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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 09:37

 

Note : Cette liste de parutions à venir n'est pas exhaustive. Ne sont pas cités les romans pour lesquels les maisons d'éditions ne fournissent pas d'informations complémentaires ni/ou de date de parution.

 

 


GRAND FORMAT

 

Editions SONATINE:   

 

verdict

 

" Verdict " Justin PEACOCK 
                             

Joel Deveraux est à l’orée d’une brillante carrière dans un cabinet réputé d’avocats d’affaires new-yorkais. Mais celle-ci est brisée net par une sinistre histoire de drogue, et Joel se retrouve du jour au lendemain avocat commis d’office dans de minables affaires de délinquance.
Vient enfin le jour où il est affecté à une affaire plus importante, aux côtés d’une autre avocate, Myra Goldstein. Lors d’un procès passionnant, aux rebondissements multiples, Joel va vite comprendre qu’en matière criminelle la culpabilité ou l’innocence d’un prévenu importe moins que la force de persuasion de son
avocat. Et que le verdict dépend bien souvent de celui qui aura su raconter l’histoire la plus convaincante.


Editions GALLIMARD Serie Noire:

 

" La dernière nuit blanche" Alessandro PERISSINOTTO

 

Cela fait un an qu’Anna Pavesi a tout plaqué à Turin son travail de psychologue et son mari pour refaire sa vie à Bergame. Elle est désormais détective, spécialisée dans la recherche de personnes disparues.


Alors que les festivités des XXe Jeux Olympiques d’hiver battent leur plein à Turin, son ancienne collègue et amie, Piera, l’appelle à l’aide pour retrouver la trace de Germana, jeune éducatrice auprès des toxicomanes locaux, disparue depuis plusieurs jours. Par amitié, Anna accepte de revenir dans cette ville, pleine de souvenirs bons et mauvais.

 

Editions FLEUVE NOIR


le dernier oracle

 

" Le dernier oracle " James ROLLINS le 10/11

 

Une ancienne prophétie de la Grèce antique mène les membres de l'unité d'élite Sigma Force à Tchernobyl, berceau des nouveaux oracles...

Quel rapport entre l'enlèvement de deux jumelles tziganes par des agents russes à la solde d'un programme gouvernemental top secret et l'assassinat d'un vieux professeur en neurologie du MIT, au moment même où celui-ci cherchait à contacter le commandant Gray Pierce ?

 

Quel lien entre une ancienne pièce de monnaie grecque retrouvée sur la victime et les activités occultes des « Jason » - cellule de chercheurs américains issue de la guerre froide, et dont les membres fondèrent l'unité spéciale Sigma Force ? 

 

au coeur des glaces  

" Au coeur des glaces" Robert MASELLO le 10/11


 

Antartique an 2000. Au cours d'une plongée, des chercheurs font une découverte saisissante : un homme et une femme enchâssés dans un glacier. Elle est d'une beauté à couper le souffle, lui porte un uniforme de l'époque victorienne. Passé les premiers moments de stupeur, Wilde se met en tête de percer le mystère qui entoure ce couple, Eleanor et Sinclair, victimes d'une terrible malédiction qui remonte à la guerre de Crimée, en 1854.
Seulement, Michael n'est pas au bout de ses surprises. En fondant, le tombeau de glace révèle ses secrets : tous deux sont... vivants. Un miracle ? Il y a fort à parier que ce soit plutôt un cauchemar...

 

LA PUTE ENCHANT2E

 

" la pute enchantée " San ANTONIO le 25/11 

 

TREMPE-TON-PAIN.jpg

"trempe ton pain dans la soupe" San ANTONIO le 25/11

 

Editions L’Archipel

 


le marchand de sable

 

" Le marchand de sable va passer " Andrew PYPER le 03/11

 

Patrick Rush perd sa femme et, dans la foulée, son emploi de critique littéraire. Seul son fils de 5 ans l’empêche de sombrer. Un peu désoeuvré, et aussi parce qu’il a toujours rêvé de devenir auteur, il s’inscrit à un atelier d’écriture, où il se distingue surtout par son manque d’inspiration...

Patrick y rencontre Angela, femme étrange qui a connu une enfance douloureuse. Lorsque celle-ci disparaît mystérieusement, il décide de lui « voler » son histoire.Et le thriller qu’il publie sous son nom, Le marchand de sable va passer, devient un best-seller. Après s’être exilé quelque temps, Patrick revient à Toronto, un peu honteux et inquiet à l’idée de retrouver les anciens de l’atelier d’écriture. Mais, peu à peu, tous meurent dans d’étranges circonstances. Rush devient le lien entre toutes ces victimes. Pour la police, aucun doute : le principal suspect, c’est lui.

Il décide alors d’enquêter sur ce Marchand de sable, le véritable coupable duquel

il reçoit des lettres anonymes revendiquant les meurtres. Comme si son héros – un psychopathe- s’était échappé des pages de son livre pour lui faire vivre un cauchemar...

 

 

Editions City

 

vague-de-chaleur.gif

"Vague de chaleur " Richard CASTLE 

 

Un magnat de l’immobilier est retrouvé mort au pied de son immeuble de Manhattan. Et visiblement, il a eu de l’aide pour passer par-dessus la rambarde… Une femme avec un passé trouble réchappe de justesse d’une embuscade. Il faut chaud, trop chaud, à New York et les passions semblent se déchaîner.
Quand un autre meurtre a lieu dans l’entourage de l’homme d’affaires assassiné, la police enquête en eaux troubles, là où le secret et le silence font loi.
Mais l’enquêtrice de choc Nikki Heat est là pour faire la lumière sur cette sale affaire. Avec son équipe, elle va percer un à un tous les secrets du mort, flambeur incestueux aux multiples ennemis. Des secrets que de nombreuses personnes auraient préféré laisser dans l’ombre…

 

Editions Michel LAFON

 

dexter

 

À la fois expert scientifique de la police de Miami et meurtrier vengeur, Dexter découvre son nouveau rôle : papa. Malheureusement, il ne peut pas profiter très longtemps de son bonheur.

 

level26.jpg

" Level 26 : Dark prophecy" Tome 2  Anthony E.ZUICKER

 

Steve Dark devrait être au fond du gouffre : la femme qu’il aimait est morte par sa faute, massacrée par le même psychopathe qui a tué ses parents adoptifs.

Mais Dark n’est pas un homme ordinaire. C’est un chasseur, capable de se glisser dans la peau des tueurs les plus aguerris et d’infiltrer leurs pensées meurtrières pour mieux les traquer. Loin de baisser les bras, il se sent désormais investi d’une mission qui n’est pas limitée par les règles de la police et qu’il ne soumet à aucune autorité, qu’elle soit gouvernementale ou morale. Une mission qui, il l’espère, lui permettra enfin de restaurer la justice.


EDITIONS ROBERT LAFFONT 

 

chronique de ford country

"Chroniques de Ford County" John GRISHAM 

 

Recueil de sept nouvelles, Chroniques de Ford County est sans nul doute le livre le plus personnel et le plus littéraire de Grisham. Toutes les histoires se déroulent dans ce comté du Mississippi où se tenait déjà l'intrigue de son premier roman, Non coupable. Dans cette peinture réaliste du sud des Etats-Unis et de ses petites villes enclavées, le cadre offre, bien plus qu’un décor, un climat, un fil conducteur, presque un personnage à part entière.

 

Editions Albin MICHEL

 

les larmes de diamant

  "Les larmes de diamant" Deborah CROMBIE le 03/11

 

 

Juive allemande, réfugiée à Londres pendant la guerre, Erika Rosenthal jouit à présent d’une retraite paisible. Mais lorsqu’elle découvre dans un catalogue de ventes aux enchères une broche en diamants qu’on lui a volée pendant sa fuite d’Allemagne, tout son passé resurgit : ce bijou mystérieusement disparu pourrait bien être lié à la mort jamais élucidée de son mari David. Elle demande à son amie l’inspectrice Gemma James de l’aider à le récupérer. Gemma James croit d’abord n’avoir affaire qu’à un cold case. Néanmoins, quand l’adjointe du commissaire-priseur est renversée par une voiture après lui avoir parlé, elle doit se rendre à l’évidence : le secret de la broche met en danger tous ceux qui l’approchent. Avec l’aide de l’inspecteur Duncan Kincaid, son mari, Gemma va tenter de percer ce mystère, naviguant dans les cercles feutrés de l’art, pour rendre enfin justice à son amie Erika.

 

Editions RIVAGES/Thriller

 

cold in hand

 

"Cold in Hand "John HARVEY le 03/11

 

Le jour de la Saint-Valentin, une confrontation entre gangs rivaux dégénère, et une adolescente est tuée. Lynn Kellogg, collègue et maîtresse de Charlie Resnick, est impliquée dans la fusillade, et le père de la victime l'accuse de s'être servie de sa fille comme d'un bouclier humain. Charlie Resnick tente d'aider sa partenaire à sortir de cette situation, mais le tact n'étant pas l'aspect le plus saillant de son caractère, il commet plusieurs erreurs. Simultanément, l'enquête que menait Kellogg sur une affaire d'homicide (le meurtre d'une jeune femme immigrée travaillant dans le monde interlope de Nottingham) s'enfonce dans une impasse : l'un des deux principaux témoins a disparu, alors que l'autre, craignant pour sa vie, refuse de parler. Les ramifications de cette affaire, beaucoup plus étendues qu'ils le croyaient au départ, plongent Kellogg et Resnick dans un maelstrom de dangers et de trahisons sur fond de criminalité galopante, trafic de drogue et drames sociaux. 

 

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" La main du mort" Otto PENZLER le 10/11

 

 

La "main du mort", c'est au poker, une paire d'as et une paire de huit, main que tenait le célèbre Wild Bill Hickok lorsqu'il fut abattu d'une balle dans le dos. Et pourtant, il prenait toujours la précaution de jouer adossé à un mur, pressentant sans doute sa fin... On comprend pourquoi, pour les habitués des tables de "Texas Hold'em", cette main qui est la pire qui soit.Otto Penzler, l'éditeur américain bien connu des anthologies Moisson noire, a rassemblé dans ce recueil des nouvelles inédites associant littérature policière et poker. Chacun des quatorze auteurs - parmis lesquels Michael Connelly, Joyce Carol Oates, Rupert Holmes, Christopher Coake, Walter Mosley et Peter Robinson - a imaginé une histoire sans autre contrainte que celle d'être liée à ce jeu. Le résultat est une étonnante mosaïque de voix et de tons : on trouvera aussi bien des parcours initiatiques d'adolescents que des enquêtes criminelles (dont une déclenchée par un rêve), ou des plongées dans des milieux spécifiques allant des grande chaînes de télévision au show-business en passant par l'école.

 

Editions CRITIC

 

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"Le projet Bleiberg" David S. KHARA

 

"Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d’avoir envie de crever, du moins, pas avant d’avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j’ai de la monnaie à rendre. »


1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich.

De nos jours. États-Unis.
Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient d’être assassiné. Aussitôt, la C.I.A. dépêche unepétillante recrue pour protéger le fils du défunt.


Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek.

Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière.
N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

 

Editions JBZ et Cie

 

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" Les visages de dieu" MALLOCK 

 

 

Cauchemar sur Paris !
Amédée Mallock, moitié ours, moitié commissaire, se retrouve devant une affaire
d’apparence classique : la recherche d’un tueur en série.Si l’extrême cruauté et l’originalité morbide de son mode opératoire en fait un cas à part, l’identité des victimes laisse également le commissaire perplexe. Physiquement et socialement différentes, il n’y a pas le moindre point commun entre elles.

 

Editions ECORCE

 

" Bois " Fred GEVART

 

Editions LATTES

 

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" La 8ème confession " James PATTERSON

 

Les apparences sont parfois trompeuses…
Tandis que le gotha de San Francisco assiste à la soirée la plus courue de l’année, une personne observe et attend le moment où elle pourra se venger d’Isa et Ethan Bailey, le couple star de la ville. Elle commettra le meurtre parfait… Mais la vérité peut s’avérer mortelle.

Peu de temps avant, une autre personne a été retrouvée assassinée. La victime est un prédicateur porteur d’un message d’espoir pour les sans-abri. L’enquête est sur le point de tomber aux oubliettes, mais Cindy Thomas sent qu’elle tient là de quoi publier un article et décide de prendre l’affaire en main. En fouillant dans le passé de la victime, elle découvre que l’homme, qui se faisait appeler Bagman Jesus, n’était peut-être pas le saint que tout le monde croyait. C’est maintenant l’heure des confessions… 

 

les fils de ramses

 

" Les fils de Ramsès" Meyer KERDELLANT 

 

 

Paris, place de la Concorde. C’est une nuit de printemps. Au pied de l’obélisque est déposé un corps. Une momie. 
Hosni Ziady, alias « Doctor Kids », un célèbre médecin qui consacre sa vie aux enfants malades, et Emma, une avocate américaine reconvertie dans l’humanitaire, sont les premiers témoins de ce tableau d’horreur. La même nuit, Raphaël, fils d’Hosni et de Rania, grande spécialiste de l’art égyptien, joue sur Second Life au Maître de l’Eternité, un jeu qui semble annoncer dans le virtuel ce qui se passe dans le réel. Jeune ado prodige, il est capable de déchiffrer les hiéroglyphes. 
Mais l’enfer ne vient que d’ouvrir ses portes. Une deuxième puis une troisième momie sont retrouvées, à Londres d’abord, puis à New York, et toujours au pied d’un obélisque. Qui peut être ce tueur fou, obsédé par la vie éternelle ? L’affaire s’opacifie lorsque Hosni comprend que ces meurtres divers le visent tous indirectement. 
Le médecin, accompagné d’Emma, prête à tout pour sauver celui qu’elle aime, va tenter de percer le sens de ces mises en scènes macabres qui, des laboratoires de génétique aux plus hauts lieux de l’Egypte antique, l’entraîneront dans l’univers troublant des derniers fils de Ramsès.

 

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"Meurtre au café de l'Arbre Sec" Michèle BARRIERE

 

Février 1759. Alors qu’il est sur le point de confectionner une glace nouvelle, révolutionnaire, dont le parfum doit être tenu secret, Jean-François Savoisy, tranquille cafetier de la rue de l’Arbre-Sec à Paris, ne doute pas de son succès et entend bien coiffer Procope, son éternel rival, au poteau.Quiplus est, lorsqu’au détour d’une rue il croise son vieil ami Menon, grand cuisinier de son état, la vie lui paraît prendre un tour nouveau : consécration et félicité semblent lui tendre les bras. C’est sans compter sur son épouse qui, intellectuelle dans l’âme, s’est fermement engagée dans la bataille aux côtés d’auteurs tels que Voltaire ou, son chouchou, Diderot. Lorsque ce dernier lui confie un manuscrit afin d’échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas au-devant de quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu’elle ignore surtout, c’est que dans l’ombre patientent deux individus, attendant leur heure, eux aussi à la poursuite d’un manuscrit… Dans ce dernier épisode de la saga Savoisy, nous retrouvons avec délice les ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans : chapons, ravioles, pâtés, ciboulette, épices et hypocras ont la part belle dans cette intrigue où les cadavres ont un étrange goût de caramel et où les rencontres sont pour le moins… inattendues.

 

Editions MASQUE Grand Format

 

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" Tant de secrets enfouis " Mark BILLINGHAM

 

 

Luke Mullen, 16 ans, a disparu à sa sortie du lycée. Fils d’un ancien inspecteur, c’est un adolescent sans histoires. Puis la police reçoit un enregistrement vidéo… Un homme au visage caché, une seringue à la main. Maintenant, c’est sûr, il s’agit d’un enlèvement. En voyant la liste de personnes susceptibles de lui en vouloir que le père a dressée, Tom Thorne s’étonne : il y manque le nom d’un suspect dans une affaire criminelle non résolue, un homme qui a jadis menacé l’inspecteur Mullen. Celui-ci aurait-il quelque chose à cacher ? Et en creusant trop loin dans le passé, Thorne ne risque-t-il pas de mettre la vie de Luke en danger ?

 

DOCUMENTS

 

Editions SAO MAI

 

Dynamite-

"Dynamite" LOUIS Adamic

 

En octobre 1979, dans Charlie mensuel n°  129, Jean-Patrick Manchette écrivait ceci :

Le polar est l'histoire de la criminalité et du gangstérisme, c'est-à-dire l’histoire de la violence obligée des pauvres après la victoire du Capital. Vous croyez que j'exagère ? Lisez donc Dynamite, the story of class violence in America de Louis Adamic (Viking press, 1936 — il faudrait vraiment que quelqu'un traduise ce texte passionnant). On y voit lumineusement comment le syndicalisme américain s'est transformé en syndicalisme criminel quand la possibilité de la révolution a disparu et quand, par conséquent, la question n'a plus été que celle des fameuses « parts du gâteau ». On y voit comment des militants ouvriers radicaux ont pu devenir racketters et bootleggers puisqu'il n'y avait plus d'autre moyen de jouir.

Editions du Polar

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" Sur les pas de Maigret " Sylvestre CLAINCIER et Guyla ZARAND 

 

Le commissaire Jules Maigret est un personnage de fiction. Héros de 75 romans policiers et de 28 nouvelles écrites par Georges Simenon, cet homme imposant, d'un mètre quatre-vingt, aux larges épaules, est un personnage qu’on n'oublie pas facilement. Sa démarche, sa pipe et son chapeau, appartiennent désormais à l'imagerie populaire. À ses yeux, la recherche criminelle, est avant tout celle d'une vérité humaine qu'on ne saurait mieux comprendre que si on l'a d'abord ressentie. L’ouvrage tente de saisir les émotions de l'auteur en parcourant les lieux de son inspiration et les itinéraires détaillés de son héros.

 

VIENNENT TOUT JUSTE DE PARAITRE ET MERITENT QU'ON EN PARLE:

 

Editions JIGAL
franco est mort

 

" Franco est mort jeudi " Maurice GOUIRAN

 

C’est cette fois du côté de l’Espagne et des Pyrénées que Maurice GOUIRAN va puiser la chair et le sang de son nouveau roman : l’Espagne de la guerre civile, l’Espagne de la dictature, l’Espagne de toutes les horreurs... Mais également les Pyrénées, donc la France, puisque c’est là, du côté d’Argelès, que vont s’échouer et mourir par centaines les réfugiés républicains en déroute.

 

Le décor est posé — terrible, inhumain, cruel —, mais Maurice GOUIRAN trouve l’art et la manière — le talent — de nous rendre ce récit émouvant et très attachant. Émouvant grâce aux hommes et aux femmes, qui habitent son roman, Élisa, Manu, Fabiola, Pedro, Luiza, Ramon et quelques autres... ce peuple d’anonymes, ces militants qui luttent pour leur survie, ces mômes hagards qui suivent le mouvement, ces femmes qui aiment, protégent et espèrent, ces hommes qui souffrent et tombent au combat...

 

Et si sous l’intrigue les mots sont si denses, c’est parce que ce sont ceux de l’Histoire. Maurice GOUIRAN nous offre encore une fois un roman à mettre entre toutes les mains, et surtout dans celles de nos enfants, parce que, comme à son habitude, sous ses atours d’écrivain remarqué de polars, il rend possible et accessible un éclairage salutaire sur cette terrible période.

 

Ce roman fera l'objet d'un billet sur Passion Polar dans les prochaines semaines.

 

la-meduse.jpg

 

" La posture de la méduse " Alain PUCCIARELLI

 

Oliveri ? Un teigneux à la langue hirsute ! 

Après son très remarqué Meurtres à la Cité radieuse, Alain PUCCIARELLI récidive là, en compagnie de son alter ego Oliveri, flic de son état, tendance barbouze mal embouché, n’aimant rien ni personne, ou presque, sinon sa bouteille de whisky et ses gousses d’ail, fuyant sa nana, les emmerdements et le service action... Mais la vie étant souvent pleine de surprises, rien ne se passe évidemment comme cela devrait... Oliveri est un teigneux qui ne lâche jamais le morceau et son charme c’est sa langue, ses expressions, sa tchatche... son côté iconoclaste et irrespectueux, des hommes, de la vie, des mots, des procédures et des usages... Un vrai régal  

 

 

A SUIVRE LES NOUVEAUTES 2eme PARTIE (Format poche) :

LUNDI 11/10

 

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Published by Eskalion - dans A paraître....
16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:18

Un-employe-modele

 

Permettez- moi pour une fois d’entamer mon billet par des remerciements. En effet, si celui-ci a le mérite d’exister c’est grâce à deux amis blogueurs qui m’auront finalement convaincu, par leurs propres papiers, d’acheter et de lire le livre dont il est question ici.

 

En effet, à la sortie de ce roman, en lisant la quatrième de couverture, j’avais reposé le livre sur l’étalage du libraire et passé mon chemin. Le thème, la trame de l’histoire me faisaient trop penser à la série télé « Dexter », série pour laquelle je suis complètement hermétique.

 

Mais les mots et l’engouement de mes amis m’auront fait faire machine arrière. Vous trouverez d’ailleurs le lien vers leurs articles respectifs à la fin de mon propre commentaire. Alors merci Richard et merci Pierre pour m’avoir convaincu de pénétrer dans l’univers de Paul Cleave. Et quel univers ! 


Joe fait partie de ces personnes que nous côtoyons souvent sans véritablement  les voir, de ces ombres qui vivent à la périphérie de nos propres existences sans que nous ne les connaissions vraiment. Voyez- vous Joe est un peu benêt, un homme simple d’esprit qui remplit sa vie avec un seau et une serpillère. Car Joe est agent d’entretien, technicien de surface dans le jargon scientifique de nos sociétés modernes, et s‘acquitte modestement de sa contribution au fonctionnement de celles-ci en passant quelques heures par jour à nettoyer les couloirs et les bureaux du commissariat qui l’emploie.

 

Pourtant Joe mériterait à être connu ! Car tout le monde à des talents cachés, même les simples d’esprits. Et dans son domaine, Joe est carrément un virtuose ! D’ailleurs, l’expression de son don si particulier ne s’affiche t’il pas tout au long de ce grand tableau dans la salle de réunion des inspecteurs ? Toutes ces photos qui s’alignent, ces portraits de femmes, toutes plus belles que les unes que les autres ! Certes, elles ont le teint un peu blafard, voire carrément cadavérique.

 

Car  voyez- vous, le passe-temps de Joe, c’est de tuer des femmes. C’est son hobby, comme d’autres s’adonnent à la peinture ou collectionnent des timbres. Joe lui, tue. Et n’allez pas voir, esprit pervers que vous êtes, que derrière cette pratique un peu particulière, se cache l’expression d’un traumatisme quelconque remontant à la petite enfance !

 

Joe va bien, il est heureux. Il a une maman qui l’aime (« Elle a trois gros grains de beauté sur le visage, chacun d’eux avec un poil noir qu’elle refuse de couper. Sa lèvre supérieure cultive une fine ligne de duvet. ») qui ne manque jamais de harceler d’inviter son fils à manger, fut-ce en usant du pouvoir de séduction qu’une maman a toujours sur son fils (« trop occupé pour appeler ta mère ? trop occupé à  t’inquiéter de me briser le cœur ! »), qui sait apprécier à sa juste valeur les gestes attentionnés de son garçon ( je lui tends la rose que j’ai cueillie dans le jardin d’Angela …..l’expression de maman est inestimable quand je lui donne la fleur rouge…Aïe, dit-elle, se piquant le doigt sur une épine. Tu me donnes une rose avec des épines, mais quel fils es tu, Joe ? »), et qui s’inquiète pour son fils ( « les hommes ne devraient pas être gay, Joe. C’est pas bien ! …. Tu es sur que tu n’es pas gay Joe ? ») . Ces visites dans le giron familial sont autant de moments de réconfort pour Joe (« A peine arrivé à la maison, je saute sous la douche et j’y reste une heure entière pour me laver de ma mère. »)

 

Il y a aussi Sally, une jeune fille qui  travaille au commissariat et qui s’intéresse à lui. Un peu trop peut-être. Mais elle se sent si proche de lui, qu’elle s’est fixée pour mission de l’aider et d’être là à ses côtés. C’est parfois un peu pesant pour Joe, mais après tout, elle fait d’excellents sandwichs.

 

 Joe est  donc un homme normal. Pleinement conscient de la supériorité de son intelligence qui lui permet de jouer à la perfection ce rôle d’attardé auquel personne ne fait finalement attention. Joe tue sans haine et sans esprit de revanche. Il est même capable d’avoir de la culpabilité quand il tue par nécessité, que ce soit un chat ou une handicapée en fauteuil roulant ( « Je ne suis pas un animal. Je ne vais pas tuer quelqu’un parce qu’il passe par là. Je haie les types comme ca. C’est ca qui me rend différent de tous les autres. C’est mon humanité. »).

 

En se rendant ainsi transparent aux yeux des inspecteurs il peut ainsi suivre discrètement l’enquête le concernant et se délecter de l’énergie impuissante qui est mise en œuvre pour lui courir après. Pourtant un jour, un huitième visage vient s’accrocher au tableau. Un visage qu’il ne connait pas, victime d’un meurtre qu’il n’a pas produit. Contrarié, mais ni en colère, ni jaloux, Joe va dès lors mener sa propre enquête.

 

Autant Thomas Harris, l’auteur du «  silence des agneaux » avait excellé dans la méticulosité, le perfectionnisme et la perversion de son personnage Hannibal, autant Paul Cleave excelle lui, dans le cynisme sans borne de Joe.

 

Quand on garde à l’esprit qu’il s’agit là d’un premier roman on ne peut être que soufflé par la maîtrise de l’auteur. L’écriture est légère, l’humour parsemé tout au long de l’histoire, ce qui décuple  la puissance de certaines scènes (celle où Joe fait une drôle de rencontre qui va le faire basculer dans un monde « impair », m’a provoqué un tel malaise que primo elle m’a fait me gigoter sur ma chaise au fur et à mesure que je lisais le passage,  deuxio  elle restera sans doute à jamais  gravée dans ma mémoire de lecteur !!). Mais plus encore, la profondeur  et le portrait haut en couleur des personnages  et les perspectives selon lesquelles l’histoire est narrée, donne à ce livre la qualité d’un roman parfaitement abouti.

 

Ceci étant, je ne serai pas sans reproches à l’égard de celui-ci. D’abord je trouve l’histoire malgré tout un peu rocambolesque, et du coup à mes yeux elle perd en crédibilité. Surtout la fameuse rencontre qui conduira Joe dans un parc (pour l’anecdote  cette rencontre m’a rappelé le livre d’Herbert Lieberman que j’avais lu il y a bien longtemps, « le tueur et son ombre »).

 

Enfin, je trouve que l’on ne sort jamais de l’empathie que l’on éprouve pour Joe dès le début du roman. C’est peut être volontaire de la part de l’auteur mais personnellement cela m’a au final dérangé. Sans doute le portrait maternel et l’expérience vécue par Joe dans l’histoire y sont pour quelque chose, mais du coup on s’indigne davantage pour lui et ce qui lui arrive, que pour ses victimes qui restent quant à elles désincarnées, dépersonnalisées.

 

J’ai  donc eu un certain plaisir à lire «  Un employé modèle » , et je ne regrette pas que mes deux compères cités en préambules de ce papier m’aient convaincu d’y plonger dedans, malgré les quelques réserves que je viens d’évoquer. Ce roman en appelle d’autres que j’espère d’aussi bonne qualité, et je ne manquerai pas cette fois de les acheter ! c’est promis !

 

Les liens des copains

http://lecturederichard.over-blog.com/10-index.html  ( en fin de page 3)

http://black-novel.over-blog.com/12-index.html

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Published by Eskalion - dans Auteurs Néo-Zélandais
10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 11:31

 

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La bicyclette de la violence.

 

Colin Bateman est un de ces auteurs dont on peut facilement passer à côté, même en lisant un de ses romans. En entamant la lecture de celui ci, je me suis vite dit que j’avais entre les mains un p’tit roman sympathique, mais qui au demeurant n’en resterait qu’au stade du roman de gare.

 

Déjà le titre, « la bicyclette de la violence », m’avait fait penser à une feignante traduction, irréfléchie et inconséquente. Pourtant, me reportant au titre original, il semblait bien ne pas y avoir d’erreur sur la transcription qui en était faite dans la langue de Molière. Cela confortait donc mon impression première, d’autant que la bicyclette en question ne joue pas véritablement un rôle crucial dans l’histoire.

 

Pourtant, au fil des pages, je me suis lentement laissé pénétré par la vie de ce drôle de héros, Miller, qui n’en est pas vraiment un, ou alors bien malgré lui. Journaliste de son état et alcoolique de nature, celui-ci se retrouve muté dans une ville où l’information s’y meurt de ne pouvoir y trouver matière, après avoir une fois de plus brillé de ses acrobaties éthyliques.


L’histoire se passe en Irlande, celle du Nord, celle où les communautés catholiques et protestantes se font face, et Crossmaheart, ville où est mutée Miller, porte en elle une ligne de partage, où le whisky n’a pas forcément le même goût selon le côté de la ligne où l’on se trouve.

 

Mais Miller est aussi bon journaliste qu’il est écumeur d’alcool. Très vite celui-ci va s’intéresser à son prédécesseur, Jamie, qui a mystérieusement disparu et que tout le monde  considère depuis, sans le dire,  comme étant  devenu un spécialiste du pissenlit étudié sous l’angle de la racine.

 

Sa route va croiser celle de Marie, l’ex petite amie de Jamie, insaisissable et incandescente et qui finira par lui révéler un lourd secret  tout en mettant le feu à son cœur engourdi. Dans un paysage où tout est faussement figé, les questions de Miller vont réveiller de vieux souvenirs

 

Il y a des auteurs qui percutent, qui cognent, d’autres  qui bluffent, séduisent,  ou  hypnotisent leurs lecteurs. Colin Bateman est un auteur qui imprègne, qui imbibe son lecteur de son écriture  « silencieuse », discrète, presque anodine. Pourtant, soutenue par un humour décapant et terriblement efficace, l’auteur nous plonge progressivement sous le vernis des apparences d’une société en guerre permanente et où les hommes, déchirés entre l’envie de vivre et celle de se battre pour  l’honneur de leur histoire et celui de leur communauté, s’abîment et plient sous la mélancolie et la résignation, baignant dans un sacrifice permanent  d’une histoire qui  finalement les dépasse.

 

A lire ce roman au 1er degré on en retiendrait donc pas grand-chose.  Certe l’humour noir de l’auteur arrache t-il sans problème un sourire voire quelques éclats au lecteur. (« Au bout de 100 m il se retourna et fit signe à un taxi. Le premier passa sans s’arrêter, le deuxième aussi. Le troisième allait en faire autant quand Miller émit un sifflement strident. Le taxi vint se garer près du trottoir, tandis que le brave clébard de Callaghan, se précipitait lui aussi, pour répondre à son appel, entraînant son maître sur la chaussée, où ils se firent tous les deux écrabouiller par un camion qui passait ».), mais ce serait passer à côté de ce roman que de s’arrêter à cela.

 

 

Sans doute serai-je tombé  dans ce travers si  je n’avais réalisé au bout d’un moment que ce roman se lisait aussi en filigrane. Que l’humour était d’abord  un voile pudique et délicat qui recouvrait l’ampleur des tragédies personnelles des personnages. (« …Le toubib avait débarqué, en nage et hochant la tête comme s’il s’apprêtait à en faire tout un fromage, mais quand il se décida à cracher le morceau, il le fit avec une admirable sobriété. Miller avait vaguement craint qu’il leur annonce que leur père avait été rappelé à Dieu, un genre de promotion autant dire, ou qu’ils l’avaient «  perdu », comme si un cadavre décharné avait sauté du lit pour aller se planquer dans les profondeurs souterraine de l’hosto. Mais à son grand soulagement, le médecin se fendit d’un simple «  Désolé, il est mort ». ).

 

Plus encore, derrière cet humour décapant, Colin Bateman dresse le portrait sans concession de la décrépitude lancinante d’une société amputée de son espérance.  Un portrait au vitriole, mais non sans une certaine tendresse pour ses personnages. Des héros malheureux pour qui, dans le jeu de la vie, les dés sont pipés d’avance, prisonniers d’une histoire dont ils ne peuvent se défaire, et où l’espérance d’un avenir est déjà en soi une insulte faite au passé.

 

La fin de ce roman viendra confirmer cette impression grandissante au fil de celui-ci, que finalement il n’a vraiment  rien à voir avec un roman de gare, que l’auteur est tout sauf un auteur de supermarché. Pour peu qu’on prenne le temps, dans la lecture de cette histoire, de poser quelque fois son livre et de se laisser pénétrer par les mots, le lecteur  réalisera  alors qu’il s’est laissé séduire par une histoire finalement poignante et terriblement humaine.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 14:58

peace

 

Tap! Tap! Toc! Toc! Bang ! Bang ! ; « Qui est là? » C’est « Tokyo, ville occupée » le nouveau roman de David Peace ! »

 

Ce roman est le second d’une trilogie entamée avec « Tokyo, année zéro ». Le troisième opus devrait donc, en toute logique, paraître l’année prochaine.

 

Tokyo, 1948. Dans une ville encore sonnée par la gifle magistrale que lui a infligée l’Histoire, un homme se présente dans une banque. Il s’annonce médecin du ministère de la santé et vient pour vacciner l’ensemble des salariés contre une épidémie de dysenterie qui vient de se déclarer dans le quartier. Quelques minutes après avoir bu le vaccin, 10 morts s’étalent sur le sol, quelques rares survivants bougent encore, deux mourront un peu plus tard. C’est le début d’une histoire retentissante qui a véritablement marqué la capitale japonaise au sortir de la guerre.

 

En mettant en place une structure narrative complexe mais magnifiquement maîtrisée, c’est d’abord à un incroyable exercice de style parfaitement réussi auquel s’est livré David PEACE. Les mots s’entrechoquent portés par des rythmes variants qui les font rentrer en résonnance pour nous délivrer un récit d’une grande musicalité .Car « TOKYO, ville occupée » c’est un roman qui se lit à voix haute. Il porte en lui, malgré la tragédie qu’il évoque, une certaine poésie qui est livrée au lecteur au fil des pages.

 

C’est à travers douze voix, douze témoignages, douze chandelles (celles des morts, d’un policier, d’une survivante,...etc...) qui s’éteignent au fur et à mesure qu’elles ont éclairé leur pan de vérité, que nous sont rapportés les événements, de près ou de loin, du côté des morts ou de celui des vivants. Et ce, comme autant de pièces d’un puzzle qui ne demande qu’à être reconstruit.

 

Sauf que les pièces ne se rassemblent pas, que le puzzle ne se reconstruit pas. La vérité est un faux semblant dans ce Tokyo vaincu .

 

Tokyo est une ville occupée, possédée. Par l’occupant, mais aussi par son passé venimeux. Car Tokyo est une ville empoisonnée par son histoire récente. Les chandelles éclairent une réalité terrible qui s’esquisse dans les ombres qu’elles projettent et qui renvoient à des unités spéciales qui ont œuvré en Chine, et à des pratiques expérimentales funestes sur l’être humain. Car Tokyo est une ville évanescente et occulte, où rôdent les fantômes d’un passé qui ne veut pas mourir et qui viennent maudire les vivants.

 

Tokyo a fermé les yeux, a brisé les miroirs. La ville refuse de voir, de reconnaître et de faire sienne une page d’histoire dont elle n’est pas sortie glorieuse et qui entache son passé millénaire. Alors la ville ignore, et se ment. A travers ces pages lyriques et poétiques souvent incantatoires et qui relatent ce crime odieux commis dans une banque, c’est finalement un parallèle qui est fait avec la mécanique mise en œuvre par ce pays et ce peuple vaincu, pour se construire une autre histoire que l’on devine.

 

Comme l’explique parfaitement David PEACE dans l’interview qu’il a accordée à France Culture dans l’émission "Mauvais Genre" c’est parce que les japonais ignorent encore aujourd’hui dans leur grande majorité les exactions commises par l’armée impériale, qu’ils ont pu se construire une image de victime de la guerre (avec Hiroshima et Nagasaki) réfutant de fait celle de l’agresseur. Dès lors les japonais pouvaient entreprendre une reconstruction effrénée de la ville et du pays pour se lancer à corps perdu dans le développement économique à tout crins.

 

Mais le passé est un fantôme lui aussi qui parfois peut remonter à la surface et troubler les consciences.

 

C’est donc , un très grand roman qu’a enfanté David PEACE. Il devient incontestablement un auteur majeur du roman noir. Il maîtrise aujourd’hui à la perfection sa technique d’écriture, chaque fois réinventée.

 

Ce roman est un véritable coup de cœur, et j’attends donc avec une très grande impatience le troisième opus !

 

Cette critique est réalisée dans le cadre de l’opération « Masse critique » organisée par Babélio que je remercie au passage, ainsi que les éditions Rivages.

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 22:06

 

EDITIONS LE PASSAGE :

 

 

romaenigma1.jpg Gilda PIERSANTI " Roma enigma "

 

La Garbatella, à Rome, un soir calme de printemps. Sur le seuil de la pâtisserie la plus réputée du quartier, une jeune étudiante s’effondre… Tuée par balle.
Un meurtre inexplicable : pas d’arme du crime, aucun suspect, rien dans le passé de la victime qui permette de suivre la moindre piste. Un meurtre sans mobile. Le crime parfait ?
Dans les méandres de la ville éternelle, un nouveau défi pour l’inspecteur Mariella De Luca et sa coéquipière, la belle Silvia Di Santo.


 

EDITIONS GAÏA :

 

incendiaire_bd.jpg Jon Hallur  Stefensson " L'incendiaire "

 

Les Islandais de Seyðisfjörður redoutent les incendies criminels qui menacent depuis quelque temps leur bourgade. Smári, le brigadier-chef, est doté d'une intime connaissance des protagonistes. Presque trop intime. Appelé en renfort de Reykjavík, l'inspecteur Valdimar Eggertsson apporte un regard d’étranger, d’homme de la capitale. Deux hommes que rien n’oppose, sauf peut-être un bon verre de Pilsner sans alcool, péché-mignon de Valdimar, et qui laisse plutôt Smári de glace…

 

 

EDITIONS JAI LU :

 

Fred VARGAS " un lieu incertain "

 

Adamsberg doit se rendre à Londres pour participer à un colloque. Le jeune brigadier Estalère et Danglard, qui est effrayé à l'idée de passer sous la Manche, font également partie du voyage. Un événement macabre alerte Radstock, leur collègue de New Scotland Yard.

 

9782290024669_cb.jpg Henri LOEVENDRUCK " Les cathédrales du vide "  parution prévue le 06/10

 

Sous couvert de protection de l'environnement, une organisation internationale opaque fait main basse sur plusieurs régions du globe afin de découvrir un secret enfoui au coeur de la Terre, secret qui pourrait bouleverser l'avenir géopolitique de la planète. Alerté par une série de disparitions, le commandant Ari Mackenzie, ancien des Renseignements généraux, décide de mener l'enquête.

 

 

EDITIONS DU MASQUE:

 

9782702434321-G.jpg  Ian RANKIN " Exit music "

 

À une semaine de la retraite - « jour de la montre en or » -, Rebus ne se résigne pas à partir sans avoir réglé certains comptes. Surtout avec Big Ger Cafferty, le caïd d’Edimbourg lié avec le pouvoir politique et la haute finance, et qu’il n’est toujours pas parvenu à faire tomber. Le meurtre d’un poète russe dissident offre à Rebus sa dernière occasion d’y parvenir. Pour ses supérieurs, il ne s’agit que d’une agression banale qui a mal tourné. Vu les indices, c’est peu probable… Ayant mis au jour des liens entre une délégation d’hommes d’affaires russes, un député nationaliste du Parlement écossais, une banque puissante qui a le vent en poupe et… Cafferty, Rebus croit tenir sa vengeance. Une dernière fois, il œuvre dans son coin en dépit des instructions, réussit à se faire mettre à pied trois jours avant la retraite, et dénoue avec son flair inimitable les fils tordus du piège qu’on lui tend. Dans la guerre de fond séculaire entre le vice et la vertu, il semble que Rebus ne l’emportera jamais contre le monde des nantis, des arrogants et des renvois d’ascenseur. Mais il partira la tête haute.

 

9782702435151-G.jpg  Philipp VANDENBERG " Le magicien des miroirs "

 

Au XVe siècle, Michel Melzer, miroitier à Mayence, cherche fortune à Constantinople en compagnie de sa fille muette. Il est venu y vendre ces miroirs ruineux dans la fabrication desquels il excelle et qui passent à l’époque pour des objets magiques. Là, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, il fait par hasard une découverte extraordinaire, celle de l’Art noir - nom que l’on donnera longtemps à l’imprimerie. L’Occident ignore encore cette manière de reproduire l’écriture à l’infini. Les maîtres du monde sont alors partagés entre inquiétude et convoitise. Chacun veut être le seul à posséder l’imprimerie, incomparable instrument de pouvoir par le contrôle des esprits. La fièvre de l’Art noir déclenche alors ambitions, rivalités et meurtres. Melzer, premier maître de la composition en caractères mobiles, se trouve pris dans les filets de leurs intrigues, projeté dans un sillage d’or et de sang. Mais s’il n’était que la proie des politiques ! L’amour d’une belle luthiste va bientôt tourmenter ce magicien malgré lui.

 

9782702435144-G.jpg  Hubert Prolongeau " L'oeil de Diderot "

 

l est bien difficile en ce XVIIIe siècle, dit des « Lumières », de vouloir à tout prix éclairer les esprits. Denis Diderot, qui met la dernière main à son Encyclopédie, ne se décourage pas malgré la défection de d’Alembert qui le laisse bien seul face à une lourde tâche. 
Et cette soudaine solitude n’est pas le moindre de ses soucis : le pouvoir, qui veut maintenir le bon peuple dans l’ignorance, a interdit l’ouvrage. 
Diderot se voit contraint d’écrire en cachette et de faire imprimer l’ouvrage dans la clandestinité. En dépit de toutes les précautions dont il entoure l’œuvre de sa vie, le grand philosophe n’est pas à l’abri puisque ceux qui veulent l’empêcher de s’exprimer ne reculent devant rien… Et cette fois, c’est l’imprimeur qui vient d’être retrouvé assassiné !

 

9782702435137-G.jpg Cristina RODRIGUEZ " Meurtres sur le palatin "

 

EDITIONS JC LATES:

 

9782709633338-G.jpg Camilla CEDER " Mémoires gelées"

 

Un matin de décembre, dans une petite ville suédoise, Seja est réveillée par un coup de fil d’Ake Melkersson, son voisin. Ake, sous le choc, lui apprend avoir découvert un homme mort, le bas du corps écrasé par une voiture. Lorsqu’elle l’accompagne sur le lieu du crime, le fragile équilibre qu’elle avait bâti dans sa vie est bouleversé. 
Seja rencontre l’inspecteur Christian Tell, en charge de l’affaire. Les indices restent minces et les choses se compliquent encore lorsqu’une nouvelle victime est retrouvée, tuée dans les mêmes circonstances. Sans compter le début d’une liaison entre Christian et Seja… Pourtant la jeune femme dissimule des éléments à l’inspecteur, se gardant de lui révéler que certains aspects des meurtres lui rappellent une jeune fille connue des années auparavant. Quel est le lien entre ces meurtres et les événements qui se sont déroulés douze ans plus tôt ? Le passé ressurgit, non sans conséquences pour Seja, pour l’enquête et pour le commissaire Christian Tell lui-même… 

 

EDITIONS RIVAGE :

 

9782743621476.jpg Cornelius LEHANE " Les fantômes du vieil hotel "  parution prévue le 06/10

 

Une relative insouciance règne encore à New York en ce début des années 1990, surtout à l'approche des fêtes de Noël. Brian McNulty, aspirant acteur et toujours barman de son état, travaille au Savoy Hotel. Il fait équipe avec Barney, un collègue irlandais qui soupçonne depuis quelque temps de louches trafics entre le patron de l'établissement et le directeur du syndicat hôtelier. Un soir, Barney est attaqué et cruellement blessé : on lui a coupé l'extrémité des doigts de la main droite. A-t-on cherché à lui donner un avertissement ?

 

La situation se corse lorsque le patron de l'hôtel, Mac Alister, s'en prend à l'une des plus vieilles serveuses, trouvant un prétexte fallacieux pour la licencier. Le lendemain, Mac Alister est assassiné. Aidé de son père, inusable militant, Brian va mener l'enquête et s'apercevoir que le Savoy Hotel cache son lot de turpitudes, de haines et de drames.

 

9782743621452.jpg Giorgio SCERBANENCO " Ils nous trahirons tous " parution prévue le 13/10

 

 

Duca Lamberti reçoit une visite étrange et plutôt désagréable : veuit-il gagner un beau pactole grâce son ancienne activité de médecin ? Il s'agit de recoudre l'hymen d'une jeune femme qui doit bientôt se marier et qui n'est plus vierge. Le visiteur se recommande de l'avocat Turiddu Sompani, un ex-compagnon de cellule de Lamberti, personnage détestable dont il ne veut pas entendre parler. Mais Sompani vient de mourir. Pourquoi se prévaloir de la recommandation d'un mort ? Qui a pu se venger ainsi de Sompani ?

 

 

EDITIONS SONATINE :

 

artoff86.jpg R.J Ellory "Les anonymes" parution prévue le 07/10

 

Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu’un serial killer est à l’œuvre. Enquête presque classique pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement ? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente, et va conduire Miller jusqu’aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain.

 

 

EDITIONS POINT:

 

9782757820070.jpg Anne HOLT " Madame la présidente"

 

La présidente des États-Unis est enlevée lors d’un voyage officiel en Norvège. Pour le commissaire Stubø, il s’agit ni plus ni moins d’éviter une crise mondiale. On lui assigne un collaborateur inattendu, Scifford, profiler au FBI, un homme mystérieux surgi du passé trouble de sa propre femme et coéquipière, Vik. Une apparition pour une disparition, est-ce vraiment une coïncidence?

 

 

EDITIONS FLEUVE NOIR :

 

9782265087293.gif Frank THILLIEZ " Le syndrome E " sortie prévue le 14/10

 

Méfiez-vous le Syndrome E est certainement en vous…

 

9782265088672.gif Jon STOCK " Hors d'Haleine " sortie prévue le 14/10

 

9782265090330.gif Fréderic DARD " Le bourreau pleure" parution prévue le 14/10

 

EDITIONS POCKET :

 

9782266199445.gif  Roslund et Hellström " La Bête " parution prévue le 14/10

 

Lorsque Bernt Lund parvient à s'évader du quartier pour délinquants sexuels de la prison d'Aspsås, le commissaire Ewert Grens et son adjoint Sven Sundkvist, de la police de Stockholm, craignent le pire. Quatre ans auparavant, Lund a en effet violé et assassiné deux fillettes, sans jamais manifester le moindre remords pour ses actes. Leurs peurs se révèlent fondées : le corps d'une enfant est retrouvé peu de temps après dans un bois, portant la signature de Lund. Tandis que la nation entière s'indigne de l'impuissance des autorités face au meurtrier en fuite, Fredrik, le père de la petite victime, décide de se faire lui-même justice…

 

 

EDITIONS 10/18 Domaine policier

 

9782264052193 Ake EDWARDSON " Presque mort "

 

Un gangster, un écrivain, un politicien et un citoyen ordinaire - sans compter le commissaire Winter rongé par le doute et par un mal de tête persistant. L'automne est particulièrement beau mais tous sont rattrapés par un sombre événement. Leurs destins se rejoignent autour de la mystérieuse disparition d'une jeune fille, trente ans auparavant.

 

EDITIONS DU SEUIL :

 

9782020982948.jpg C.J BOX " Le Prédateur " sortie prévue le 07/10

 

Quand l’appel radio lui parvient, Joe Pickett n’en croit pas ses oreilles : un cadavre vient d’être découvert, dépecé comme un cerf, un jeton de poker posé en évidence à côté du corps atrocement mutilé. Le gouverneur du Wyoming exige une présence immédiate sur les lieux. C’est le troisième meurtre consécutif d’un chasseur de gros gibier depuis l’ouverture de la saison. Action d’éclat d’une organisation écologiste fanatique ou vengeance personnelle ? Autour de Joe Pickett, la traque s’organise.

 

 

9782021018783 Henning MANKELL " L'homme inquiet " sortie prévue le 21/10

 

Grand-père d’une petite Klara, Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien.

Après avoir évoqué avec le commissaire la guerre froide et une affaire de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises, le beau-père de sa fille Linda, ancien officier de marine, disparaît, puis c’est le tour de la belle-mère. Soupçons d’espionnage. Au profit de la Russie ? Des États-Unis ? Parallèlement à la police de Stockholm et aux services secrets, Wallander mène sa dernière enquête. C’est alors qu’il amorce sa propre plongée en profondeur : les années écoulées et les femmes de sa vie défilent. Et la petite Klara devient son ultime balise.

 

9782021001464 Joseph WAMBAUGH " L'envers du décors "  sortie prévue le 14/10

 

Monstres gavés de stéroïdes, drag queens, vendeurs de crack costumés et autres joyeux drilles : au commissariat de Hollywood, les flics ont affaire à des acteurs d’un genre particulier… Eux-mêmes sont peu conventionnels : Nate rêve de devenir une star mais craint d’être trop beau, Dana Vaughn regrette presque d’avoir sauvé la vie de son partenaire misogyne et chauvin Leon Callaway, et Aaron Sloane tombe amoureux de la mauvaise personne. Flic ou truand, il suffit d’un rien pour que l’histoire dérape.

 

GALLIMARD SERIE NOIRE

 

Ken BRUEN " En ce sanctuaire" : sortie prévue le 07/10 

 

Deux policiers, une nonne, un juge, un enfant.
Lorsqu'une lettre contenant une liste de victimes arrive par la poste, Jack Taylor, le détective privé, pense n'être en rien concerné. Il a déjà bien assez de mal à préserver sa propre santé mentale.
Deux policiers puis un juge meurent dans des circonstances mystérieuses. Lorsque l’enfant qui figure sur cette macabre liste disparaît, Taylor décide alors de découvrir l’identité de l’assassin et de l’empêcher de nuire à tout prix.
Il ignore cependant que l’auteur de ces crimes est bien plus proche de lui qu’il ne l’imagine. Et que cette affaire va prendre une tournure extrêmement personnelle…

 

Kjetil TRY " Noël sanglant "  : sortie prévue le 07/10

 

EDITIONS LE LIVRE DE POCHE :

 

9782253127000-G.jpg  Marshal KARP " Cartoon "

 

amilyland est un parc d'attractions féérique à Los Angeles, qui appartient aux studios Lamaar. Tout est parfait jusqu'à ce que l'acteur qui interprète la mascotte soit retrouvé assassiné et son passé de pédophile révélé. Un second cadavre vient ébranler la réputation de l'empire Lamaar. Deux policiers, Lomax et Briggs, mènent l'enquête, avec pour seules armes leur intégrité et leur complicité à toute épreuve. Entre les deux inspecteurs, les répliques fusent, ping-pong savoureux au pays de l'hypocrisie, de la corruption et des secrets inavouables.

 

9782253134046-G.jpg Ian RANKIN " L'appel des morts "

 

Juillet 2005, à huit jours du G8. Lors d'un dîner de personnalités politiques au château d'Edimbourg, un député tombe des remparts. La cause de sa mort reste obscure et la Special Branch entrave le travail de la police pour étouffer l'affaire. Mais Rebus compte bien enquêter. De plus, trois violeurs condamnés et récemment sortis de prison sont retrouvés morts. Rebus et Siobhan sont sur l'affaire.

 

9782253128700-G.jpg Jacques EXPERT " La théorie des six "

 

Le savant hongrois Frigyes Karinthy énonça en 1929 la théorie des six, selon laquelle tout individu peut être relié à un autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires. Julien Dussart défie la police d'en comprendre la logique sous peine de commettre six meurtres. La commissaire divisionnaire Sophie Pont est chargée de résoudre cette énigme.

 

9782253133988-G.jpg Mary Jane CLARCK " morts en coulisses "

 

Dans une petite ville du Massachusetts, Caroline, chroniqueuse, couvre un festival de théâtre. Mais le spectacle est gâché par la mort soudaine de deux étudiants et le meurtre d'une bibliothécaire. Puis c'est au tour d'une actrice de disparaître. Le mobile est obscur mais les suspects sont nombreux. Caroline mène l'enquête.

 

9782253125266-G.jpg R. J ELLORY  " Vandetta "

 

2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, fille du gouverneur de Louisiane, est enlevée. Son garde du corps est assassiné. L'enquête est confiée au FBI. Très vite, le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités... Il veut s'entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité chargée de la lutte contre le crime organisé. C'est le début d'une longue confrontation entre les deux hommes jusqu'à l'étonnant coup de théâtre final.

 

9782253133964-G.jpg SIMENON  " Une vie comme neuve "

 

Maurice Dudon, un étrange personnage qui mène une vie de cloporte, est renversé par une voiture. L'homme qui la conduisait l'installe à ses frais dans une clinique. Confié à Anne-Marie, une charmante infirmière qu'il épouse, il connaît un destin nouveau.

 

9782253125099-G.jpg Robert LUDLUM  " La stratégie Bancroft "

 

Après une opération qui tourne mal, Todd Belknap quitte son organisation et part au Liban, où un de ses amis a été enlevé. Dans le même temps, Andrea Bancroft, une analyste d'études de fonds spéculatifs, est contactée par un cousin éloigné qui veut lui léguer six millions de dollars, en contrepartie de quoi elle doit siéger à la Fondation Bancroft.

 

9782253127321-G.jpg Ruth RENDELL  " Tu accoucheras dans la douleur "

 

L'inspecteur Wexford enquête sur l'assassinat de deux jeunes filles. Il imagine combien ce serait terrible s'il apprenait que l'une de ses filles a été assassinée, Sylvia, en particulier, qui élève seule deux enfants et qui en attend un troisième...

 

 

 

FOLIO POLICIER :

 

                                        James SALLIS " Le Faucheux " : sortie prévue le 14/10

 

A la Nouvelle-Orléans, on peut se réveiller dans un hôpital et y être comme dans une prison. On peut être payé par des membres des droits civiques pour retrouver une jeune femme jamais descendue d'un avion, enquêter sur la disparition d'une gamine parfaite puis, dans la foulée, devenir l'écrivain de sa propre vie. Lew Griffin, privé black, ancien soldat discrètement remercié, amant d'une prostituée de grande classe, est un solitaire épris de justice. Compassion, désespoir et violence vibrent en lui. Dans une ville comme la Nouvelle-Orléans où les crimes sont aussi nombreux que les cafards, ville blanche et noire de tout les possibles, Griffin voit chaque jour le chaos se mêler à l'espoir. Il est, dans ses rues, un fauve au cœur ouvert : un homme qui se bat et refuse l'inexorable.

 

                                   Gunnar STAALESEN  " Fleurs amères" sortie prévue le 14/10

 

Varg Veum trouve le corps d’un homme flottant dans la piscine d’une villa comme un poisson dans un aquarium. Une fillette de huit ans a disparu. Des militants écologistes assiègent une usine qui polluerait avec des déchets toxiques sournoisement évacués dans la nature. Une riche famille d’industriels respectée pour sa réussite sociale voit la façade de sa notoriété se lézarder pour laisser deviner des secrets de famille insoutenables à ceux qui les connaissent. Varg Veum, lui-même remis à l’eau minérale, se trouve à nouveau au cœur d’une enquête éclatée dont toutes les pistes convergent vers un drame irrésolu vieux de huit ans. Saura-t-il survivre aux démons d’un monde moderne à la violence toujours plus diffuse ?

 

                                    François BOULAY  " Traces " sortie prévue le 14/10

 

Quoi de plus effrayant que d’avoir peur du silence des pièces dans sa propre maison ou de pas légers sur les graviers du jardin ? Quoi de plus terrifiant que de ne jamais savoir si les enfants seront en sécurité lors de vos absences ou toujours vivants lorsque vous reviendrez ? Quand le danger vient de celui qui devrait être là pour veiller sur les siens, la situation devient à proprement parler insupportable et la peur envahit chaque instant. Elvire habite loin de tout dans la campagne toscane. Elle, qui croyait connaître son mari, découvre que l’homme qu’elle aimait est vraisemblablement un prédateur de la pire espèce. Une jeune fille qui aidait à l’éducation des enfants a déjà disparu. Une autre a été retrouvée horriblement mutilée dans une poubelle. Comment sauver les siens avant que l’irrémédiable tragédie  nevienne frapper à votre porte ?

 

 EDITIONS DU RIFLE ( RIFLE NOIR )

 

Mickaël MOSLANKA " A minuit les chiens cessent d'aboyer "

 

sur le parking d’un McDo,un pro-nazi d’opérette a été tué aux alentours de minuit. S’ensuivent des questions. Tout une benne de questions. Qui a assassiné le nazillon des bacs à sable ? Que signifient ces trois lettres, F.D.L., tatouées sur son torse en plus de la croix gammée ? Pourquoi lui a-t-on tranché la langue ? Que faisait Johnny Tajesky, un délinquant multirécidiviste appréhendé non loin des lieux du crime ?

Et surtout : combien de temps David Blacke supportera les aboiements de ces chiens qui infestent ses nuits ?
NOTE: On été exclus de cette liste de livres à paraître, les ouvrages des maisons d'editions pour lesquels aucune date de parution n'était indiquée.

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 19:26

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En 1919, à la suite la 1ere guerre mondiale, devant l’énormité des pertes et le désastre dans lequel s’était plongée l’Europe toute entière,  Paul Valéry  tirait la leçon de cette tragédie et écrivait  "Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles».

 

Pourtant, il n’aura fallu attendre que 21 ans pour voir le monde sombrer à nouveau dans le chaos,  les massacres et les exterminations, à cause d’un homme qui, rappelons- le pour mémoire, est arrivé au pouvoir de manière démocratique, par une élection. Cet homme c’était Adolf Hitler.

 

Disons le d’emblée, ce livre n’a aucun intérêt d’un point de vue strictement littéraire. L’écriture est fade et sans relief. Et pourtant, c’est sans doute un livre que tout un chacun devrait garder dans un coin de sa bibliothèque comme un repère, une balise sur laquelle ancrer sa conscience pour toujours rester vigilant.

 

Ce livre raconte de manière romancée, une expérience qui a réellement eut lieu à la fin des années 60 dans un établissement scolaire américain, et conduite par un professeur d’histoire. Et cette expérience fait froid dans le dos au point qu’elle fut stoppée quelques semaines plus tard devant l’ampleur et les conséquences qui ont découlés de sa mise en œuvre.

 

 A l’issue de la diffusion d’un film sur le régime nazi et ses atrocités, le professeur Ben Ross est surpris par la distance relative que prennent ses élèves face à ces évènements tragiques. Peu de chances d’après eux qu’un régime de cette nature puisse à nouveau duper les foules et reproduire ces schémas destructeurs maintenant que l’on sait que cela a existé. « Moi en tout cas, je ne laisserais jamais une minorité de ce genre gouverner la majorité »


A cela se rajoute une question à laquelle même le professeur à du mal à répondre : « Comment les Allemands ont-ils pu laisser les nazis assassiner des gens presque sous leurs yeux pour ensuite affirmer qu’ils n’en savaient rien ? Comment ont-ils pu faire une chose pareille ? Comment ont-ils pu dire une chose pareille. »


Alors ce dernier  va décider de faire prendre conscience à ses élèves du danger, en mettant en œuvre les mécanismes identifiés de l’aliénation de l’individu au groupe , et du sacrifice du juge arbitre personnel à la vérité subjective de la communauté.

 

Et il n’en faudra pas beaucoup pour que la classe adhère à l’expérience. Un slogan, un symbole et les graines de l’intolérance sont plantées. Et la plante pousse, vite et bien, telle une mauvaise herbe qui se répand sur les esprits en friches de ces jeunes lycéens.

 

 Le succès est fulgurant, et tout le monde semble y trouver  son compte. Les effets bénéfiques de l’organisation portent rapidement ses fruits dans la classe. Celle-ci devient disciplinée et efficace dans le travail, et finit même par prendre de l’avance sur les programmes.les élèves autrefois à l’écart deviennent des membres à part entière, écoutés et respectés. Très vite l’expérience déborde le cadre de la classe. Pourtant, de petits incidents anodins commencent à faire surface. Jusqu’au jour où…

 

Ce qui est effrayant dans cette histoire c’est que l’enrôlement se fait à partir de procédés simples, et même au delà du décorticage de cette mécanique bien huilée, on reste pantois  à l’idée que même des esprits éclairés se laissent finalement entraîner. C’est oublier la puissance de l’appartenance au groupe, un groupe qui rend anonyme et donc protège, un groupe qui lisse les différences et donc rassure. Dans ce mode organisationnel, l’Autre est Moi ,et il cesse d'être une menace .JE cesse d’exister pour se dissoudre dans le NOUS.  


 

A bien y réfléchir, ces mécanismes n’ont jamais cessé d’être l’œuvre. Il n’y a qu’à voir les pratiques sectaires ou les bandes de hooligans qui gangrènent nos stades de foot pour s’en rendre compte.

 

Ce livre nous rappelle donc que la Démocratie n’est pas et ne sera jamais un acquis mais un combat permanent.

 

Quant à savoir si cela pourrait se reproduire un jour, dans cette société devenue hyper individualiste et concurrentielle, où l’Autre fait peur parce qu’il est différent, où l’on s’appauvrit de notre intolérance au lieu de s’enrichir de  l'ouverture au monde, où les moyens de communications sont tels que l’information circule très vite au point de ne plus pouvoir être  vérifiée,où elle devient facilement falsifiable, où  la télé fait baisser les yeux* et que ce qu’elle diffuse a force de vérité (pour reprendre la belle phrase d’un de nos plus grands cinéaste M. Godard pour le nommer) , je vous laisse le soin cher lecteur de répondre vous même à cette question.

 

Pour ma part en tout cas, je garde précieusement ce livre sur mon étagère.

 

* Jean Luc Godard : « " la différence entre la télévision et le cinéma est qu’on baisse les yeux pour regarder la première et qu’on les lève pour regarder le second "

 

 ci dessous la Bande Annonce du film traitant de cette histoire ( film allemand)

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 15:51

 

MaisonMort

       De KEIGO HAGASHINO

 

Mise à jour : CE ROMAN VIENT D'OBTENIR LE PRIX POLAR INTERNATIONAL 2010 de COGNAC

 

Quel agréable moment de lecture que  ce roman japonais, écrit d’une main de maître par Keigo Igashino.

 

 C’est le premier roman que je lis venant de cet horizon littéraire si lointain. Et pour tout dire, j’ai été particulièrement  séduit. 


Une histoire originale, délicieusement tortueuse, et une énigme qui s’effeuille progressivement, page après page, sans à-coup.

 

Car l’écriture de Kego Igashino est aussi délicate, aussi minutieuse que la préparation d’un thé traditionnel. Les ingrédients de cette histoire sont réunis progressivement, avec parcimonie, et délayés délicatement par la plume de l’auteur. S’en dégage une atmosphère particulière, où le lecteur ressent l’existence d’un passé qui ne veut pas se révéler. Car ce thé est sombre, et il se boit froid.

 

Sayaka Kurahashi et une jeune femme qui n’est pas heureuse, et qui a déjà tenté de se suicider. Maman d’une petite fille qu’elle ne sait pas aimer, mariée à un homme qui voyage  souvent à l’étranger,elle est seule.

 

A la mort de son père, elle reçoit en héritage une clé et un plan menant à une maison qu’elle ne connait pas. Pourquoi dès lors ressent-elle ce besoin si puissant de s’y rendre ? pourquoi pressent elle que des réponses  à son mal être l’attendent dans cette bâtisse ? Et pourquoi n’a-t-elle aucun souvenir de sa petite enfance ?

 

Pour l’accompagner, elle fait appel à son ancien petit ami.

 

La force de Kego  Igashino, réside  dans  l’art consommé qu’il a de déposer  sournoisement, au fil des pages,  tous les détails  importants de cette histoire, sans même que nous nous en rendions compte.

 

C’est un peu comme une carte en trompe l’œil. Tous les éléments sont là , sous nos yeux, dispersés, anodins et tellement insignifiants. Il suffit  juste pourtant de déplacer légèrement la carte, de la mettre en perspective, pour que ces éléments  aient un autre sens,  pour qu’ils se rejoignent , forment un ensemble cohérent et délivrent une autre vérité, froide et lugubre.

 

Et l’intense bonheur du lecteur sera dans la découverte ultime que tout au long du roman il se sera fait balader par un virtuose de l’illusion, sans pouvoir à aucun moment, ne serait ce qu’ébaucher le sens et le final de cette histoire.

 

Pour ma part, j’adore quand je n’ai aucune maîtrise sur l’œuvre que je suis en train de lire et que je suis donc totalement à la merci de l’auteur ! Ce fut assurément le cas ici.

 

Indéniablement, ce roman fera parti des meilleurs livres que j’aurai lus cette année. Je ne peux que vous en recommander la lecture !!!

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 18:41

 

9782070307234

 

Cela faisait trois ans que ce roman attendait dans ma bibliothèque que je l’ouvre à ma lecture.


Pour l’anecdote  c’est en parcourant les premières pages du dernier roman de CONNELLY que je me suis décidé à  lire « Le dernier baiser » (initialement édité en France en 1980 sous le titre « Le chien ivre »). En effet, Connelly  rendait hommage à James Crumley pour l’avoir écrit. Un hommage en forme de promesse faite au lecteur de découvrir un grand livre .

 

C.W Sughure est détective privé. Il s’est spécialisé dans la recherche de jeunes fugueurs.  Un travail pas très passionnant, mais qu’il connait bien et qui lui permets de se payer des plongées  sous la ligne de flottaison des glaçons de son verre de whisky, quand il est accoudé aux bars qu’ils croisent sur sa route.

 

Et des bars, Sughure va en visiter plus d’un au cours de ses pérégrinations, à la recherche d’un mari écrivain envolé, que la  femme de ce dernier lui demande de retrouver et de ramener.

 

Quand enfin il lui remet la main dessus, un petit séjour à l’hôpital s’impose pour celui-ci. Le temps de la convalescence, notre détective s’en retourne au bar de Rosie, où la chasse à l’écrivain avait pris fin quelques heures plus tôt dans des conditions un peu tumultueuses, histoire d’écluser quelques verres et d’y faire mourir le temps.

 

C’est là, au cours de la discussion que Rosie va demander à Sughure de fouiner à droite à gauche pour retrouver sa fille disparue. Sughure accepte, sans trop y croire, la piste étant froide depuis plus de 10 ans !

 

James Crumley c’est d’abord une écriture,  un style vraiment unique. Sa plume, trempée dans l’encre d’un humour caustique, dresse  les contours des lieux , plante en quelques mots les atmosphères avant d’y faire évoluer des personnages abîmés , gueules cassées et loosers sublimes,  qui  tentent de survivre en s’accrochant à la mélancolie de leur existence.

 

« Pas besoin de te dire ce que ca donne, vu de près. Je suppose que tu sais. Mais je me suis forcé à regarder. Je me suis forcé à pas flancher. Et après ca j’ai su ce que c’était, la guerre. Ca n’avait rien à voir avec la politique, ni avec la survie ni rien de ces conneries là. C’était juste tuer sans flancher, vivre sans flancher(…) C’est comme ca que j’ai vécu depuis cette nuit là. Et c’est bien ça le drame. Quand on est plus capable de flancher, autant être mort. »

 

Crumley a le soucis du détail, du mot juste. Aucune dépense narrative inutile. Chaque mot, chaque phrase de son roman est une pièce de l’édifice qui ne manquerait pas de s’écrouler si on en retirait qu’une seule.  Son écriture est unique. On lirait presque du Crumley juste pour le plaisir de faire courir ses yeux sur la poésie de sa narration.

 

«Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne, il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le cœur d'une superbe journée de printemps.


Et si vous cherchez dans le «  dernier baiser » une histoire faite d’actions, de rebondissements, de suspens haletant, et d’hémoglobine au litre, alors il vaudrait mieux que vous passiez votre chemin. Car ici l’histoire s’efface presque devant les personnages, taillés à la plume, dans le moindre détail.

 

A commencer par ce bouledogue alcoolique, qui sera trimballé à droite à gauche, se prendra une balle dans bide, et qui, devenu momentanément infirme, aura la descence de se cacher derrière un buisson pour faire ses besoins, afin masquer le fait qu’il n’est plus en capacité de lever la patte !

 

Un chien plus souvent ivre que sobre, comme le reste des personnages de ce roman, et qui connaîtra le choc des cultures le jour où il découvrira la bière japonaise.

 

Si l’histoire en elle-même ne me laissera pas un souvenir impérissable (mais là ne reside pas l’essentiel) , nul doute par contre que les personnages que j’ai croisés au fil des pages reviendront  souvent dans mes souvenirs de lecteur.

Quant à James Crumley, celui-ci s’en est allé un beau jour de septembre 2008.

Bibliographie :


- Un pour marquer la cadence

- Fausse piste

- Le dernier baiser

- La danse de l'ours

- Le tir aux pigeons

- Putes et autres récits

- Le Canard siffleur mexicain

- Les serpents de la frontière

- Le bandit mexicain et le cochon

- La dernière contrée

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 00:42

 

rafael-derniers-jours

Rafaël, derniers jours.


Voilà sans doute le livre plus perturbant, le plus éprouvant et le plus dérangeant que j’ai pu lire ces derniers mois. Un livre qui prend aux tripes, qu’on empoigne, qui fait violemment réagir. Un livre où l’on  aimerait arracher  la plume à l’écrivain pour écrire à sa place une autre fin.  


C’est la première fois que je vois un auteur mettre préalablement en garde son lecteur par rapport à la lecture d’un des chapitres de son roman, tout en expliquant la nécessité absolue qu’il y avait de l’écrire. Car ce roman plonge le lecteur dans une tension véritablement insoutenable.


Rafael est un brave type, un peu alcoolo, sûrement fauché, mais pas fainéant. Père de trois jeunes enfants, il est marié à Rita qu’il respecte et qu’il aime. Avec sa petite famille, il vit près d’une décharge avec pour seul horizon ces tas d’immondices dans lesquelles les plus pauvres tentent d’y trouver de quoi survivre.


Son avenir et celui des siens est à l’image des vêtements usés et rapiécés qu’il porte. Alors un jour il va accepter de monnayer la seule chose qu’il peut encore marchander, sa vie. En échange de la promesse de 30.000 dollars  versés à sa femme, celui-ci va accepter d’être le héro funeste d’un snuff movies.


Ce roman n’est pas un roman malsain, voyeur ou exhibitionniste. Gregory Mc Donald , l’auteur ne tombe absolument pas dans ce travers. Au contraire il adopte une construction particulière de son texte, qui fait qu’il évacue quasiment des le début la mise à mort ( le fameux chapitre incriminé), par la narration non pas de ce qui est, mais de ce qui sera le moment venu. Car là n’est pas l’essentiel du roman.


Rafael, analphabète, signe donc un contrat, et empoche 300 dollars en guise d’avance. Il retourne vivre le peu de temps qu’il lui reste près des siens. Et nous l’accompagnons durant  ces quelques jours où il va essayer de rendre les gens autour de lui un peu plus heureux ,avec l’avance qu’on lui a faite. Nous découvrons son univers, sa vie, ceux qui constituent son horizon, et à travers lui cette micro société de nécessiteux pourtant organisée et solidaire. Nous partageons ces rires, ces éclats de voix, ces échanges,  ces petits riens qui remplissent une vie, celle de Rafael.


Toute la force de ce roman réside paradoxalement dans l’humanité qui s’y trouve à travers ce personnage terriblement attachant.


Et ce n’est pas tant la mise à mort annoncée qui rend ce livre pesant et insoutenable que le décalage entre l’innocence et la cruauté d’une même société.  Entre cet homme simple et généreux, foncièrement honnête, qui croit encore en la parole donnée, et cette frange d’une société désarticulée, déshumanisée, tricheuse,  qui ne trouve plus de sel dans l’existence,  que dans l’immoralité de la  mise à mort de sa propre humanité.


A la fin de ce roman, m’est revenu en résonnance celui de Steinbeck  «  des souris et des hommes ». Dans ce monde qui est le notre, il n’y a malheureusement pas de place pour l’innocence.


Bouleversant, poignant, douloureux, le roman de Mc Donald est vraiment un grand livre.

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 22:17

 

EPOUV

L’EPOUVENTAIL


Dans mon panthéon imaginaire des auteurs de polars, Michael CONNELLY y occupe une place de choix, la première.

 

C’est en effet mon auteur préféré  et chaque année c’est avec la même impatience que je guette la  sortie de son nouveau roman , et  qu’une fois en ma possession, j’attends patiemment l’été pour m’en délecter, comme d’une citronnade bien fraiche à l’ombre de mon parasol.  Je ne crois pas qu’il y ait un seul de ses romans que je n’ai pas lu.

 

J’adore son style si fluide qui fait que l’on ne rentre pas dans ses histoires, on y glisse et on se laisse porter au fil des chapitres par des scénarii pour la plupart du temps admirablement bien construits.

Connelly a l’art de raconter des histoires, de prendre la main de son lecteur et de l’emmener dans l’univers de son imaginaire. A mes yeux, c’est un véritable écrivain qui réalise une alchimie réussie et sans cesse renouvelée des mots et des émotions. Il a une plume indéniable. Ses personnages ont une réelle profondeur, avec leurs doutes, leurs échecs et leurs espoirs, comme tout un chacun. Et on a véritablement plaisir à s’y attacher, à les voir vivre et évoluer au fil des romans.

 

Mais rassurez vous, ce n’est pas parce qu’il s’agit de mon auteur de prédilection que je me garderai bien de  porter sur son œuvre un regard critique ! Bien au contraire ! Qui aime bien…

 

Dans l’Epouvantail nous retrouvons deux personnages récurrents de l’œuvre de CONNELLY , le journaliste Jack Mc Evoy ( découvert dans « Le Poète » , sans doute le meilleur roman de l’auteur.), et Rachell Walling, une profileuse du FBI avec laquelle il avait eu autrefois une relation amoureuse. 


Leurs chemins vont à nouveau se croiser, pour se  lancer cette fois aux trousses d’un tueur en série particulièrement diabolique (mais en connaissez vous d’angélique ?) qui s’ingénue à faire porter la responsabilité de ses crimes sur des innocents qui se retrouvent derrière les barreaux.

 

C’est juste après avoir appris son licenciement que le journaliste décide ainsi de s’intéresser au cas d’Alonso Winslow, un gamin de seize ans accusé d’un meurtre qu’il clame ne pas avoir commis. Mc Evoy  décide de se servir de cette histoire  pour écrire un dernier papier retentissant qui aura la valeur d’un « je vous emmerde »destiné à sa direction qui se débarrasse de lui. Il ne se doute pas encore du lièvre qu’il vient de lever.

 

J’ai eu du plaisir à lire ce roman. Je ne peux pas dire le contraire. L’histoire est bien emmenée et rythmée à souhait. Je reconnais bien tout le métier de CONNELLY à travers ce roman. Pour autant…

 

Pour autant je commence sérieusement à me demander si mon auteur préféré n’est pas en train de tourner en rond avec ses personnages. Ce qui faisait la force de CONNELLY, le dessert un peu dans ce roman. Tout est trop bien ficelé, trop lisse, voire trop stéréotypé.

 

On peut s’interroger par exemple du choix d’un scénario bâti autour d’un serial killer, une énième version du  tueur psychopathe dont on a été passablement abreuvé au cours des 15 dernières années. Même le talent d’un CONNELLY n’y suffit pas pour renouveler le genre.


D’autant plus que celui-ci avait crée quelques années plutôt le personnage du Poète, un tueur de flics magistralement réussi.


Celui de l’Epouvantail est cette fois un personnage sans aucune profondeur psychologique, et ses capacités phénoménales à s’introduire dans n’importe quel réseau informatique pour annuler des cartes bancaires, vider des comptes, lire les mails des personnes visées, détourner des caméras de surveillance à son profit, rajoute à la caricature du personnage.

 

Ce livre n’est pas mauvais, loin s’en faut ! La description qu’il fait de la mort annoncée de la presse écrite au profit du web est remarquable.  Mais j’ai la même impression depuis 2008 et la sortie de «  A genoux », celle que CONNELLY actuellement n’écrit pas parce qu’il à des choses à raconter mais parce qu’il lui faut respecter un contrat d’édition qui exigerait de lui de publier une fois par an.

 

Un auteur aussi grand soit il ne peut pas avoir toujours la même constance dans la qualité de ses œuvres, et c’est bien humain. Gageons que Michael CONNELLY  trouvera très vite  le second souffle qui lui manque pour se renouveler un peu dans un genre où il reste une pièce maîtresse !

 

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