture Polar
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