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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 10:25

Un bref billet pour ce qui concerne les nouveautés d'Aout !

 A noter cependant la parution d'un INEDIT de Thomas H. COOK publié aux editions POINTS-DEUX

 

 

 

Editions POINT

 

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"  Le mercredi des cendres" de Percy KEMP le 25/08

 

Le temps s’est arrêté et tout espoir de revoir le jour semble évanoui. Les yeux clos, le visage sale, Zandie est enfermé dans cette geôle depuis des mois. Agent secret britannique, il connaît les risques du métier. Pourtant, ici, il ne jure plus de rien. Et que cherche cet homme armé et mystérieusement sage qui vient le voir régulièrement et lui parle de Platon ?

 

Editions POINT-DEUX

 

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" Mémoire assassine" de Thomas H. COOK le 25/08

 

l'équilibre apparent  de la vie de Steve Farris se brise le jour où il rencontre Rebecca qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées.Les souvenirs remontent : il n'avait que 7 ans lorsqu'il trouva sa mère, sa soeur et son grand frêre sauvagement assassinés. Son père avait , lui, disparu.Qu'est il devenu? Comment accepter l'inacceptable? Et comment échapper à son propre passé?     ! ROMAN INEDIT !

 


 

Editions RIVAGES

 

   visuel non disponible

 

" L'hiver du commissaire Ricciardi" de J.M GIOVANNI le 24/08

 

Nous sommes à Naples en 1931.
En cette fin du mois de mars, un vent glacial souffle sur la ville et une nouvelle choquante frappe les esprits : le grand ténor Arnaldo Vezzi voix sublime, artiste de renommée mondiale, et ami du Duce a été retrouvé sans vie dans sa loge du Théâtre royal San Carlo, juste avant le début d’une représentation du Paillasse de Leoncavallo. Sa gorge a été tranchée avec un fragment acéré de son miroir qui a volé en éclats.Un crime aussi spectaculaire et aussi sensible sur le plan politique doit être élucidé au plus vite ; l’affaire est donc confiée à un enquêteur hors du commun : le commissaire Luigi Alfredo Ricciardi, de la brigade mobile de la police royale.
Mal accepté par ses supérieurs à cause de sa désinvolture face à la hiérarchie et fui par ses subordonnés qui n’apprécient pas son caractère introverti, Ricciardi est un homme tourmenté ; traumatisé dans l’enfance, il est depuis lors hanté par les morts qu’il « voit » passer de vie à trépas tout en éprouvant leur souffrance, en une forme extrême d’empathie.Harcelé par le divisionnaire qui exige des résultats, Ricciardi devra se fier à son sens de la justice pour découvrir l’identité du meurtrier.Né en 1958, Maurizio de Giovanni vit à Naples.
Il fait de cette ville une évocation saisissante dans ce roman d’atmosphère, qui inaugure le premier volet des « saisons » du commissaire Ricciardi.

 

" Cadillac Beach" de Tim DORSEY le 24/08

 

visuel non disponible

 

Serge Storms s’évade de l’hôpital psychiatrique où il est enfermé et retrouve son pote Lenny, invétéré fumeur de haschich et glandeur de première.
Tous deux décident alors de monter leur propre entreprise : une agence de voyages qui propose aux touristes de découvrir Miami à travers les décors de films tournés dans la région.Serge en profite pour dresser une liste assez improbable de choses qu’il doit mener à bien : résoudre le mystère de son grand-père bookmaker disparu en 1964, humilier Castro, rendre sa fierté à la CIA, décimer la Mafia, aider la Chambre de commerce de Miami, retrouver des diamants volés… et faire revenir l’émission Today à Miami.
S’engage alors une folle virée tragi-comique à bord d’une limousine où s’entassent pêle-mêle un journaliste sportif alcoolique, deux prostituées qui répondent aux sobriquets de Campagne et Ville, quatre touristes paumés et un vieux castriste.Poursuites infernales, faux tournage de cinéma, fusillades, traquenards et coups fourrés en tout genre, tel est le menu composé par Tim Dorsey pour ce road trip allumé, où se croisent Cassius Clay, les Beatles, la Mafia, le FBI et la CIA, Flipper le dauphin, Goldfinger et des réfugiés cubains.Dans son sixième roman, aussi inénarrable que les précédents, l’Américain Tim Dorsey dresse un portrait ravageur de la Floride des années 2000.

 

Editions GALLMEISTER

 

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" Sukkwan Island" de David VANN le 25/08

 

Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.


 


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Published by La petite souris - dans A paraître....
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:15

Encore un mois un peu calme avant le rush de la rentrée ! Mais encore quelques bonnes petites choses à se mettre sous la dent !

 

Les compléments d'information seront comme d'habitude portés directement sur le billet en mauve, s'il y en a. Pensez à venir le consulter de temps en temps.

 

Le billet nouveautés en format poche sera mis en ligne avant la fin de la semaine.

 

Bons choix et bonnes lectures !

 

Pensez à vous abonner à la new letter de PASSION POLAR,

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GRAND FORMAT

 

 

Editions PRESSES DE LA CITE

 

coupés du monde

 

" Coupés du monde " de Tom BALE le 18/08

 

Le plan était simple. Couper Terror’s Reach du monde en bloquant le pont reliant l’île au Sussex, brouiller le réseau téléphonique, piller les résidences des quelques milliardaires qui en composent la population, notamment Valentin Nasenko, un oligarque ukrainien marié à une ex-pop star, et Robert Felton, homme d’affaires retors père d’un adolescent attardé.

 

Mais, une fois les résidents et les domestiques capturés, le scénario ne va pas se dérouler comme prévu pour le gang de braqueurs cagoulés et vêtus de noir qui a débarqué sur l’île. En effet, le chef du commando est retrouvé ligoté parmi les autres otages, ce qui semble indiquer que l’un des habitants de l’île s’est échappé. Autre faille dans cette mécanique bien huilée : l’un des prisonniers, Joe Carter, garde du corps de la femme de Nasenko et ancien membre de la police criminelle, n’a aucunement l’intention de laisser les malfaiteurs agir.

 

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" le seigneur des atolls" le 18/08

 

Mai 1968 : les dernières illusions de Chrétien pour construire un monde meilleur volent en éclats.

Eté 1968 : Upo (« fêlé » en tahitien) se refait une vie au cœur de l’atoll de Tureia dont il découvre la culture maorie. Mais ce paradis terrestre est en danger : il recèle des trésors qui attisent les appétits les plus voraces et des essais nucléaires sont pratiqués à proximité sans que la population en soit informée.

Un an plus tard : Foch est le seigneur de l’atoll et y règne en maître absolu et respecté. Chrétien, Upo et Foch sont un seul et même homme, recherché par la DST et par les barbouzes. Lui veut simplement préserver son île de la contamination nucléaire et des dérives mercantiles. Son arme ? Un secret qui, révélé au monde, remettrait bien des choses en question.

 

Editions MICHEL LAFON

 

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" Divine justice" le 25/08

 

Connu sous le surnom d' "Oliver Stone", John Carr est l'homme le plus recherché d'Amérique. Certes , il a réduit au silence ceux qui le menaçaient et le forçaient à rester dans l'ombre. Mais la liberté a un prix : les plus hautes instances du gouvernement américain déclenchent une incroyable chasse à l'homme. En coulisse, l'espion Macklin Hayes, plus que quiconque, veut la peau de John Carr. Celui ci décide de disparaître à nouveau, laissant dans l'ignorance les membres du Camel Club pour mieux les protéger.

Alors que le filent se resserre, que les démons du passé ressurgissent, Carr se réfugie dans la petite ville de Divine, en Virginie, un guêpier où chaque rencontre est aussi sanglante que le monde qu'il laissé derrière lui.

 

Editions CITY

 

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" Le tueur de minuit" de James SWAIN le 10/08

 

Un serial killer au mode opératoire étrange - il écoute Midnight ramble des Rolling Stones quand il tue ses victimes - terrorise la population. Jack Carpenter, un ancien policier, est appelé en renfort pour tenter de l'arrêter.

 

Editions du CHERCHE-MIDI

 

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"Place des savanes" de Jean Claude PIROTTE le 25/08

 

Un assassinat en pleine brasserie et en plein jour, mais personne n'a rien vu, et le mort est un inconnu.

Un patriarche étrange, assisté de deux geishas non moins équivoques, au cœur d'un vaste espace de banlieue. Un narrateur adolescent, précoce et tourmenté. Des personnages insolites et une enquête qui piétine.

Une investigation à l'objet fuyant qui, pour le jeune homme, prendra la forme d'une quête d'identité, fantasque et obstinée.

Tel un vieil alcool dont les vapeurs colorent la vie, la prose de Jean-Claude Pirotte est un enchantement permanent.


 

Editons FAYARD

 

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" Bienvenue à Oakland" d'Eric MILES WILLIAMSON le 24/08

 

États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.

 


Editions ROBERT LAFFONT

 

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" Drood" de Dan SIMMONS le 25/08

 

9 juin 1865. Charles Dickens, alors âgé de 53 ans et au faîte de son art et de sa gloire, regagne Londres en secret en compagnie de sa maîtresse à bord du train de marée. Soudain, à Staplehurst, l'Express déraille. Tous les wagons de première classe s'écrasent en contrebas du pont, à l'exception de celui de Dickens. Indemne, « l'écrivain le plus célèbre du monde », comme on le surnomme, tente de se porter au secours des survivants. Au fond du ravin, sa route croise celle d'un personnage à l'allure spectrale qui va désormais l'obséder : Drood.
De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à son ami Wilkie Collins, écrivain lui aussi, à qui il reviendra de relater les dernières années de la vie de celui qu'il appelle, avec autant d'admiration que d'ironie, l'Inimitable. À la poursuite de Dickens, qui a cessé d'écrire pour hanter les bas-fonds - cryptes, cimetières et catacombes - de Londres, Collins cherche à comprendre quels rapports unissent désormais l'Inimitable et l'inquiétant Drood. Mais peut-on vraiment porter foi au récit halluciné de Collins, opiomane en proie à la paranoïa ?

 

Editions GALLMEISTER

 

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" Désolations" de David VANN le 25/08

 

Sur les rives d’un lac glaciaire au cœur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd’hui adultes. Mais après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l’accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l’obsession de son mari, elle le voit peu à peu s’enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, tout à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s’annonce un hiver précoce et violent qui rendra l’îlot encore plus inaccessible.

 

Editions du PAPIER LIBRE

 

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" Uruad" de Jean Christophe ISSARTIER

 

DERNIERE MINUTE: LE ROMAN SORTIRA FINALEMENT EN SEPTEMBRE

 

Sur le sol de l’antique civilisation de Sumer, des archéologues irakiens sont en charge de fouilles sur le site d’Uruad. Dans des sépultures royales, ils découvrent des momies présentant des caractéristiques troublantes rappelant celles des Patriarches de la Bible. Ils demandent l’appui d’experts basés à Paris. Mais la guerre éclate…


Dès l’arrivée des troupes américaines à Bagdad, le Musée national est saccagé. Des milliers de pièces antiques disparaissent. Ailleurs en Irak, des sites plusieurs fois millénaires sont détruits.


Hasards d’une guerre ? Ou volonté déliberée d’ensevelir la plus ancienne civilisation à nous avoir livré une histoire, grâce à la première écriture connue?
Dommages collatéraux ? Ou effacement méthodique des preuves les plus incroyables de la survivance de Sumer au coeur des mythes fondateurs de l’Occident ?
Singulière croisade contre cette région que la Genèse désigne comme le jardin d’Eden, aux confluents du Tigre et de l’Euphrate, et où vécurent les Patriarches, d’Adam et Eve à Abraham…


Les Américains ont-ils envahi l’Irak pour protéger un secret qui peut changer la face du monde ?

Editions du ROUERGUE

 

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" Le héron de Guernica" d' Antoine CHOPLIN le 24/08

 

Avril 1937, Guernica.
Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d’habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l’arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d’observation au bord de l’eau. Amoureux d’une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel.
Ce n’est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s’enrôler chez les Républicains, mais on n’a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu’il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l’énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation.
Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s’exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l’horreur à l’oeuvre. Avec l’aide d’Eusebio, son ami prêtre, il photographie les avions allemands, pour témoigner de ce massacre.
Mais comment rendre la vérité de ce qu’ils sont en train de vivre, ceux de Guernica, dans ce cadre limité de la plaque photo ? « Ce qui se voit ne compte pas plus que ce qui est invisible » dit-il.

 

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" Le premier été" d'Anne PERCIN le 24/08

 

Catherine, libraire d’une trentaine d’années, est de retour en Haute-Saône avec sa soeur aînée, Angélique, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés.


Depuis longtemps, Catherine s’est tenue à l’écart de ce petit village. Pourtant, chaque coin de rue ou visage croisé font surgir en elle des souvenirs précis et douloureux alors que sa soeur a même oublié les prénoms des copains de vacances qu’elles retrouvaient chaque été, lors des séjours en famille. « J’ai une de ces mémoires. Une de celles qui ne laissent pas de zones d’ombre et aucune place au doute.


Une mémoire cruelle », dit-elle. Angélique a fondé une famille, Catherine, non. C’est une femme solitaire, à l’adolescence déjà elle passait ses heures dans les livres. Mais pour ce qu’elle a vécu, adolescente, dans ce village, « il n’y a pas eu de mots. Il n’y en a jamais eu, ni avant, ni après. C’est quelque chose qui ne ressemble à rien d’écrit ». Pourtant, alors que la maison, bientôt vendue, est nettoyée de ses souvenirs, Catherine laisse remonter le secret qui l’étouffe depuis l’été de ses seize ans.


Un été en apparence banal, passé comme d’ordinaire avec sa soeur chez ses grands-parents. Son récit va se dévider lentement, un récit en apparence tout lisse. Retrouvailles avec les gamins du village. Cueillette des haricots avec les grands-parents. Après-midis de chaleur passés au grenier dans la lecture du Grand Meaulnes. Piscine. Flirt de sa soeur avec un rouquin de la colonie… Angélique, de deux années plus âgées, sait déjà s’y prendre avec les garçons.
Catherine, elle, est trop timide, trop sage. Les passions et les désirs, elle les vit par l’entremise des héros des grands romans qu’elle dévore. Mais cet été-là, tout va basculer. Ce qui a eu lieu, personne ne l’a jamais soupçonné, même pas sa soeur. Pourtant, il y a de quoi en faire des « cauchemars toute une vie ». Quelque chose meurt cet été-là : pas seulement l’innocence du corps, celle de l’âme. On restera discret sur le coeur de l’intrigue : Anne Percin sait nous faire descendre marche après marche vers le dévoilement de cet été sauvage, jusqu’au drame dont la narratrice espère n’être peut-être pas coupable.
C’est une histoire d’innocence et de cruauté que nous raconte Anne Percin. Belle et implacable à la fois, comme tous les crève-coeurs de l’enfance.

 

Editions SIGEST

 

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" Sueurs en série" d'Alain BURGEAT le 29/08

 

Qu’y a t il de commun entre des événements historiques aussi distants que peuvent l’être la catastrophe aérienne du vol Rio-Paris, AF447, le 1er juin 2009, le règne de Catherine de Médicis, la folie meurtrière du régime nazi, un château mystérieux à vendre dans une épaisse forêt du Limousin, et les élucubrations de Nostradamus?

L’énigme du Carré magique SATOR reste inexpliquée, mais plane tout au long du récit.

Claire, l’héroïne de ce roman, sosie de la star française, Juliette Binoche, se trouve embarquée dans une périlleuse aventure et nous la fait vivre en direct.

Ses frissons de peur, parfois de plaisir, justifient le titre de ce quatrième roman d’Alain Burgeat, « Sueurs en série ».

 

Editions METAILIE

 

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" Scintillation" de John BURNSIDE le 28/08

 

Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d’enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d’enfer contemporain.


Année après année, dans l’indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs. Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d’espoir et de passion, il aime les livres et les filles.


Il y a dans ce roman tous les ingrédients d’un thriller mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l’écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c’est par le respect et l’admiration ou par la peur.


On est terrifié mais aussi touché par la grâce d’un texte littéraire rare.


 

Editions SEUIL


 

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" Avant de disparaitre" de Xabi MOLIA le 18/08

 

Paris, dans un futur très proche.
Antoine Kaplan est un médecin chargé de traquer les premiers signes de la maladie qui transforme certains de ses concitoyens en êtres bestiaux et assoiffés de violence. L’épidémie gagne du terrain. Assiégés par les "infectés" et retranchés derrière des fortifications de fortune, les survivants sont exposés aux rigueurs de l’après-catastrophe : pénuries, promiscuité, soupçons…La femme de Kaplan, Hélène, scénariste d’une bande dessinée à succès, disparaît brusquement.


La police découvre bientôt le cadavre de l'épouse, qui s'est visiblement donné la mort. Mais il apparaît aussi qu'elle avait un amant. Le doute s'installe autour des mobiles du suicide. Antoine Kaplan veut savoir qui était vraiment sa femme. Il reprend l’enquête à son compte. Et, sur les traces de la disparue, dérive de plus en plus vers les zones clandestines de la citadelle. Les souterrains de la ville sont les lieux de tous les trafics.


Kaplan va s’y perdre, jusqu’à passer derrière les lignes ennemies. Car il veut connaître de la bouche de François Murillo, un activiste de l’ultragauche qui a été l'amant de sa femme, la vérité sur la disparition d’Hélène. Lors d'une rencontre finale glaçante, il découvre surtout que l'humanité n'est pas forcément une valeur partagée...

 

Editions SONATINE

 

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" En mémoire de la forêt" de Charles T. POWERS le 18/08

 

En Pologne, quelques années après la chute du communisme. Lorsqu’on retrouve le cadavre d’un homme dans la forêt qui entoure le petit bourg de Jadowia, Leszek, un ami de la famille du disparu, décide de faire la lumière sur cette affaire. Il comprend vite que cet assassinat est lié à l’histoire trouble du village. Mais dans cette petite communauté soudée par le silence, beaucoup ont intérêt à avoir la mémoire courte et sont prêts à tout pour ne pas réveiller les fantômes du passé. L’ère communiste a en effet laissé derrière elle bien des séquelles et personne n’a rien à gagner à évoquer cette période où la dénonciation était encouragée, la paranoïa et la corruption omniprésentes, les comportements souvent veules. Sans parler de secrets plus profondément enfouis encore, datant de la Seconde Guerre mondiale, lors de la disparition brutale des Juifs établis à Jadowia depuis plusieurs générations. Leszek va devoir mettre sa vie en jeu pour venir à bout de cette chape de silence, et faire surgir une vérité bien plus inattendue encore que tout ce qu’il avait imaginé.

 

Editions LES NOUVEAUX AUTEURS

 

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"Le châtiment des élites" de Giampiero MARONGIU le 17/08

 

Il n’existe pas de cercles de pouvoir dont la richesse ne soit établie sur le vol, l’usurpation et le meurtre.


Dans la République en danger, les hommes sont la proie des éléments. Les rivières emportent les âmes, le ciel sélectionne ses cibles et le soleil aveugle les justes. Sous le sceau du secret d’État, la république est la proie d’un prédateur ! Les têtes des élites de la nation roulent dans des caniveaux insalubres. Les hommes les plus influents des sphères économiques et politiques paient de leurs vies l’appartenance aux cercles de pouvoir occultes.


Dans l’ombre se dresse un justicier sans visage dont les mobiles restent mystérieux. Seules la ténacité et la fulgurance de ses intuitions permettront à l’anticonformiste commissaire Brocca de démêler les fils d’une enquête engluée dans les méandres des sociétés secrètes. Brisé par le souffle du passé, celui pour qui l’autorité ne fera jamais force de loi se laissera entraîner par les vents incertains de la rédemption.


Des bords de la Vologne aux Saintes-Maries-de-la-Mer, la piste se heurte à des jalons sanglants : sociétés secrètes, princesse gitane, ordre nouveau et amour trouble. Au bal mortel des cercles de pouvoir, qui porte le masque ?

 

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" Le sanctuaire d'Ombos" de Damien LEBAN le 11/08

 

Berrighton (Maine, États-Unis). Des événements dramatiques se succèdent : disparition d’Emma Rickson, meurtres abominables, incendies inexpliqués. L’enquête va délibérément prendre une tournure ésotérique et cauchemardesque, alors que des membres de la famille de la jeune femme sont assassinés. Désormais, tout l’accuse. Mais de nombreux indices à caractère ritualistique, l’enchaînement de phénomènes paranormaux et l’évasion d’un serial psychopathe font invariablement replonger le shérif Neman dans les affres d’un terrible passé…

 

 

" la louve de Subure " de Laurent GUILLAUME le 11/08

 

An 105, Trajan dirige un empire romain à son apogée et suscite des rancœurs. Dans les bas-fonds de Subure, le quartier le plus malfamé de Rome, un mystérieux comploteur tisse sa toile. Assisté par une redoutable nécromancienne, il projette de tuer l’empereur durant la campagne de Dacie. Falco, jeune noble proche du pouvoir et vétéran de l’armée, est approché par les séditieux. Mais, en Dacie, un guerrier goth caracole derrière l’épée mythique de son peuple, volée par une tribu ennemie. Comme Falco, il tient dans ses mains le destin de Rome, mais ne le sait pas.

 

Editions RIVAGES

 

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" Les fantômes de Belfast" de Stuart NEVILLE

 

Signé le 10 avril 1998, l'Accord de Paix pour l'Irlande du Nord a mis un terme à des années de guerre sanglante. Pourtant les anciennes haines n'ont pas totalement disparu. Depuis qu'il est sorti de prison, Gerry Fegan, ex-tueur de l'IRA, est devenu dépressif et alcoolique. Il est hanté par les fantômes des douze personnes qu'il a assassinées et ne connaît plus le repos. Le seul moyen de se débarrasser de ces ombres qui l'assaillent est d'exécuter un par un les commanditaires des meurtres. Dont certains sont aujourd'hui des politiciens en vue dans la "nouvelle Irlande". Gerry Fegan est devenu dangereux, il faut s'en débarrasser. Une double chasse à l'homme commence...

 

Editions QUIDAM

 

 

 

«  Le beau capitaine » de Mènis Koumandarèas le 25/08*

 

Pourquoi la hiérarchie militaire refuse-t-elle obstinément son avancement à ce jeune capitaine ? Pourquoi le vieux conseiller d'État chargé de défendre sa requête est-il à ce point fasciné par lui ? Quel nom donner aux sentiments qui agitent les deux hommes et à la relation qui se noue entre eux peu à peu - mais se nouera-t-elle vraiment ?
Voilà un roman tout en mystères. Il fait revivre avec précision la Grèce des années 60, nous introduit dans les coulisses de l'armée et du Conseil d'État, nous fait sentir la montée de l'horreur qui aboutira, en 1967, à la dictature des Colonels, mais par-delà le témoignage historique, il nous offre bien plus : une intrigue envoûtante en forme de lent cauchemar ; un héros lumineux, inoubliable ; une méditation sur tout ce qu'il y a de trouble et d'obscur en nous ; et le plus étrange des romans d'amour.

 

Editions PAVILLON NOIR

 

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" Affaires étranges au 36 quai des Orfèvres" de Jean Michel ROCHE le 01/08

 

Trois enquêtes criminelles menées par un couple improbable :Fabienne Quinot officier de police et Pierre Couvreur journaliste. Dans les deux premières ils cherchent à identifier des groupes subversifs. La troisième est la poursuite d’un tueur en série d’un type très particulier et encore inconnu. Fabienne Quinot, devenue Commissaire, dans la troisième affaires est entourée d’une équipe hétéroclite mais complémentaire où chacun joue un rôle singulier.

 

 

 


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Published by La petite souris - dans A paraître....
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 22:23

658

John VERDON

Editions GRASSET

 

Traduction : Philippe BONNET - Sabine BOULONGNE

 

568Un titre court. Pas un mot, juste un chiffre. Et un auteur inconnu au bataillon. Voilà un roman pour le moins intriguant pour un lecteur.


Habituellement j’attends d’un roman qu’il ait une intrigue bien ficelée, dont le scénario ne présente aucune faille dans  laquelle je pourrai m’engouffrer aisément pour désarticuler celui-ci , une écriture réfléchie et efficace, qui tienne le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

 

Dans « 658 » j’ai trouvé toutes ces qualités qui m’ont fait aimer ce livre au point de le dévorer en quelques heures de lecture. Je ne ferai pas de ce roman d’une facture pourtant  assez classique « LE » livre de l’année, mais sans aucun doute un de ceux qu’il convient d’emmener avec soi en vacances histoire de passer un bon moment de détente.

 

David Guerney est un jeune retraité de la police New Yorkaise qui compte à son tableau de chasse quelques uns des plus redoutables tueurs en série qu’ aient sévis au cours des dernières années à New York et dans ses environs.  Arpenter les rues grouillantes de vie, pister les coupables, s’imprégner de l’atmosphère d’une enquête lui manque déjà terriblement et l’adaptation à sa nouvelle vie ne se fait pas aussi simplement qu’il l’avait espéré. Quant à sa femme, satisfaite de l’avoir vu lâcher ce boulot qui lui a dévoré la vie, elle sent le malaise et le met à l'épreuve.

 

Mellery lui, est un ancien alcoolique qui a trouvé sa voie en créant  un centre pour milliardaires dépressifs. A la tête de sa clinique il délivre une bonne parole qui fait de lui gourou plein aux as. Tout va pour le mieux  jusqu’au jour où il reçoit une lettre anonyme qui lui déclare : « Je connais vos secrets, je sais ce que vous avez fait. Je peux lire dans vos pensées. Vous ne me croyez pas ? Je vais vous le prouver ». Et la démonstration qui  s’en suit va glacer Mellery de terreur au point que celui-ci décide de se tourner vers le seul flic qu’il connaisse, David Guerney.

 

L’ex policier reste d’abord assez dubitatif devant l’inquiétude de son ancien camarade pour lequel il n’avait pas d’amitié particulière étant plus jeune. Pourtant quand d’autres messages lui parviennent, avec le même genre d’énigme, l’ex policier commence à sentir poindre une menace sourde et insidieuse qui va le pousser à conseiller à Mellery d’alerter la Police.


Malheureusement celui-ci ne voudra rien entendre alors que le ton des lettres devient de plus en plus agressif (  « Ce que vous avez pris vous le rendrez, quand vous sera rendu ce que vous avez donné »)  . La découverte de son corps lacéré à coups de tesson de bouteille  ne viendra que confirmer la conviction du policier qu’un tueur diabolique vient d’apparaître dans le paysage.

 

Apportant son témoignage à l’inspecteur chargé de l’enquête, il finira par être associé à celle-ci comme auxiliaire extérieur.  Le limier reprend alors le goût de la chasse et  sent l’excitation du défi lui parcourir les veines. Car il se pourrait bien que le tueur vienne à frapper à nouveau.

 

«  658 » est un roman abouti, très bien équilibré, où l’énigme se dévoile progressivement, à mesure que l’auteur distille les indices au file des pages. Le suspens y est  savamment entretenu dans des chapitres courts, au style incisif. Pour un premier roman, la maitrise est impressionnante et on imagine aisément que le temps que l'auteur a du consacrer à son livre.


Malgré tout, si la mécanique de l’intrigue est particulièrement efficace, l’intérêt que j’ai porté à ce roman réside ailleurs, sur les personnages, et en particulier sur la relation entre ce flic désabusé  d’avoir abandonné la seule chose qu’il savait faire, et cette épouse qui s’exprime davantage par ses silences que par des mots.

 

 Une relation de non dits, de sous entendus, de petites phrases qui enfoncent chaque jour un john verdonpeu plus la pointe acide de la culpabilité dans la plaie d’un drame qu’on devine les avoir touché. Un couple qui reste uni par les souvenirs contenus dans une vieille boîte à chaussure. Un couple dont l’un reste sur la rive du souvenir et l’autre sur celle d’une page qu’il reste à écrire. 

 

Remarquable portrait d’une relation entre deux individus qui se sont aimés mais qui n’arrivent pas à vivre autrement qu’avec l’autre, entre un homme qui aspire à retrouver les émotions de son boulot perdu, et une femme qui veut le retenir mais qui sait la chose inéluctable et  lui apporte l’aide décisive dont il a besoin.

 

Un roman plein, écrit par un jeune écrivain de 69 ans ! Un des romans à emmener dans son sac de voyage pour les vacances !

 

 

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 09:59

 

 

Cette interwiew a été réalisée conjointement avec mon ami l'Oncle Paul du blog


myster jazz

que je remercie au passage pour sa complice collaboration ! Vous retrouverez  en fin d'interwiew un lien vers son billet de lecture du roman de Sonia Delzongle. Pour ma part le billet que j'avais réalisé à l'occasion de la parution du roman se trouve après cette interwiew.

 

 

 

Bonjour Sonia ! Oncle Paul et moi-même sommes très heureux de te retrouver autour de cette interwiew. Pour ma part, j’avais eu la chance de te rencontrer à Lyon et de discuter longuement avec toi à la terrasse d’un café, à l’occasion du festival Quai du Polar ,et donc de te découvrir un peu plus, mais je n’avais pas épuisé toutes mes questions ! Quant à Paul, qui vient de lire ton roman, il a de son côté beaucoup de choses à te demander ! Alors c’est parti !

 

Front cover le Hameau des PursBruno : Tout d’abord, pour les lecteurs de Passion Polar et de Mystère Jazz  qui ne te connaissent pas encore, peux -tu te présenter en quelques mots ?


SD : Quelques mots ne suffiraient pas (surtout pour mes défauts) ! Alors je vais au plus simple… Je fus peintre, je suis journaliste et je veux devenir un écrivain…célèbre !

 

Bruno : Tu vis à Lyon. Pourtant l’action de ton dernier roman «  Le hameau des purs » se déroule dans une toute autre région, dans une contrée magnifique mais qui l’hiver venu se referme sur ses habitants. Cette région c’est le Vivarais-Lignon. Une région que tu connais personnellement ?

 

SD : Oui, une région où j’ai passé quelques weekends, justement dans un de ces hameaux austères de pierres grises, sans que ce soit pour autant celui des Purs…

 

Bruno : Cette région est magnifique en même temps qu’elle est rude . Alors que dans beaucoup de roman policiers, la nature, l’environnement jouent un rôle secondaire, dans ton roman au contraire ceux-ci sont quasiment des personnages à part entière de l’histoire que tu racontes, pourquoi ce choix ?


SD : Vous êtes plusieurs intervieweurs et chroniqueurs à définir cet environnement comme un personnage principal (dimension que j’adore précisément dans les romans nordiques où la nature est très présente et puissante) et je trouve cette remarque très juste. En fait, ce n’est pas vraiment un choix, mais quelque chose qui s’est imposé au fil des mots, en fonction de ma sensibilité à cet univers.

 

Bruno : D’un côté, sous son grand manteau blanc elle enferme les personnages dans un huit clos en plein air, et de l’autre, il y a ce lac, aussi profond et insondable que peut l’être l’esprit de certains personnages du lieu. La nature n’est pas neutre dans ton roman, j’oserai presque dire qu’elle est même un peu complice de ce personnage insaisissable qu’est cet Empailleur ? Je me trompe ?


SD : C’est très vrai, puisque c’est elle, cette nature-là, qui l’a façonné et fait de lui un être à l’âme insondable et aux pulsions presque animales.

 

Paul : Souvent les romanciers affirment que leurs personnages leur échappent et n’ont font qu’à leur tête. Fut-ce le cas pour Le Hameau des Purs ?


SD : Les miens n’ont pas intérêt, je n’aime pas les mutineries! J’ai eu un peu de mal avec Audrey, une vraie rebelle, mais ce n’est pas le cas pour les autres personnages. Je me situe plutôt dans la catégorie des romanciers qui « sont » d’une certaine façon leurs personnages. Je ne crois pas que la création puisse à ce point échapper au créateur, c’est une excuse à ses propres égarements ! A moins que le créateur ou le romancier ne souffre de schizophrénie…

 

Paul : Cette communauté des Purs  ressemble à celle des Amish. Or celle-ci, implantée aux Etats-Unis dans quelques états, a été fondée en France, à Sainte-Marie aux mines (Haut-Rhin) en 1693, si l’on en croit les historiens. Avez-vous enquêté de ce côté pour mettre en scène vos personnages ? 


SD : Absolument, et pour cela, Internet est une source précieuse, à condition de faire un tri… Je me suis documentée surtout sur les mœurs des Purs, dont  m’avait déjà parlé une amie sonia-D.-copie-1.jpgqui a une maison familiale dans un hameau à proximité de celui où vit une communauté de Purs… Il y en a dans d’autres régions de France, mais ils se sont pas mal regroupés dans le Vivarais-Lignon, région en harmonie avec leur mode de vie.

 

Paul : Aviez-vous prévu la fin qui se trouve dans le chapitre intitulé Le Lac, et même est-ce lui qui a généré le roman ?


SD :  Bien que des éléments viennent toujours se rajouter à l’histoire lorsqu’elle est sur le métier à tisser, oui, la fin était prévue, mais ce n’est pas cette partie qui est à l’origine du roman. En fait, un jour, j’ai aperçu un type d’aspect marginal, avec une vraie gueule, à vélo portant sur le dos du matériel de pêche dans les rues de Lyon et à partir de cette « vision », Léman est né… avec son histoire. L’écrivain n’est qu’une machine à recycler la réalité…

 

Bruno : Une autre originalité de ton roman c’est ce tueur en série. Alors qu’habituellement dès qu’il est question de serial killer, les auteurs rivalisent de scènes toutes plus sanguinolentes les unes que les autres, toi tu as fait le choix de le laisser à la périphérie du roman. On a connaissance de ses actes, on sent sa présence pesante tout au long du roman, mais on ne le voit jamais. Qu’est ce qui à motiver cette approche ?


SD : Je me défends d’utiliser des procédés, c’est donc bien malgré moi qu’une telle ombre plane encore une fois sur l’histoire. Déjà dans mon avant-dernier roman, A Titre Posthume (un thriller éditorial divertissant mais moins abouti,  à mon sens, que le Hameau des Purs) l’absence d’un des personnages pèse sur l’intrigue. Les absents n’ont pas toujours tort…  Et j’ai toujours préféré ce qui est suggéré à ce qui est montré ou décrit crument. C’est pourquoi j’adore le cinéma de Hitchcock.

Quant aux scènes sanguinolentes, je ne déteste pas et suis une fan d’histoires de vampires, mais plutôt de Dracula de Bram Stoker ou de Nosferatu au cinéma que de Twilight… D’ailleurs j’en ai une dans mes tiroirs (dont l’intention est de bouleverser la légende) que j’ai abandonnée, découragée par ce déchaînement de publications sur le thème. J’attends un peu…

 

 Paul : La taxidermie joue un mini-rôle dans ce roman. Vous ne l’exploitez pas beaucoup et pourtant c’est l’un des fondements de l’intrigue. Parce que vous-êtes fascinée et en même temps dérangée par cette pratique ?


SD : Disons que comme toute chose qui fascine et répugne ou dérange en même temps, on y va timidement, avec une certaine pudeur. Et puis, faire d’un mini-rôle un des fondements de l’intrigue, c’est un petit tour de force, non ?

 

Bruno : Ton roman a une architecture assez particulière. Une première partie où les choses se devinent plus qu’elles ne se disent ,  où le passé affleure la surface du présent. Une seconde, brutale, comme un coup de pied qui viendrait faire tomber les stalactites de glace accumulées tout au long de l’hiver . Je me suis même demandé si tu n’avais pas écris ton roman en deux temps, à deux périodes différentes. Est-ce le cas ?

Cette cassure était elle volontaire et si oui pourquoi ce choix ?


SD : Belle image que celle du coup de pied ! Non, j’ai écrit mon roman d’une traite, commencé au début de l’automne après une gestation et terminé à la fin de l’hiver. J’aime les fêlures et les cassures, les ruptures de rythme, mais aussi, l’idée de violer le lecteur ne me déplaît pas. Alors si c’est le cas, tant mieux…

 

Paul : Vous êtes parallèlement artiste, créatrice plasticienne et peintre. Dans la toile « L’insoutenable légèreté des lettres » votre œuvre est divisée en quatre parties, un peu comme le roman, mais ce n’est pas ce que l’on voit le plus qui prime. Un parallèle entre la peinture et la littérature ?


SD : Déjà aux Beaux-Arts j’avais esquissé un travail sur « l’invisible », alors le parallèle doit en effet exister. Nous sommes des entités, malgré nos cassures. Imprégnée de contes plus ou moins fantastiques toute mon enfance, je privilégie l’imaginaire. Ce que l’on ne voit pas est l’un de ses principaux composants. Chez les êtres, c’est la même chose, je m’attache surtout à ce qui ne saute pas aux yeux.  Leur essence.

 

Paul : Vous écrivez dans votre Blog’art : Savoir manier la perspective, utiliser les proportions au mieux, est en effet la moindre des choses et le moindre des respects envers soi-même et les autres. C’est un peu ce que le lecteur ressent avec Le Hameau des Purs. La perspective est primordiale en art pictural comme en littérature ?


SD :  Oui, il me semble. Tant mieux si on ressent cette volonté à la lecture du Hameau des Purs. Avoir « l’idée » est une chose (tout le monde en a !), mais savoir l’exploiter sur la longueur relève d’un travail rigoureux et d’une remise en question constante. Je trouve dommage de saborder une idée originale par une absence de qualité d’écriture. Trop de romans sont publiés sur ce modèle. Et pourtant, ils marchent !  J’aime assez la justesse de cette citation de Jean Paulhan : "Chacun sait qu'il y a, de nos jours, deux littératures : la mauvaise, qui est proprement illisible, on la lit beaucoup. Et la bonne, qui ne se lit pas".  

 

Paul : Dans Carnets d’Afrique, vous pratiquez, si je ne me trompe pas, l’art du collage. J’ai ressenti la même impression en lisant Le Hameau des Purs. Me trompé-je ?


SD :  Un collage qui pourrait s’apparenter à de la marqueterie… Plus qu’ « art du collage » pour le Hameau des Purs ou le roman, d’ailleurs, j’utiliserais plutôt la métaphore du modelage. Il y a l’armature, le squelette, puis la matière brute comme l’argile que l’on va poser sur l’armature puis façonner en enlevant ou rajoutant de la matière.

 

Bruno : Journaliste, peintre, finalement écrivain ! D’où te vient cette envie de t’exprimer sous différentes formes ?


SD : Si tu le permets, Bruno, je changerais juste l’ordre… D’abord écrivain…dans l’âme (mon goût pour l’écriture remonte à l’enfance, même si je ne suis publiée que sur le tard), ensuite peintre plasticienne et enfin journaliste (une autre forme d’écriture, alimentaire, celle-ci !). L’art et l’écriture ne sont pas si éloignés, l’écriture étant un art et l’art (notamment la peinture) pouvant être une écriture. Je crois que je suis née comme ça…  je ne sais pas faire autre chose, j’ai d’ailleurs pu le constater en exerçant des jobs très différents.

 

Bruno : Que t’apporte l’écriture que ne peut t’apporter la peinture  par exemple?


SD : Garder les mains propres…

 

Bruno : Si je me rappelle bien, tu es une grande fan des Thrillers américains. Ta culture polar se situe t’elle davantage outre atlantique qu’en France ? Et quels sont les auteurs qui ton marqués ?


SD : « Fan » suffira, parce que « grande fan » m’obligerait à avoir une excellente culture en la matière, ce qui n’est pas le cas. Déjà, si l’on distingue le polar du thriller, mes penchants vont vers ce dernier. Côté polar, avec des Manchette ou des Simenon, les Français n’ont rien à envier aux anglo-saxons, sauf peut-être, Agatha Christie.  Et depuis, nous avons Fred Vargas…

Dans le thriller, je crains que certains auteurs français, à commencer par le choix d’un pseudo américanisé, ne prennent aux anglo-saxons les travers les pires (comme des chutes granguignolesques), au lieu de trouver un style « thriller à la française ». Les Américains ont bien su se construire une identité dans ce genre, pourquoi pas les Français ? Mais certains trouveront peut-être que j’ai aussi cédé à ce travers sur quelques aspects du Hameau des Purs… Pourtant, j’aime trop les auteurs anglo-saxons (James Ellroy, le prenant Connelly, Tony Hillerman, R.J. Ellory, une vraie découverte, qui a accepté mon invitation sur Facebook, la belle Mo Hayder pour Tokyo, et Shane Stevens avec Au-delà du mal) pour ne pas m’inspirer de ce qu’ils font de meilleur en y mettant ma patte… Toutefois je n’irai pas non plus jusqu’à dire, à l’instar d’un de mes confrères débutant, que les grands noms français du thriller actuel « ne me font pas peur », bien sûr que si, ils me font peur parce que je n’ai pas (encore) vendu 300 000 exemplaires, qu’ils sont dans l’ensemble plus jeunes que moi, qu’ils en sont à leur dixième roman publié et qu’ils prennent toute la place sur les consoles des meilleures ventes en librairie.

 

Bruno : A ton avis qu’est ce qui distingue justement le polar français, du polar américain ?


SD : Là encore, polar ou thriller ? Si c’est un terme généraliste, l’efficacité associée à une qualité d’écriture (souvent elliptique) en faveur des Américains, une ambiance, les lieux, mais encore une fois, il y a du polar de grande qualité en France.

 

Bruno : A Lyon tu avais évoqué avec moi ton prochain roman. Celui-ci prend t-il forme ? Quand penses-tu le publier ?


SD : Il prend bien forme, oui. Quant à sa publication, c’est à mon éditeur d’y penser…

 

Bruno : Quel est le dernier polar que tu as lu et que tu as aimé ?


SD : Sans hésitation, le thriller Au-delà du mal de Shane Stevens (pas tout à fait terminé), parce que c’est aussi un vrai roman.

 

Paul : Quel est le défaut que vous détestez le plus,  qui vous met en colère, et quelle est la qualité qui pour vous est primordiale ?


SD : Je déteste par-dessus tout la lâcheté (qui est souvent source de mensonge et d’une forme d’égoïsme) et, justement, l’égoïsme. Une qualité essentielle pour moi est la gentillesse (d’où découlent l’altruisme, la générosité et le dévouement).

 

voilà, maintenant vous connaissez un peu mieux Sonia Delzongle, et nous ne pouvons que vous inviter, Paul et moi même, à découvrir ce roman qui nous a beaucoup plu.

 

le lien vers le billet de lecture de Paul : link

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 07:15

Front cover le Hameau des Purs

" Le hameau des purs" de Sonia DELZONGLE

Editions COGITO

 

 

Après la lecture d’un roman « bien frappé » comme « Le paradis ou presque » de Charlie Huston, j’avais  envie de me plonger dans un roman hexagonal, loin des stetsons et du soleil du Nevada (quoique qu’en ce moment je ne dirai pas non à une bonne journée caniculaire !).

 

« Le hameau des purs » de Sonia DELZONGLE , publié aux éditions COGITO  m’en a offert l’occasion.

sonia D.

Il est toujours périlleux de se lancer dans l’œuvre d’un auteur que l’on ne connait pas encore. Promesse d’une rencontre qui en appellera d’autres, ou rendez vous sans lendemain, c’est un pas dans l’inconnu que l’on fait quand notre regard glisse sur les premiers mots de son roman. 


Quand en plus celui-ci aborde des thèmes comme celui, éculé, du tueur en série, qu’il approche de près ou de loin celui des sectes, une certaine réticence, voire une appréhension gagne le lecteur qui redoute de relire ce qu’il a déjà lu cent fois.

 

Pourtant, en faisant le choix délibéré de ne décrire aucune scène de meurtre (alors que le tueur est d’une extrême violence, mais seules les conséquences de ses actes sont rapportées.)  Sonia DELZONGLE évite de tomber dans le piège de la facilité et du voyeurisme gratuit, dont le roman aurait immanquablement pâti.

 

Ce parti pris n’enlève rien à la force de celui-ci, bien au contraire. Ce qui est suggéré est souvent beaucoup plus percutant pour l’imaginaire du lecteur que la description crue d’une mise à mort.

 

Et de fait, il donne du coup une toute autre dimension au roman, en axant  celui-ci autour des personnages, leurs interactions, les liens établis ou souterrains qui les unissent ou les opposent.

 

Et les portraits que brosse Sonia DELZONGLE sont taillés au burin dans un bois dur et sombre. Des personnages rudes, comme le sont les habitants de ce village du Vivarais-Lignon, qui côtoient chaque jour la rigueur d’une région inhospitalière où les hommes  s’accrochent et se soumettent à elle sans maudire leur terre.

 

la burleCar dans ce roman,  l’environnement est un personnage à part entière, un acteur majeur qui fige dans la pierre l’histoire des hommes, nourrit leur force, et où la Burle, un vent sec et froid qui souffle violemment une partie de l’année, façonne l’esprit de ses habitants. Paysage idyllique en été, qui l’hiver devient plus inquiétant et  renforce ce sentiment qui gagnera progressivement le lecteur, que  cette chape de neige ne recouvre pas seulement le panorama environnant, mais aussi des secrets lourds et immondes  qui se terrent dans le cœur des habitants de ce village isolé. Des secrets qu’il n’aurait peut- être mieux valu ne pas faire remonter à la surface.

 

C’est donc, ici dans ce décors sauvage et ce village perdu dans  le Vivarais-Lignon que va se dérouler le drame.

 

Quand elle revient dans celui-ci pour enquêter sur un incendie qui a ravagé une bonne partie du hameau, Audrey Grimaud, devenue journaliste, retrouve les souvenirs de son enfance, lorsqu’elle venait ici passer ses vacances auprès de ses grands parents. Le temps a bien passé, mais la communauté de Purs qui vit dans le hameau est toujours là. Une communauté avec ses règles strictes, qui vit en autarcie, et qui n’avait à l’époque toléré la présence d’Audrey que parce que son père avocat, défendait les intérêts de la communauté.

 

burle.jpgUne enquête qui va se télescoper avec des questionnements remontant à ses visites au village quand elle avait une douzaine d’année, et restés jusqu’ici  sans réponses. Car très vite, Audrey est intimement convaincue que les meurtres de  «  l’empailleur »  et les causes de cet incendie plongent leurs racines dans un passé qui refuse d’être enterré. Un passé, qui est aussi le sien.


L’originalité de Sonia DELZONGLE est de rendre le tueur en série omniprésent tout en le laissant constamment à la périphérie de l’histoire, comme un rôdeur dont on sent la présence sans jamais l’apercevoir. Une ombre qui reste tapi dans les esprits. 


Journaliste de profession, elle met toute sa connaissance du métier au service de son personnage principal, et avec une plume alerte et concise, nous offre une description somptueuse de cette région sauvage  qu’elle semble bien connaître. Tout aussi efficace, le tableau qu’elle dresse de cette vieillesse à l’œuvre sur ces habitants figés dans leurs souvenirs, et qui semblent aussi anciens que les bâtisses qu’ils occupent.

 

Bâti en deux parties, la première qui court sur 300 pages, celle de l’investigation, du burle3.jpgquestionnement, de cette quête de vérité est à mes yeux  la plus passionnante. Elle nous ramène dans l’enfance d’ Audrey, nous fait prendre la mesure de ce lieu si particulier et nous fait découvrir la complexité des personnages. Le lecteur comprends bien qu’il ne s’agit pas d’un monde manichéen, où les bons s’affrontent aux mauvais, mais où chacun porte une part de vérité, comme un puzzle qu’il suffit d’assembler pour découvrir l’innommable.  

 

La seconde, celle du basculement de l’histoire (que je n’évoquerai pas ici de peur d’effeuiller le final du roman) m’a un peu moins convaincu car j’ai trouvé le passage de l’une à l’autre un peu brutal. Si le dénouement est particulièrement surprenant, dans cette dernière partie, les rebondissements interviennent à un rythme peut être un peu trop rapide.

 

Malgré tout, cela n’enlève rien au plaisir que j’ai eu de lire ce roman où se mêlent rancœur, vengeance et sang mauvais, où l’immonde côtoie la beauté. Un roman qui n’est pas sans m’évoquer  une des œuvres de Denis Lehanne .

 

« L’horreur est humaine » disait Coluche, ce roman est là pour nous le rappeler .

 

Quant à moi, pour reprendre mon propos du début,cette rencontre avec l’auteur ne sera pas sans lendemain.


Sonia Delzongle est journaliste, écrivain, mais aussi artiste peintre ! Pour ma part je trouve ses œuvres très belles, et je ne peux que vous inviter à les découvrir sur son blog ici link

 

 

crédit photo: http://ladore.over-blog.com/

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 23:18

MATTI RONKA

Editions de L'ARCHIPEL

 

traduction : JOHANNA KUNINGAS

 

frontiere blancheEncore un roman nordique me direz-vous en voyant le nom de l’auteur ! Sans doute ! Mais si vous y réfléchissez quelques secondes, je ne suis pas sûr que vous connaissiez beaucoup d’auteurs finlandais ! Alors laissez-moi vous présenter celui-ci : Matti RONKÄ.

 

Si cet écrivain est encore  inconnu pour la plupart des lecteurs français, il n’en va pas de même dans son pays d’origine et en Scandinavie, où depuis plusieurs années maintenant Matti RONKÄ fait partie des auteurs finlandais à succès. Né en Carélie, cette région disputée par l’histoire, à cheval entre la Russie et la Finlande, Matti RONKÄ a d’abord été rédacteur en chef et présentateur d’un journal télévisé avant de basculer dans l’écriture.

 

A ce jour il est l’auteur de cinq romans qui ont tous rencontré le succès. Doté d’un humour grinçant, il dresse à travers ses livres un portrait sans concession de la société finlandaise.

 

«  Frontière blanche » est son premier roman. Auréolé des prix «  finlandais de littérature policière » et  « du Key Glass Award » récompensant le meilleur roman policier nordique, il est aujourd’hui publié en France aux éditions L’ARCHIPEL.

 

Ancien agent du KGB, Viktor Kärppä a quitté sa Russie natale pour s’installer en Finlande où l’opulence occidentale attire comme un aimant les populations pauvres de la Carélie russe. carélie Oubliant son passé,  il fait office de détective privé et vivote de ce boulot tout en arrondissant ses fins de mois en rendant de menus services à des mafieux locaux, jouant pour eux les coursiers peu regardant pour récupérer de l’autre côté de la frontière des documents, de l’alcool ou des cigarettes. Parfois, il joue même les indics pour la police locale. Viktor est un homme qui ne s’embarrasse pas de moral.

Quand un certain Aarne Larsson, libraire de son état ,fait appel à ses services pour retrouver son épouse Sirje qui a disparue, l’énigme n’a visiblement rien de bien extraordinaire pour Viktor, habitué aux histoires d’ adultères, de divorce, aux  filatures et autre petites histoires de cet acabit.

 

Cependant, en découvrant que la disparue n’est autre que la sœur d’un dangereux mafieux estonien, Viktor soupçonne  très vite que son enquête va l’emmener  sur un terrain mouvant  sur lequel il n’a pas forcément envie de s’aventurer.

 

Aussi, lorsque ce frère lui tombe sur le râble et le passe à tabac pour le contraindre d’arrêter de fouiner sur cette histoire, ll en a une percutante confirmation !

 

Mais quand en plus l’ex KGB se manifeste pour lui rappeler son passé et exiger de reprendrehelsinki.jpg du service, que ses « connaissances » mafieuses le sollicitent pour une histoire de cargaison de cigarettes volées, que la Police le marque à la culotte , Viktor n’a qu’une solution : mener à bien son enquête pour sortir de cette nasse qui se referme sur lui.

 

«  Frontière blanche » n’est pas un roman explosif, truffé d’actions et de scènes spectaculaires. Pas de poursuite en voiture, de coups de feu qui déchirent la nuit. C’est un roman qui ne fait pas grand bruit, tout au plus celui d’un pas dans la neige. Mais c’est un roman passionnant tant il est marqué par la région dans laquelle l’action se situe, et cette frontière qu’il porte en titre.

 

La Carélie, cette région scandinave jetée en pâture à l’histoire, convoitée par les finlandais et par les russes, pour finalement sortir écartelée entre les deux pays à la fin de la guerre, avec cette frontière comme ligne de partage.

Carrefour baltique, terre d’échanges avec la Russie et l’Estonie, derrière ses forêts de pins et ses lacs endormis, cette région ne pouvait que devenir une terre de trafics en tout genre,  et le temps que dura le rideau de fer, le théâtre privilégié de la guerre froide.

 

Et au milieu, cette frontière, qui rend cette région orpheline d’elle même. Ce trait sur une carte qui se perd et se confond dans la neige hivernale, qui sépare les hommes d’une même terre, et marque symboliquement la ligne de partage entre la richesse occidentale et la pauvreté de ceux qui ont eu la malchance d’être du mauvais. Une frontière qui malgré le temps  n’arrive pas à briser le lien qui unie cette population de part et d’autre.

 

Matti-RONKA.jpgMais une frontière aussi comme un fil de funambule, où le héro essaye de se tenir en équilibre entre sa nouvelle vie en Finlande où se trouve l’amour qu’il y a rencontré, et de l’autre ses racines, sa mère et son frère restés en Russie. Un jeu d’équilibriste où l’identité de Viktor devient floue, insaisissable, comme l’esquisse d’une vie au trait jamais définitif. Celle d’un homme qui n’arrive pas à trouver sa place.

 

Matti RONKÄ est un auteur de l’émotion intérieure, du ressenti. Il dresse le portrait d’un personnage qui n’attend rien de particulier de la vie, et qui pose sur ses semblables et la société dans laquelle il vit, un regard lucide et résigné.

Un roman sobre, qui porte en lui un certain spleen et qui offre une lecture originale d’une région méconnue jusqu’ici.

 

Un roman et un auteur qu'il convient de découvrir.

 

l'avis des copains :

 

le blog du polar : link

 

le blog un polar ( je salue mon ami Jacques au passage) :  link

 

 l'avis de mon ami Claude : link

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Published by La petite souris - dans Auteurs finlandais
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:00

 

 

et il fête sa première année !!! qui ca ? Ben PASSION POLAR pardi !!!

 

C' était il y a un an tout juste, jour pour jour ! Alors ca valait bien un petit gateau !

 

gateau.jpg


 

Une idée comme çà, même pas réfléchie,  qui me traverse l'esprit. Une pulsion soudaine à vouloir tenter une expérience, celle d'ouvrir un blog pour parler de ma passion pour les livres en général, et pour les polars et romans noirs en particulier !

 

Je n'attendais rien de précis de cette expérience si ce n'est l'idée que mon blog serait confidentiel, et que seuls mes amis proches viendraient sans doute m'y rendre visite! J' étais loin de me douter de la tournure des évènements !


Si on m'avait dit que cette petite idée toute bête, allait prendre les proportions qu'elle prend aujourd'hui, que mon plaisir se transformerait en véritable passion et qu'elle m'apporterait autant de plaisir à venir quotidiennement à votre rencontre et à échanger avec vous, je ne l'aurai sans doute pas cru.

 

Et je pense à mon amie Marine, qui vient de lancer le sien (  link   ) je me dis, qu' elle ne se doute pas encore du bonheur qui l'attend !

 

FouleOrizabaRL-2-2044e18.000 visites en 12 mois pour  PASSION POLAR !


Aujourd'hui le bébé se porte bien, grâce à vous, puisque PASSION POLAR a totalisé pas moins de 18.000 visites en 12 mois, ce qui pour une première année est plutôt bien je pense ! Vous êtes donc très nombreux à me faire l'amitié de fréquenter mon blog et je vous en remercie du fond du coeur.

 

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 à droite PASSION POLAR nourrit de bons bouquins, ca facilite la croissance!!

 

Quel bilan après 1 an d'aventure ? Un regard sur ce que j'ai pu faire au fil du temps? J'ai eu plaisir ces derniers jours à relire mes tous premiers billets.

 

Courts, ceux ci se sont allongés au fil du temps et de l'assurance que je prenais, encouragé par les premiers commentaires de ceux qui pour certains allaient devenir des amis . S'ils ont gagné en longueur ( et j'espère en qualité! ) au fil des mois, je n'ai pas l'intention rassurez vous de virer au péplum !!

 

Qu'est ce qui m'aura marqué en 12 mois? Pleins de choses !

 

D'abord un phénomène: ce bouquin là  " Paris la nuit " de Jérémie GUEZ   . Pour le moment ça reste mon gros coup de coeur de l'année ! Quand je dis phénomène c'est qu' outre les prix qui pleuvent sur l'auteur,  le billet de lecture que j'en ai fait ,est celui qui a été le plus lu de l'année ! Mieux, encore aujourd'hui il reste parmi les plus consultés!!! Alors que ma chronique a plus de six mois !

 

Autre surprise?  Le foisonnement créatif qui existe en France dans le polar et le roman noir  et que je ne soupçonnais pas !!! Ce blog m'a permis de rentrer en contact et de découvrir beaucoup de jeunes auteurs ! Il il y a de la qualité comme en atteste celui dont je viens de parler plus haut!

 

Des auteurs, mais aussi une multitude de petites maisons d'éditions qui se démènent comme de beaux diables pour promouvoir ces auteurs méconnus. Je pourrai en citer beaucoup, je ne m'y risquerai pas tant la liste serait longue! ( et je ne veux froisser personne!). Je me contenterai de saluer Jimmy G., Alexandre C., Valerie L. , Patricia B....

 

 Sans elles , notre passion commune ne serait pas aussi florissante qu'elle n'est , et je ne peux que les remercier pour ce travail remarquable de défrichement! Quel bonheur de découvrir des auteurs inconnus, des auteurs en devenir qui font leurs premiers pas dans le genre.

 

Bien sûr à côté, il y a aussi les grandes maisons d'éditions ! Là aussi des contacts privilégiés avec certains responsables de service presse ! Je ne peux citer tout le monde encore une fois, mais je remercie Anne B., Carol M.,  Jérôme L., Jérôme P., Caroline, Amélie D., Marion T., caroline W. et bien d'autres encore qui grâce à eux me permettent de vous tenir au courant chaque mois des nouveautés à paraître et qui m'envoient parfois quelques services presse.

 

Ce que je retiendrai également c'est la facilité avec laquelle les auteurs, connus ou non, se rendent disponibles pour discuter avec vous. Que ce soit lors des festivals auxquels j'ai participé, ou par mail.On est loin du star système puant du cinéma et de la chanson!

 

Vous comprendrez alors j'en suis sûr que j'ai une tendresse toute particulière pour tous ces écrivains !

 

Enfin, je ne saurai terminer mon papier sans évoquer les amitiés !Voilà une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout! mais quelles rencontres là aussi !!

 

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Incroyable aventure qui vous conduit au delà de l'Atlantique à la rencontre d'un passionné devenu depuis très affectueusement " mon vieux caribou" et qui me fait découvrir les auteurs québéquois ( et je vous le dis mes amis! la prochaine vague qui succèdera aux polars nordiques pourrait bien venir de là bas !) . Il se reconnaîtra !

 

je me suis fait pleins de potes sur la toile, mais certains me tiennent tout particulièrement à coeur et je veux absolument les citer !


D'abord mon ami Claude !

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Claude, comment dire? c'est mon encyclopédie sur pattes !!! Une connaissance extraordinaire de l'univers du polar et du roman noir, un dénicheur hors pair du petit bouquin à côté duquel il ne faut pas passer ! Un curieux, un touche à tout qui  adore dénicher de nouveaux auteurs, tout en se régalant des plus connus !Et je ne suis pas peu fier de le compter parmi mes amis.

 

son blog ici : link



 

Gridou, ma complice !

 

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 Comment dire? Gridou c'est mon poil à gratter ! un ptit screugneugneu endurcit plein de gentillesse mais qui vous empêche de tourner en rond et qui est capable de vous envoyer un mail  du style, " allez bouge toi ! lis moi ce livre! " ou de vous secouer les puces parce que vous avez fait une bourde monumentale dans votre billet ! Car elle est là qui reste ...

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  en embuscade pour flinguer mes fautes d'orthographe !

(On ne rigole pas Pierre, je sais que tu y passes aussi! héhé^^)

 

Bref, une complice indispensable avec qui j'adore échanger sur mes lectures ou tout autre sujet qui nous passe par la tête ! Une complice qui plus est avec un humour décapant que j'aime beaucoup!


 

son blog ici  : link  

 


Mon ami Pierre!

 

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Pierre, c'est un ami qui ne sort jamais de chez lui sans être armé d'un bon bouquin pour flinguer le temps qui passe ! Un amoureux des livres avec qui j'ai pas mal de choses en commun ! un amateur de bons alcools ( j'attends d'ailleurs qu'il me raconte une certaine soirée qu'il m'avait promis de me narrer !!!) avec qui j'espère avoir un jour l'occasion de cogner mon verre au sien! Un ami qui parle des romans qu' il lit avec passion et sans prétention. Son blog est l'un de mes préférés!

 

son blog ici : link

 

 

L'Oncle Paul !

 

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Que ce nom lui va bien! Je trouve que Paul a en plus le physique d' un personnage de roman! Un personnage tout en sagesse . Il savoure ses lectures comme on savoure un bon havanne doublé d'un vieux whisky! Diantre ! Encore un amateur de bons alcools !! Est ce à cela qu'on reconnait un amateur de polar? allez savoir !

 

Et pour compléter le portrait , Paul est un  mélomane, un grand amateur de Jazz ! Je l'imagine aisement dans son fauteuil, un bon polar dans la main, avec un air de Jazz qui le berce dans sa lecture!

 

Ses chroniques son toujours pertinentes et il a le mot juste pour parler des livres qu'il a aimé! Bref, il arrive facilement à vous mettre l'eau à la bouche ! un comble pour un amateur d'alcool !

 

son blog ICI : link

 

 

Fabien et Guillaume !

 

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deux potes inséparables qui non seulement partagent avec moi la passion du polar et du roman noir, mais qui en plus, ont une connaissance musicale sidérante qui me permets de découvrir grâce à eux une multitudes d'artistes que je ne connais même pas la plupart du temps ! Leur blog est une vraie mine d'or ! Livres, musique, photo , autant de supports artistiques qui fait que leur blog est devenu indispensable pour moi !! et j'adore les deux compères!

 

leur blog ici link 

 

J'aurai pu encore citer Nathalie ( qui m'aide à m'y retrouver dans l'univers impitoyable de Wordpress) , Sophie, Cynic, Yvan, Phil70 et bien d'autres encore! Tous ces amis qui régulièrement viennent me rendre visite et laissent un petit mot d'amitié à la suite de mes articles ! Je ne les oublie pas bien sûr !

 

Alors l'avenir de PASSION POLAR me direz vous?

 

Et bien il passera par, je l'espère, une refonte complète de mon blog dans les semaines où les mois à venir ( je préfère prendre mon temps ! Et encore une fois je remercie Nathalie pour ses bons conseils) qui s'enrichira normalement de nouvelles rubriques! Voilà je n'en dis pas plus ce sera la surprise!

 

Encore une fois, merci à tous pour vos visites régulières, vos commentaires et les messages d'amitié que vous me laissez souvent ! Sans vous Passion Polar....

 

J'avais la passion des polars en débutant, vous m'avez donné celle de continuer !

 

 

Sur ce je vous laisse, j'ai invité quelques amis pour fêter ce premier anniversaire !!

 

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et comme je dis toujours , la lecture c'est l'eventure !!!

 

PS: j'oubliais !!!! Vous pouvez retrouver PASSION POLAR sur Facebook  puisqu'une page dédiée au blog y a été crée! Vous pouvez aussi m'y retrouver sous le pseudo  " La-petite souris " . D'ailleurs je signerai désormais mes billets de ce nom là !^^

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Published by La petite souris
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 22:57

 

MAURICE GOUIRAN

EDITION JIGAL

 

sur nos cadavres....Il y a quelques mois j’avais eu le plaisir de chroniquer « "Franco est mort jeudi" » de Maurice GOUIRAN. C’était pour moi une totale découverte puisque je ne connaissais pas encore cet auteur publié aux éditions JIGAL, auteur qui n’en était pourtant pas à son premier roman.

Ce livre avait été un véritable coup de cœur, tant l’histoire, mais plus encore les personnages m’avaient particulièrement séduits ! Assurément l’un des meilleurs romans que j’ai lu en 2010.


Mais n’ai-je pas tôt fait d’acheter quelques unes de ses œuvres précédentes en vue de lectures futures, que déjà paraît son nouveau roman «  Sur nos tombes ils dansent le tango » !


C’est donc avec une certaine gourmandise que je me suis lancé dans la lecture de cette nouvelle aventure !


Maurice GOURAIN a cette particularité de tremper sa plume dans l’encre noire de l’Histoire. Mais pas cette Histoire  qui bombe les torses, flatte la fibre nationaliste des crétins primitifs et fait dresser haut les étendards ! Non, lui aime à s’intéresser et à nous renvoyer comme un miroir ces pages sombres et peu glorieuses qui jalonnent notre histoire commune, que bon nombre aimerait laisser coincer dans les pages d’un livre posé à l’abandon sur les étagères de la mémoire des Hommes.


Lire un roman de Maurice Gouiran, c’est lire un bon polar, mais c’est aussi prendre une magistrale leçon d’histoire. Car notre homme est un érudit. Nul doute que son travail de documentation doit être impressionnant en la matière. Mais au delà de la richesse des informations qu’il nous donne, c’est surtout la maestria qui est la sienne à nous faire revivre ces évènements terribles, à transporter son lecteur au cœur de la tragédie qui fait la force de sa plume.


Après nous avoir ramené sur les chemins de la Rétirada avec « Franco est mort jeudi », Maurice Gouiran nous emmène cette fois sur une terre Latina où raisonnent  encore les complaintes des  «  folles de mai » et les cris des «desaperecidos »du fond de leurs cachots. Car c’est bien sous la dictature des militaires argentins que s’ancre le nouveau de Maurice Gouiran.


Dans un Marseille secoué encore une fois par des règlements de compte, Emma Govgaline , jeune lieutenant de police, se voit confier l’enquête sur l’assassinat de Vincent de Moulerin, un notable de la ville, homme politique de droite au torse bardé de médailles militaires.

Bien que les premiers éléments recueillis sur place ne laissent planer aucun doute pour sa hiérarchie quant au caractère crapuleux de l’assassinat, Emma elle , n’est pas aussi affirmative. Pourquoi s’il s’agit d’un crime crapuleux, la victime a-t-elle reçu une balle dans la nuque, signature habituelle d’une exécution ?


Poussée par le commissaire Arnal à rendre son rapport au plus vite, Emma parvient à obtenir un délai pour creuser un peu le passé de la victime. Et c’est à un véritable jeu de piste que va se livrer la jeune inspectrice. En remontant le passé militaire de Moulerin,  celle-ci va voir son enquête s’envoler pour des horizons lointains. En Indochine où le jeune soldat à fait ses premières armes, en Algérie ensuite où il s’est illustré. Au fil des témoignages une question se pose. Aurait-il participé au massacre des Centres Socio Educatifs en 1962 ? Sa mort serait elle liée à une vengeance ?


Mais ce notable assassiné a bien des secrets enfouis. La piste prend la direction de l’Amérique du sud où l’ancien militaire a œuvré  au nom de la France, comme beaucoup d’autres officiers de l’époque, pour transmettre à ses frères d’armes argentins, tout l’art de la guerre totale expérimentée lors de la bataille d’Alger en 1957. Une marque de fabrique bien française que les gouvernements de l’époque, dans le contexte de la guerre froide, ont su aussi bien exporter que les canons et autre armes de guerre.


Quand son grand-père  Vincent de Moulerin est assassiné, cela fait déjà plusieurs semaines  que Kevin,  s’est enfermé dans sa chambre à diluer sa réalité d’ado dans la virtualité d’un monde maîtrisé. Adepte de second life il s’y est construit une autre vie, sans contrainte, faite de business et de créations artistiques. En même temps, lorsqu’il joue avec un logiciel de morphing à retrouver sur la toile des photos des membres de sa famille, il fait une bien étrange découverte.


A partir de là , les questions se font jour pour Kevin, et celles-ci vont être de plus en plus pressantes et obsédantes à mesure qu’il poursuit ses recherches sur la toile. Sous les doigts agiles d’un gamin de 14 ans, le passé va remonter lentement vers la lumière de la vérité, au risque d’ébranler à jamais les fondements même de cette famille si bien établie.


Dois- je avouer que j’ai une affection toute particulière pour Maurice GOUIRAN. J’aime ces maurice-gouiran.jpgauteurs qui à travers leurs romans nous interpellent et nous poussent à regarder dans des directions dont on aimerait détourner la tête. Il fait partie de ces auteurs qui rendent leur art majeur et donnent leurs lettres de noblesse au roman noir.


Maurice Gouiran est un excellent conteur, mais c’est aussi un écrivain de la mémoire, qui nous rappelle que la vérité est la voix des morts, victimes des dictatures de tout poils, qu’elle est un cri qu’on ne peut bâillonner qu’un temps. Et il y a des morts qui crient plus fort que les vivants, que l'on entend encore bien longtemps après que les généraux se soient tus.

 

 

les avis des copains:

 

Cynic link

 

Claude link

 

Oncle Paul link

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Published by Eskalion - dans Auteurs Français
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 23:44

PHILIP KERR

EDITIONS DU MASQUE

 

 

TRADUCTION: CLAUDE DEMANUELLI


enquête philosophiqueNe vous méprenez  pas, ce roman n’est pas la dernière création du célèbre auteur de « la trilogie berlinoise » qui a eu le succès retentissant et planétaire qu’on lui connait. Ecrite et publiée dans les années 90, cette œuvre de Philip KERR est en fait une réédition. Il est bon de le préciser, car ce roman n’a vraiment rien à voir avec ce que l’on connait de cet écrivain aujourd’hui.

 

« Une enquête philosophique » risque  fort d’ailleurs de surprendre ceux qui ont dévoré la trilogie. Ils vont y découvrir un univers totalement différent et un scénario original qui déjà faisait poindre tout le talent de cet auteur encore inconnu à l’époque.

 

Ici, point de trame historique, et l’intrigue ne se déroule pas dans un passé révolu mais dans un avenir encore lointain (du moins au regard la date initiale de la publication de ce roman),  encore hypothétique, mais qui par bien des aspects pourrait un jour, dans quelques décennies, ressembler au nôtre. Oubliez donc tout ce que vous croyez savoir de Philip Kerr et plongez dans l’une de ses premières œuvres, le dépaysement total y est assuré !

 

Nous sommes donc en 2013, à Londres, dans une Europe devenue Fédérale et policée. Le crime est toujours présent, mais la société ne veut plus dépenser pour enfermer ses criminels, ou pour les mettre à mort. Une solution beaucoup plus économique à été mise en œuvre : le coma punitif. Selon la gravité de votre crime, vous êtes plongé dans un sommeil profond, à mi chemin entre la vie et la mort, pour une durée allant de quelques mois, au coma perpétuel.

 

Dans cette société où tout le monde est fiché, où le citoyen ne  s’évade de son quotidien qu’à travers sa combinaison de Réalité Virtuelle, le gouvernement britannique a mis parallèlement en place un programme révolutionnaire capable de repérer dans la population les individus potentiellement dangereux, criminels et tueurs en puissance, susceptibles un jour de basculer dans la violence et de nuire à la société. Ce programme qui a été élaboré par l’Institut du cerveau a permis de repérer les hommes qui n’étaient pas dotés d’un Noyau Ventriculo Médian. Cette anomalie du cerveau prédispose en effet le sujet à l’agressivité. 0.003% de la population mâle du pays serait concerné. On les appelle des NVM.

 

Le programme LOMBROSO, c’est son nom, prévoit que ces individus, peu nombreux, soient pris en charge par l’institut pour recevoir une thérapie qui leur éviterait de commettre un jour l’irréparable. Pour protéger leur anonymat, leur nom est remplacé dans les bases de données de l’Institut par celui d’un philosophe.

 

Tout irait donc pour le mieux si un des NVM du nom du philosophe autrichien Wittgenstein n’avait décidé d’effacer des ordinateurs de l’Institut toute trace de son existence et de s’en prendre à ses « frères » en les éliminant un par un de six balles tirées dans la nuque.

 

Jack Jakowitcz  est une femme flic qui voue aux hommes une aversion totale. Elle connait bien les tueurs en série. C’est même une spécialiste en la matière.  C’est ainsi qu’elle se lance aux trousses de ce tueur philosophe qui lui, ne s’en prend qu’aux hommes.

 

Car c’est bien sur le terrain de la philosophie que va se livrer pour partie le combat, face à un tueur qui exprime à travers ses actes l‘affirmation même de son existence « Pensez au principe même de l’assassinat : l’affirmation de soi, de sa propre existence, par la négation de celle de l’autre. La création de soi par l’annihilation, œuvre d’autant plus créatrice lorsque ceux qui doivent être détruits représentent eux-mêmes un danger pour la société en général, et lorsque le meurtre est accompli dans un but bien précis. Plus question de parler dans ce cas de nihilisme. L’acte de décision pure n’est plus commis au hasard, sans égard pour le sens qu’il peut avoir. » .

 

Un tueur qui revendique ses crimes comme l’expression d’un art créateur. «  Nous voyons philip.kerr.jpgdonc à quel point le crime est fondamental dans nos sociétés. Qu’il puisse ne pas exister est tout aussi impensable que pour le mensonge de ne pas exister. Et c’est en cela que réside son importance artistique.(…/…) Que le meurtre puisse s’inscrire dans le cadre d’un idéal artistique répond à une idée plus répandue qu’on ne pourrait le croire. Les gens débattent de la notion de crime parfait beaucoup plus fréquemment  qu’ils ne le font du tableau, de la symphonie, du poème parfait. »

 

Quant à l’immoralité de son art, le tueur se retranche derrière l’écrivain Thomas de Quincy qui « selon lui tant qu’un meurtre n’a pas été commis, tant que seule l’intention de tuer est en cause, il nous incombe de l’appréhender sous l’angle de la morale. Mais une fois le meurtre commis, ajoute-til, à quoi bon s’encombrer de vertu ? A quoi bon en effet ? Suffit pour la morale. Passons au goût et aux beaux-arts.


C’est donc à une enquête hors norme que se livre Jack Jakowitcz. Un combat ou l’issue n’est pas aussi manichéenne que l'on pourrait croire.

 

Disons-le tout de suite, « Une enquête philosophique » n’a rien d’un roman de plage. Il exige du lecteur une certaine concentration pour en appréhender toute la finesse, et pour en suivre le raisonnement.  Mais il serait dommage de passer à côté de ce roman original qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Sans être un roman d’anticipation, celui ci aborde le crime sous un angle original, où la logique prévaut sur la psychologie.

 

Et si la logique n’était que pure folie ?

 

 

Pour compléter mon propos je vous invite à découvrir l'avis de ma copine de La Ruelle Bleue c'est pas là link

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Published by Eskalion - dans Auteurs Britanniques
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 08:25

Pas grand chose à se mettre sous la dent pour le mois de juillet, traditionnellement calme en terme de parution. De quoi laisser reposer les porte-monnaies avant la rentrée litteraire de septemble. Malgré tout, quelques ouvrages interessants pour titiller encore votre curiosité!

 

On sent les vacances, car difficile d'avoir des informations fiables de la part de certains éditeurs pour ce mois ci. Les parties mentionnées " pas d'information disponible" seront complétée au fur et à mesure qu'elles me parviendront dans le billet. Pensez à le consulter au fil du mois.

 

Les nouveautés en GRAND FORMAT et FORMAT POCHE ou SEMI-POCHE sont incluses exceptionnellement dans un seul et même billet.

 

 

GRAND FORMAT

 

 

Editions NUITS BLANCHES

 

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" Le boudha Bigouden" d' Alex NICOL

 

Mais quel mystère cache donc cette statuette de Bouddha qui met sens dessous dessus le pays Bigouden ? Qui est ce bandit, ce malfaisant dacoït indien qui utilise les moyens les plus perfides pour s'en approprier ?

 

Gwenn Rosmadec, ancien grand reporter reconverti à l'écriture de mémoires d'inconnus à Sainte Marine, en Bretagne, chargé de sa recherche, n'en finit pas d'essuyer les plâtres de cette mission bien particulière.


Tout commence un soir d'automne, lorsque Lenaïg de Kerdonkuff, fille du vicomte Goulven, franchit le seuil de son penty. Lorsqu'elle lui demande de recueillir la vie de son père en Inde, une histoire d'autant moins banale, que le vicomte gérait d'une main de fer le palais du Maharajah de Mysore, Gwenn accepte le travail avec empressement. Mais la demande de Lanaïg n'est pas sans arrière pensées et l'histoire de son père lui importe peu.


Elle espère surtout que Gwenn découvrira où le vicomte a caché une statuette d'un Bouddha en jade, qu'il aurait emporté avec lui au terme de sa mission. Une statuette qu'elle sait d'une valeur inestimable. Elle n'est pas la seule dans cette quête : un malfrat indien de la pire espèce est lui aussi, à sa recherche. Et il use des moyens les plus fourbes et violents pour s’en approprier. Les conséquences sont d'une telle gravité, que le consulat général d'Inde à Quimper finit par se mêler de cette sombre affaire.


Mais lorsque Sarun, la fille indienne adoptive du vicomte fait de même, jouant un jeu pour le moins invraisemblable, Gwenn commence à se demander s'il a eu raison d'accepter d'écrire ces mémoires.

 

Editions LES NOUVEAUX AUTEURS


 

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" La vengeance volée" d' Irène CHAUVY

 

Paris 1863, le beau ténébreux Hadrien Allonfleur, capitaine dans l’escadron des Cent-gardes, est chargé par Napoléon III de découvrir le meurtrier de deux domestiques assassinés l’un au Palais des Tuileries, l’autre dans le salon de la princesse Mathilde.

 

Afin de dénouer cette affaire hors du commun, Hadrien aura besoin de l’aide d’Amboise Martefon, inspecteur de la Sûreté à la retraite, bougon et efficace. Mais l’assassin rôde autour d’Hadrien, les fausses pistes s’accumulent et de nouvelles victimes tombent : le mystère ne fait que s’intensifier…

 

Editions ROBERT LAFFONT

 

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" La confession" de John GRISHAM le 13/07

 

Donté Drumm, jeune Afro-Américain de 27 ans, n'a plus que quelques jours à vivre. Après huit années passées dans le couloir de la mort, il va être exécuté par injection léthale pour un crime qu'il n'a pas commis.

Ce n'est pas lui qui a enlevé, violé et tué Nicole Yarber, une pom-pom girl de son lycée de Sloan, au Texas : des aveux lui ont été extorqués par des policiers racistes et son procès a été une pure mascarade.

Quatre jours avant l'exécution, un certain Travis Boyette se confesse à Keith Schroeder, pasteur à Topeka, dans le Kansas, et revendique la paternité de ce meurtre odieux. Atteint d'une tumeur cérébrale, cet homme s'est résolu à sauver un innocent. Schroeder accepte de conduire Boyette au Texas et ce voyage va totalement bouleverser sa vie.

 Parviendront-ils à convaincre les avocats, les juges, le gouverneur de la crédibilité du multirécidiviste Travis Boyette ? La route est longue pour rétablir la vérité, surtout quand la question déchaîne les passions. À Sloan, des émeutes raciales éclatent et la tension est à son comble...

 

Editions du CHERCHE MIDI

 

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" Comment rêvent les morts" de Lydia MILLET

 

PARUTION PREVUE FINALEMENT EN OCTOBRE


 

Editions FIRST

 

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" Et là il y a une histoire" de Jeffrey ARCHER

 

À Delhi, Jamwal et Nisha, de castes opposées, tombent amoureux en attendant que le feu passe au vert... « Et là, il y a une histoire » pour reprendre un vers de Shakespeare dans La Mégère apprivoisée.

Une peinture d'une valeur inestimable se transmet dans une même famille pendant des siècles avant qu'une terrible trahison ne soit prise pour une intervention divine.

Un diplomate aux manières trop frustes est forcé de jouer les Robinson Crusoë pour marcher sur les traces de ses illustres ancêtres.

Une réceptionniste italienne soutient qu'il n'y a plus de chambre de libre, et ce n'est ni la première ni la dernière fois.

Un fringant centenaire, très fier du traditionnel télégramme de félicitations envoyé par la reine, attend désespérément celui de son épouse, centenaire elle aussi.

Un détenu est chargé par la police de faire avouer à son compagnon de cellule où se cachent les diamants qu'il a volés, et le jeu de dupes commence.

 

Editions ADA

 

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" Alienation" de Catherine DORE le 29 /07

 

La nièce de Marie-Paule, âgée de 15 ans, fait une fugue.


Afin de la retrouver, Marie-Paule Chevalier fera appel à son ami le sergent-détective Simon Bernard qui la mettra en contact avec Peter McTavish, un ancien membre des motards qui purge une peine de prison à vie.

 

Pendant que Simon Bernard enquête sur une série de meurtres sordides d’adolescents, Marie-Paule acceptera d’infiltrer un gang qui font de la prostitution juvénile sous les bons conseils du taulard repenti.


Les manigances de Peter McTavish mèneront Marie-Paule au centre d’un quiproquo qui est en train de dégénérer en guerre de gangs criminalisés.

 

Editions ECLIPSE

 



 

FORMAT POCHE OU SEMI POCHE

 

Editions 10/18

 

collection Grands Détectives

 

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" Du sang sur la soie " d' Anne PERRY le 07/07

 

Au cœur de la Byzance du XIIIe siècle, les destins se construisent entre complots, pouvoir et trahisons.


Décimée par le sac de 1204, pillée, incendiée, Constantinople, la perle de l'Empire orthodoxe, tente de renaître de ses cendres. C'est dans cette ville exsangue et crépusculaire que la jeune Anna Zaridès, travestie en eunuque, tente de s'établir comme médecin. Son but : obtenir des informations pour prouver l'innocence de son frère accusé de meurtre. Elle croisera sur sa route la dangereuse et magnifique Zoé Chrysaphès, prête à tout pour redonner à la Cité impériale sa splendeur perdue.


Mais derrière les doux reflets de la soie, passions et ambitions se mêlent dans le sang...

 

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" Le concile des maudits" de Peter TREMAYNE le 07/07

 

En l'an 670, un conseil hostile à l'Eglise celtique rassemblant les leaders des confessions de toute l'Europe Occidentale est organisé en France. Dans ce climat emprunt de mysticisme, l'inimitié bat son plein. Quand le chef délégué d'Hibernia est assassiné...

 

Conseillère de la délégation irlandaise, Fidelma mène l'enquête, qui très vite se transforme en un sinistre puzzle.

 

Editions LE LIVRE DE POCHE

 

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" Huit clos en toscane " de Diana LAMA

 

Vingt ans après, sept anciennes camarades de classe se retrouvent dans une villa de Toscane où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule l'organisatrice de ce week-end "entre filles" manque à l'appel.

 

Ses anciennes condisciples imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence. Très vite, 3 d'entre elles disparaissent. Leurs amies pensent qu'elles ont filé à l'anglaise. Bientôt les dissensions apparaissent, petites querelles, jalousies larvées...

 

La tension commence à monter, d'autant que le week-end prend fin et que le bus censé venir les chercher se fait attendre. Aussi sombre que la campagne toscane est lumineuse, ce thriller très angoissant tient en haleine jusqu'au bout


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" La proie idéale" de Sophie HANNAH

 

Charlie Zailer et Simon Waterhouse prennent la déposition de Naomi Jenkins : son amant Robert Haworth ne donne plus aucune nouvelle. Mais Juliet, l'épouse de celui-ci, soutient qu'il est chez des amis.

 

Décrédibilisée, Naomi dépose plainte contre Robert pour que la police pense qu'il est angereux et le recherche. Et voilà que le corps de Robert est retrouvé sur son lit dans une mare de sang.

 

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" Le 7e ciel " de James PATTERSON

 

L'enquête sur la disparition du fils de l'ancien gouverneur de Californie, atteint d'une malformation cardiaque, fait peser une énorme pression sur les épaules du sergent Lindsay Boxer.

 

Egalement chargée de trouver les responsables de la vague d'incendie sur les villas de San Francisco, le sergent demande du renfort auprès du Women's murder club.

 

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" Quand se lève le jour" de Mary Jane CLARCK

 

Constance Young, présentatrice de l'émission d'information matinale de la chaîne new-yorkaise Key News, est retrouvée morte dans la piscine de sa résidence secondaire.

 

L'enquête s'oriente vers un acte criminel quand son chien est retrouvé mort électrocuté. Eliza Blake, une de ses collègues, cherche à démasquer le coupable parmi la longue liste des suspects.

 

Editions FLEUVE NOIR

 

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" Du brut pour les brutes "" de SAN ANTONIO

 

pas d'info disponible

 

 

" Les deux oreilles et la queue" de SAN ANTONIO


 

pas de visuel ni d'infos disponible

 

EDITIONS POCKETT

 

«  les enfants de mars » de Gregory BENFORD le 13/07

 

pas de visuel ni d'info disponible


 

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«  le centième homme «  de Jack Kerley le 13/07

 

pas d'info disponible

 


 

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«  les assassins de l’ombre » de Robert Wilson le 17/07

 

pas d'info disponible

 


 

la-nuit-du-jaguar.jpg

«  La nuit du Jaguar » de Michael Gruber le 13/07

 

pas d'info disponible

 


 

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«  la cicatrice du diable » de Laurent Scalèse le 13/07


 pas d'info disponible

 

Editions L'ARCHIPEL

 

collection ARCHIPOCHE

 

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" Contre toute évidence " de Tami HOAGle 06/07

 

À Minneapolis va s'ouvrir le procès de Karl Dahl, marginal soupçonné d'avoir violé puis torturé une mère de famille et deux enfants avant de les tuer - des crimes d'une barbarie inouïe qui ont marqué l'opinion publique.

 

Aussi la juge Carey Moore met-elle le feu aux poudres quand elle décide que les antécédents judiciaires de Dahl ne seront pas pris en compte lors des débats.


Est-ce pour cette raison qu'elle est agressée ?Afin de la protéger, elle est dès lors placée sous la surveillance de Sam Kovac et de sa partenaire Nikki Liska, deux flics de la criminelle. La routine pour eux. Jusqu'à ce que Dahl s'évade...

 

Editions RIVAGES

 

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" Le juge Ti joue du luth " de Janwillem DE WETERING le 06/07

 

S’inspirant du personnage historique du Juge Ti Jen-Tsie (630-700), qui commença sa carrière comme magistrat et la termina ministre d’Etat, l’auteur néerlandais Robert Van Gulik créa une saga policière qui fascina tellement Janwillem Van de Wetering qu’il avoua plus tard “n’avoir jamais pu se séparer de l’oeuvre de Van Gulik” même quand il pensait s’en être éloigné. Tout comme la pipe et la loupe peuvent caractériser Sherlock Holmes, le Juge Ti se distingue par son luth, qui est “l’instrument de musique des sages taoïstes par excellence”.


Il était donc logique que Wetering, auteur par ailleurs d’une remarquable biographie de Van Gulik, écrive ce Juge Ti joue du luth, hommage à son maître en littérature, et synthèse de ses propres écrits. Cette pièce policière zen est ici accompagnée d’un choix de nouvelles qui mettent en scène les héros récurrents de Wetering, De Gier et Gripjstra, les célèbres “flics d’Amsterdam” dont Rivages a publié l’intégralité des aventures.

 


Editions JAI LU

 

« Sweethearts club » de Jo Ann GOODWIN le  06/07

 

pas d'information disponible


 

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« Ilianday » de Viviane MOORE le 06/07

 

pas d'information disponible

 


 

Editions MARABOUT

 

si la mort nous sépare

 

" si la mort nous sépare" de Kate WHITE le 01/07

 

La suite des aventures de Bailey Weggins...Lorsque Ashley l'inonde de messages téléphoniques, Bailey Weggins, journaliste vedette du magazine Gloss, ne s'affole pas outre mesure : sans doute Ashley souhaite-t-elle lui soutirer un carton pour un défilé ou...

 

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" Crimes et volutpé" de Kate WHITE le 01/07

 

Lorsque l'angoisse envahit le décor feutré d'un spa de prestige...

 

Editions FOLIO POLICIER

 

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" Bergelon" de Georges SIMENON

 

pas d'info disponible

 

 


 

éditions MILADY

 

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" Alchimiste" de Peter JAMES

 

pas d'info disponible

 


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Published by Eskalion - dans A paraître....

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