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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:00

GILLES VINCENT

EDITIONS JIGAL

 

 

 

parjures1.jpgA l’heure où la mode est au thriller à tout crin, accommodé à toutes les sauces au point d’en devenir indigeste, Gilles Vincent, lui, nous fait la démonstration qu’avec une histoire simple  ,parfaitement maîtrisée, et des personnages dotés d’une réelle épaisseur psychologique , il est possible d’écrire un roman abouti, qui délivre un profond et vrai plaisir de lecture à celui qui a la chance d’en parcourir les pages.


« Parjures » fait partie de ces romans qui vous prennent par la main dès le premier chapitre  et ne vous laissent pas repartir,  qui vous  ballotent  au grès de rebondissements savamment orchestrés par un scénario sans faille, et vous emmènent à la rencontre de personnages que vous aurez bien du mal à  quitter une fois le roman achevé.


Comment par exemple, ne pas tomber sous le charme de cette jeune commissaire de police, Aïcha Sadia, une femme au nom gorgé du soleil méditerranéen et au caractère forgé dans le roc. Une dure à cuire, qui mène ses hommes avec poigne et qui n’est pas la dernière à prendre des risques dans une opération de police.


Pourtant derrière ce visage ferme et déterminé, Aïcha porte en elle une absence qui la ronge,marseille qui remplit sa vie d’une nostalgie corrosive. Celle de son compagnon Sébastien, disparu en mer depuis plusieurs semaines, on ne sait trop comment, ni pourquoi .Aïcha n’a retrouvé sur la plage que les vêtements soigneusement pliés de Sébastien. Mais la mer ne lui a jamais rendu ce qu’elle lui a volé.


Et il faudra bien  un moment d’absence, d’abandon passager dans les bras d’un de ses collègues pour qu’explose toute sa féminité et réaliser que son cœur bat encore.


C’est bien là l’intelligence de Gilles Vincent que de nous faire pénétrer dans l’intimité de ses personnages, de porter sur eux une lumière différente selon les moments, qui met à jour leurs faiblesses, leurs forces,  et leurs histoires personnelles, donnant ainsi au roman tout son relief et sa profondeur.


Mais les personnages ne se suffiraient pas à eux même pour faire de ce livre un très bon roman, s’ils n’étaient pas inscrits dans un scénario particulièrement efficace. En la matière l’auteur joue avec brio avec son lecteur.


baumettes.jpgA Marseille, des taulards fraîchement libérés de prison sont retrouvés décapités dans des entrepôts abandonnés, quelques jours à peine après leur sortie. Pour Aïcha et son équipe il est clair qu’un groupuscule d’extrémistes a décidé de délivrer une autre justice, expéditive et sans appel.


C’est ce  sort funeste qui attendait Abdel Charif. Condamné pour meurtre mais ayant toujours clamé son innocence celui-ci a bénéficié d’une grâce et quitte enfin ces murs  qui l’ont retenu pendant quatre ans. Libre, il va retrouver sa femme Laila chez son beau-frère Mouss, loin du tumulte journalistique provoqué par sa libération.

 

Mais à peine sort-il prendre l’air pour imprégner ses poumons de sa ville et de son quartier retrouvés, que celui-ci échappe de justesse aux hommes qui lui tendent une embuscade et tentent de l’embarquer de force dans une fourgonnette.


Conscient du danger qui le menace, ms ne sachant pas d’où il vient,  Abdel décide de serevolver.jpg rendre au commissariat, pour demander à rencontrer Aïcha Sadia dont il a entendu parler.

 

Dans son bureau, celui-ci va lui faire une bien étrange proposition : Elle le protège et l’aide à prouver son innocence dans l’affaire qui l’a envoyée derrière les barreaux, et en échange il l’a conduira à Sébastien, son compagnon disparu.


Là où le lecteur pensait avoir à faire à une version revisitée de « la nuit des juges », (un film où des notables de New York s’arrogeaient le droit de vie et de mort sur des coupables en puissance dans un tribunal de l’ombre, en donnant une autre lecture de la justice des hommes.) , celui va rapidement réaliser que Gilles Vincent à d’autres intentions.


 Reprenant à zéro l’enquête qui a fait d’Abdel un coupable, tout en essayant d’obtenir de lui un maximum d’informations pour remonter la piste de Sébastien, Aïcha se lance à corps perdu dans la quête de son amour disparu.


 L’histoire va se resserrer progressivement  autour d’elle et d’Abdel, et devenir plus personnelle. Au fil des pages l’auteur diffusera avec malice une tension qui se fera de plus en plus forte à mesure que l’on s’approchera de la vérité. Le lecteur ira de surprise en surprise sans que l’histoire ne perde un seul instant de sa cohérence et de sa crédibilité.


gilles-vincent.jpgGilles Vincent aime à brouiller les pistes, à surprendre son lecteur. Mais Au-delà de sa capacité à donner du rythme à son roman, il parvient à merveille à retranscrire les sentiments et les états d’âmes de ses personnages. Le lecteur n’en n’éprouve que plus d’empathie pour eux, et vit avec intensité leur aventure.


«  Parjures » ne se lit pas,  il se savoure comme un bon pastis sous le soleil de Marseille ! Pas le livre qui chamboulera le genre, juste un très bon bouquin qui vous offrira un bon moment d’évasion ! Et c’est déjà pas si mal !


Quant à moi, je guetterai à l’avenir les nouvelles aventures d’Aïcha Saida, car je crois bien, qu’au fil des pages, je suis secrètement tombé amoureux de ce personnage !

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 11:50

  Il est sorti, il est tout chaud ! le 813 nouveau vient de paraitre dans sa parure estivale !


113Pour rappel  pour ceux qui l’ignorent encore, 813  c’est d’abord une association de passionnés consacrée aux littératures policiers, la première en Europe, qui regroupe des mordus de lecture, des auteurs, des journalistes, et des libraires et bien d’autres personnes venant d’horizons très variés.


Une association qui vise à promouvoir ce genre littéraire, à porter une réflexion approfondie sur celui-ci par un travail d’étude et d’analyse,  à découvrir ou redécouvrir des œuvres majeures.

 

Elle participe à de nombreuses manifestations à travers la France, et décerne chaque année son prix littéraire (trophée 813) du meilleur roman français, et celui du meilleur roman étranger. Un prix devenu l’un des plus importants en France.


Mais 813 (qui tient son nom du titre d’un des romans de Maurice Leblanc, le père d’Arsène Lupin) c’est aussi une excellente revue trimestrielle consacrée au genre dont nous partageons la passion.


Le dernier numéro vient donc de sortir des presses. Et celui-ci s’avère être un très bon cru avec un menu des plus alléchants !


. Celui-ci débute par un article hommage à deux écrivains majeurs qui nous ontwilliam-gay.jpg malheureusement quitté en cette année, à savoir  William GAY , auteur de l’excellent roman «  La mort au crépuscule » dont l’Express disait «  un livre magnifique qui convoque ces romancier de la terre et de la noirceur que sont Faulkner, Mc Carthy et Thompson pas moins, tout en gardant jusqu’au bout de ses 300 pages une voix singulière » et Harry CREWS .

 

Si William Grey a peu publié avant sa mort (n’étant édité que la cinquantaine passée), Harry Crey lui, a écrit de nombreux romans, où campent une galerie incroyable de personnages abîmés par la vie, des gueules cassées qui sous la plume de Crews deviennent flamboyants.


Suivent plusieurs interviews et entretiens :


.  une interview de Caryl Ferey , dont le dernier roman « Mapuche » fait partie des meilleures ventes de l’été. Retour sur la genèse de ce roman, ses personnages, son histoire.


. Un entretien passionnant avec Jerry Stahl , auteur entre autre de  «  Mémoires des ténèbres » ( un récit autobiographique  «  exorcisme schizophrène sur moi et sur la drogue ») et d’ « Anesthésie générale » qui devrait ravir ses plus grands fans ! un auteur brut de décoffrage à découvrir absolument.


1Fondation.jpg.un entretien croisé de deux auteurs américains qui portent un regard sur « leur » Amérique, celle, urbaine, et contemporaine de Larry Fondation ( «  Sur les nerfs ») , et celle rurale, des années 50, de Donald Ray Pollock ( « Le diable tout le temps » ). Des visions, un style et une époque différente qui ont en partage la misère et la violence.


La revue vous offre ensuite la présentation, sous la plume de notre ami Jean Marc Laherre, d’un auteur sud-américain,  Ernesto Mallo autour de son roman «  Un voyou argentin » et qui témoigne s’il en était encore besoin de la vitalité du polar latino.


Et si le polar était aussi une affaire de femmes ? Dans un genre plutôt masculin, celles-ci parviennent peu à peu à prendre toute la place qui leur revient, et ce tant dans l’écriture que dans l’édition. Rencontre donc avec certaines d’entre elles qui apportent chez les éditeurs qui les emploient leur touche, et leur sensibilité. C’est le sens de l’article  «  Une affaire de femmes ».


813, c’est aussi parfois des nouvelles qui se retrouvent au cœur de la revue. C’est le cas cette fois-ci encore avec un texte signé S.J Perelman , «  Adieu, mon joli amuse-gueule », extraite de «  L’œil de l’idole » publié  chez Wombat, un texte plein d’ironie.


A cela s’ajoutent les chroniques habituelles :


. critiques de livres ,


.  «une vie entre les plages » (découverte des goûts musicaux d’un auteur, aujourd’hui             Marcus Malte)


.«  Cases noires » (Actualité BD)


. «  Play it again sam » (les films à voir ou à revoir)


logo813web. « Seconde chance : la nouvelle vie des livres épuisés » : Cible mouvante et Noyade en eau douce de Ross Mac Donald


Et enfin l’actualité polar des dernières semaines.


Encore un numéro riche, qui, cette fois ci, comblera les amateurs de romans noirs.


Pour vous procurer cet exemplaire, vous pouvez parfois en trouver chez votre libraire ( Sauramps Montpellier par exemple) , mais plus sûrement en adhérant à l’association 813 dont la revue est incluse dans l’adhésion.

 

j'adhère à 813 (abonnement inclus)

 

Enfin je vous rappelle que 813 c’est aussi un blog que vous pouvez retrouver ici. Le blog 813

 

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crédits photos: Joseph Sulkowski ;  Koury Angelo

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 09:30

 

PHILIPPE NICHOLSON

EDITIONS MONTPARNASSE 

 

 

Serenitas-copie-1

 Je me rappelle qu’enfant, comme tout les gosses de mon âge, et sans doute aussi une bonne partie des adultes,  je rêvais à ce que serait le monde en l’an 2000. Fixée à l’horizon de ma jeunesse, cette date de science fiction était riche de promesses. On imaginait des véhicules se déplaçant au dessus du sol, des villes de verre composées de gratte-ciel immenses, des robots partout  et des gadgets en tout genre pour nous simplifier la vie.


Mais il y en avait d’autres aussi  pour imaginer le pire. Un monde dénaturé, rongé par la pollution, croulant sous le poids de la surpopulation et étouffant sous un soleil assassin.


Dans «  Sérénitas », Philippe Nicholson s’essaye à l’exercice en imaginant la France et le monde de demain. Mais l’avenir qu’il nous propose n’a rien de réjouissant. Sombre, pessimiste, celui ci ne se nourrit pas d’utopie ou d’espérance, mais d’égoïsme et de cupidité.


Dans ce monde qu’il nous laisse entrevoir, le pouvoir se déchire entre l’état devenu moribond, les multinationales qui infiltrent leurs tentacules financières dans les moindres interstices d’une société qui voit ses libertés individuelles refluer à marais basse, et les narco-gangs qui mettent en coupe réglée les quartiers populaires abandonnés.


C’est dans cet univers glauque que surnage Fjord Keeling. Personnage solitaire et rebelle, ilcredit-photo-dontnod.jpg trace son sillon journaliste au National, le plus grand quotidien de la capitale, en fouinant dans les poubelles de cette société en déliquescence, enquêtant sur les sujets qui dérangent, faisant fi des pressions et des menaces.


 Mais notre homme est sur la corde raide. En conflit permanent avec sa direction, à laquelle appartient son ex-femme, il est menacé d’être viré s’il ne rentre pas dans le rang. Travaillant sans jamais rendre de comptes, il s’est taillé auprès de ses confrères une réputation de loup solitaire et de tête brulée incontrôlable qui pour la Ljing Ltd, la multinationale propriétaire du journal n’est pas tolérable.


Et dans cette société où le travail conditionne le droit à vivre dans un secteur privilégié appartenant à la boîte qui vous emploie, la menace, si elle est mise à exécution revient à vous faire dégringoler au bas de l’échelle sociale et à faire de vous un sans-abri mendiant sa pitance dans la rue pour survivre.


1220415866-copie-1.jpgPourtant, Fjord est bien décidé à ne rien changer à sa façon de travailler. Mais quand une bombe explose dans le bar où il devait retrouver un contact pour son enquête sur un trafic de D-23 , une drogue qui inonde les quartiers pauvres, celui-ci va se retrouver  malgré lui au centre d’une machination dont il ne sera qu’un pion balloté au grès d’intérêts qui le dépassent complètement et dont il aura le plus grand mal à s’extirper.


Si le roman est un vrai page Turner , avec comme il se doit de l’action et des rebondissements, l’auteur s’est toutefois particulièrement appliqué à soigner le portrait de ses personnages et à rendre la complexité des rapports de pouvoir entre Etat , multinationales et trafiquants de drogue. Des rapports  troubles faits connivence et de lutte d’influence, tout en étant un combat à mort.


Mais si comme moi, vous vous êtes nourri, adolescent, de science-fiction et autres romans d’anticipation, alors vous prendrez sans doute un plaisir particulier à vous interesser au tableau de cette France du futur, méconnaissable et à la dérive que Philippe Nicholson nous dépeint dans son roman.


Une France à l’agonie, où les services publics sont progressivement abandonnés aux sociétésparisf1 privées,  qui n’a même plus les moyens d’assurer la sécurité de ses citoyens et qui pour survivre abandonne sa souveraineté aux trusts internationaux sur une partie de son territoire qu’elle cède au plus offrant.


Un pays qui n’est plus qu’une coquille vide où les plus riches ont relégués les pauvres à la frange de leur monde, enfermés dans des villes privées ultra-sécurisées, à l’image de Sérénitas,  construites par ces multinationales qui assurent outre votre sécurité, l’éducation de vos enfant et les soins dont vous avez besoin. 


Pour les autres, ceux qui n’ont pas d’argent, pas de boulot, la misère, l’analphabétisme, la loi du plus fort, la déchéance dans des quartiers qu’on ne nettoie plus au karcher mais avec des chars d’assaut , sera le lot quotidien.


Avec Serenitas, vous toucherez du doigt une réalité qui fait donc froid dans le dos, tant elle prend racine dans le terreau de la crise qui touche de plein fouet nos sociétés actuelles : états criblés de dettes, pouvoirs financiers incontrôlables, spéculation à outrance et démission de l’Etat régalien.


philippe-nicholson.jpgUn roman plutôt réussi, qui se laisse lire et qui interpelle sur le devenir de nos sociétés qui ont encore la prétention de se croire développées.


Si vous aimez les romans ou l’intrigue conjugue manipulation, mensonge, complot, actions et rebondissements, assurément ce roman est fait pour vous ! Un bon roman à lire cet été !

 

 

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crédist photos : N°2 et 3 Dontnod ( jeux Adrift)

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Published by La petite souris - dans Auteurs Français
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 10:49

JEAN MARIE LACLAVETINE

EDITIONS DE LA BRANCHE

 

paris-mutuels.jpgVous n’allez pas aimer Vincent. Vous aller même le détester. Surtout si vous êtes de ces hommes qui ont parfois des bouffées de testostérones qui vous poussent à montrer que vous n’êtes pas du genre à vous laisser marcher sur les pieds, ou vous faire mener par le bout du nez.


Car voyez vous Vincent ne vous ressemble pas. Il est de ces êtres là, qui tel un bouchon sur la mer, se laissent porter au gré du vent et des bourrasques. Pourtant  il n’est pas un looser, ni un déprimé, encore moins un réfractaire à la société dans laquelle il vit.


Non Vincent, son problème, c’est qu’il a horreur de devoir faire des choix.


Je n'ai jamais choisi. La vie me traîne ici ou là, je vais où elle me conduit, je me laisse porter. J'ai tout accepté, toujours. Par manque d'intelligence, peut-être, à cause d'une forme particulièrement lamentable de lâcheté, c'est possible, mais plutôt en raison d'une résignation congénitale, d'une absence absolue de croyance, d'un doute de tréfonds. Rarement rencontré, le bonheur m'étouffe ; le sachant éphémère, je préfère hâter sa fin pour retrouver le lugubre confort de la mélancolie ; quitte à perdre ce qui m'est cher, autant que ce soit de mon fait ; voilà pourquoi je détruis tout. 


Alors il laisse le hasard décider pour lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour3269852 Vincent, le hasard fait bien mal les choses.


Ancien champion de savate, il a monté une salle d’entrainement avec son pote Angelo. Si son ami s’affaire auprès des sportifs, Vincent lui  s’occupe du tripot clandestin qu’il a crée en annexe à l’étage. Turfiste plutôt chanceux, il aime à trainer sur les hippodromes.


C’est là que l’amour va lui tomber dessus comme un pot de fleurs projeté avec élan du cinquième étage.


Enfin l’amour, c’est peut être un bien grand mot me direz vous, mais Vincent voudrait bien y croire pour une fois. Pourtant, Léa, c’est le nom de sa dulcinée, n’a rien d’une princesse échappée d’un conte de fée. Elle serait même plutôt du genre « tarentule » (comme la surnommera Angelo). Elle enfagote sa proie dans sa toile, l’immobilise et finit par lui sucer le sang.


hf.jpgCar c’est par effraction que la belle s’engouffre dans la vie de Vincent. Sa rencontre à l’hippodrome était savamment calculée, tout comme le cambriolage de son existence qui va s’en suivre.


Peu à peu elle s’immisce dans les affaires de Vincent au point d’en prendre le contrôle et provoquer le départ d’Angelo qui se désole de voir son ami passer sous la coupe de Léa sans réagir.

 

La petite salle de sport, va alors rapidement étendre ses activités à la vente de poudre et autres petites pilules aux vertus rarement reconnues par la sécurité sociale, mais si prisées des sportifs prêt à s’arranger avec la philosophie de Pierre de Coubertin.


Comme une tornade de Monsieur Propre, Lea chamboule la vie de Vincent du sol au plafond. Lui fait abandonner sa porche, quitter son appartement pour s’installer chez son frère Fred. Un gars sympa Fred, et si proche de sa sœur !


Suivra ensuite le mariage. Elle lui doit bien ça Léa vu que toutes ses petites affaires sont au nom de Vincent. Autant lui mettre la corde au cou pour mieux le tenir en laisse. Et généreuse avec ça,  qui en guise de dote va offrir à son mari quelques années à l’ombre derrière les barreaux d’une prison pour malversations financières.prison


 Mais loin de se révolter Vincent se sacrifie ! Après tout, Léa ne lui a-t-elle pas appris qu’il allait être père ? Il ne va quand même pas laisser une femme enceinte, à fortiori la sienne,  aller en taule, même si l’idée d’être père l’enchante autant que celle de boire une cuillère à soupe d'huile de foie de morue !


Alors bien sûr le lecteur que vous êtes ne manquera pas de pester et de se demander quand diable va-t-il enfin se réveiller, relever la tête et se révolter contre cette sangsue.


Je me garderai bien de répondre à cette question et vous invite à lire le livre, mais je vous promets une fin truculente.


Laclavetine« Paris mutuels » est un petit bouquin sans prétention, comme tous ceux sortis dans la collection « Vendredi 13 » des éditions de la Branche , mais qui se savoure, se sirote au fil des pages et vous fait passer un agréable moment, le sourire aux lèvres.


Car si d’entrée, vous n’allez pas aimer Vincent tant sa conception de la vie est diamétralement opposée à la votre, vous finirez pourtant par l’apprécier, l’agacement laissant progressivement la place à l’empathie, et vous l’accompagnerez dans ses déboires.


Et c’est là toute la finesse de Jean Marie Laclavetine que de nous raconter une histoire particulièrement sombre avec une écriture empreinte de beaucoup d’humour, qui donne ainsi une saveur toute particulière à ce petit roman.

 

 

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quelques avis chez....

 

les chroniques assidues

 

action suspens

 

cannibals lecteurs

 

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note: le tableau illustrant l'article est l'oeuvre de l'artiste de Nadia Nadège

 


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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:01

 

10BIS.jpg

 

PASSION POLAR fête ses deux ans. Entamé le 17 juillet 2010 celui ci continue son petit bonhomme de chemin sans aucune prétention que celle de vous parler des livres que j'aime. A ce jour le blog compte plus de 50.000 visites. Aussi qu'il me soit donc permis de vous remercier tous pour votre fidélité et votre présence régulière sur ce blog qui font le succès de celui ci.

 

Je le disais l'année dernière, cette aventure démarré sur un coup de tête occupe aujourd'hui beaucoup de mon temps libre , mais j'en retire au fil des mois un vrai plaisir que je compte poursuivre dans les mois et j'espère les années à venir.

 

Les prochains mois verront  normalement la refonte complète de ce blog qui prendra peut être l'aspect d'un site puisque j'espère ouvrir de nouvelles rubriques.Passion Polar puisuivra donc sa croissance. Mes amis des Exquis-mens devraient être en toute logique à la manoeuvre de cette mue annoncée!

 

En attendant j'espère que vous continuerai à rendre visite à PASSION POLAR, à laisser à l' occasion un petit mot, un commentaire. J'en profite également pour remercier les nombreuses maisons d'éditions avec qui j'ai l'opportunité de travailler, et en particulier les attachés de presse souvent soulicités mais toujours présents.

 

Merci encore et à très vite à l'occasion de nouvelles chroniques à venir !

 

lapetitesouris

 

La Petite Souris de Passion Polar

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Published by La petite souris - dans infos polar
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:45

lapetitesourisLe mois de juillet est traditionnellement le mois le plus calme dans l'édition avant le ras de marée de rentrée. Aussi, il n' y aura qu'un seul billet regroupant les GF et les Poches sortant en juillet. L'occasion aussi de mettre en avant, une fois n'est pas coutume, deux revues consacrées aux polars et romans noirs.

 

NOUVEAUTES REVUES

 

temps noir

 

TEMPS NOIR est une revue semestrielle qui ne profite d'aucun tapage médiatique lorsque sort un nouveau numéro. Pourtant, c'est sans doute actuellement , et depuis longtemps d'ailleurs , LA revue incontournable pour tout passionné de polar et roman noir qui se respecte. Temps Noir s'interesse à tout ce qui touche de près ou de loin aux litteratures policières à travers des article fouillés, appronfondis et argumentés.

Abordant autant la litterature que le cinéma, elle a toute sa place dans votre bibliothèque.

Ce mois ci, parait le numero15 avec un contenu particulièrement alléchant, avec en particulier un dossier sur David PEACE constitué de plusieurs articles, évoquant son rapport au cinéma, son parcours et sa bibliographie. Un dossier qui contient également un entretien entre l'auteur et James Ellroy, ainsi que des textes indédits.

A ne pas rater , si comme moi, vous adorez l'oeuvre de David Peace.

 

Pour tout savoir de la revue Temps Noir en général et du N°15 en particulier c'est par ici LIEN

Alibi.gif

 

Voilà une revue trimestrielle qui depuis un peu moins de deux ans a reussi à trouver sa place parmi les lecteurs de literatures policières. Une maquette impeccable, une mise en page et un papier remarquable, un contenu riche et attrayant, font qu' ALIBI est une revue qui, en plus d'apporter à son lecteur des articles de qualité, se collectionne, se garde et se bichonne comme un livre.

Le 4 juillet sort le numero 7 . En voici le sommaire:

 

Dossier (22 pages) : Passeport pour le crime. Pour ce numéro d'été, l'équipe d'Alibi vous embarque pour un tour du monde de la planète polar. Vous visiterez des pays tels que Cuba, le Pakistan, le Botswana, le Gabon, l'Inde, etc, vous découvrirez des auteurs de polars mais aussi des histoires sombres. Un dossier loin des sentiers battus, dans des contrées dont on a peu l'habitude de parler grâce à des envoyés spéciaux aux quatre coins du globe.

"Garde à vue" : Michael Connelly, l'un des maîtres du roman noir, en grande itv (10 pages) + rencontre avec Caterina Avanza, une italienne qui lutte à sa manière contre la mafia, avec sa boutique Ethicando à Paris (qui vend des produits fabriqués sur les terres confisquées aux mafieux) + papier sur Jean-Marc Souvira, commissaire, écrivain et scénariste (de Go Fast par exemple), un grand flic doublé d'un bon auteur.

"Profilage" : Grand portrait de Caryl Ferrey, l'un des auteurs phares du roman noir français + rencontre étonnante avec Lena Goarnisson, sculptrice et artiste dont l'oeuvre s'inspire d'histoires de crimes et d'assassinats + Sebastian Rotella, auteur américain (chez Liana Levi), une découverte d'un futur grand nom du polar.

Reconstitution : L'enlèvement du baron Empain, une affaire qui a défrayé la chronique dans les années 70. Alibi revient sur ce fait divers avec la rencontre entre le kidnappé et l'un de ses kidnappeurs qui vient de sortir de prison. Le baron lui a pardonné.

Instruction : L'histoire incroyable des prêtres profilers du Vatican, par l'écrivain italien Donato Carrisi (prix du polar SNCF en 2011, auteur du Chuchoteur et du Tribunal des âmes)

Archives : Jean-Patrick Manchette, père du néo roman noir français

Filature : Sur les traces de l'Apothicaire, par Henri Loevenbruck, qui nous emmène sur le chemin de St Jacques, dans les coulisses de son dernier roman.

Expertise : Le nouveau western, le retour du cow-boy.

+ les chroniques habituelles bien sûr, avec plus de 50 livres chroniqués, les 4 pages Poches, les objets trouvés, le témoin oculaire, notre stand de tir et l'invité politique

 

En attendant , Alibi c'est aussi un blog très interessant, c'est par là   LIEN

 

indic.jpg

 

DERNIERE MINUTE : le nouveau numero de l'INDIC vient de paraître. Sur abonnement. Une excellente revue animée par des passionnés qui savent de quoi ils parlent. En ce moment pour tout abonnement, une surprise : c'est par ici → link


NOUVEAUTES GRAND FORMAT

 

 

Editions LES NOUVEAUX AUTEURS

 

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« Le sang de la haine » de Michel PHAL le 12/07


Un crime mystérieux, découvert dans une campagne marseillaise, déchaîne les passions. Torturée avec barbarie, la victime est inconnue des forces de police. Le commissaire Darmon, aidé de ses adjoints, Jérémy et Ariane, va être amené à pourchasser un tueur en série et parcourir toute la France en suivant les cadavres laissés d’une façon aléatoire, semble-t-il. Pourquoi le tueur ne s'en prend-il qu'aux hommes ? Commence alors une véritable traque pour arriver jusqu’à l’antre du tueur fou !


Editions TERRICIA

 

les-particules-et-les-menteurs.jpg

«  Les particules et les menteurs » de Samuel SUTRA


Que le peintre le plus insignifiant de l'histoire de l'art ait pu enfanter le tableau le plus convoité du monde, ça suffit à faire naître des vocations. La nouvelle passion de Tonton ? L'art en général, et ce tableau très particulier. Ça l'a pris comme ça, d'un coup. Faut dire qu'il a su pour le prix de revente, et ça a été une révélation. Mais il y a un petit problème. Ce tableau n'est pas dans un musée, ni dans un coffre, ni même au fond de l'eau dans un costume étanche. C'est bien pire. Il est sagement pendu à son clou, chez une noblesse tout ce qu'il y a de sang-bleu. Tonton et son équipe chez les nobles ? Ça risque de coincer sur les manières…


Editions de L’ARCHIPEL

 

fleurs-sanglantes.jpg

«  Les fleurs sanglantes » de Collen Mc COLLOUGH le 04/07


Connecticut, 1968. L'inspecteur Delmonico doit résoudre un triple casse-tête : une série d’agressions sexuelles, le saccage d’une boutique d’art et la découverte d’une cache d’armes…


Editions PASCAL GALODE

 

la-clique-doree.jpg

« La clique dorée" d’ Emile GABORIAUX   le 12/07

 

Mademoiselle Henriette, fille du comte de la Ville-Handry, est sauvée in-extremis du suicide par le père Ravinet, brocanteur de son état. « Trop fière pour se plaindre, isolée par les pudeurs de la pauvreté, la malheureuse qui gisait là, avait du subir bien des angoisses. Ainsi pensait le père Ravinet, quand une feuille de papier attira ses regards. Il la prit. C’était comme le testament de la pauvre fille. Qu’on n’accuse personne. Je meurs volontairement. Je prie Madame Chevassat de porter à leur adresse les lettres jointes. Henriette. » Touché par son malheur, il décide de l’aider à retrouver fortune, honneur et amour et de châtier les escrocs qui cherchent à la dépouiller..


 

Editions PUBLIBOOK

 

au-sud-de-notre-ame.gif

«  Au sud de notre âme » le 12/07


"— Vous avez installé quel système d'exploitation sur votre smartphone? demanda Édouard de Montmollin. La question plongea le Gardien dans une intense

réflexion. Il porta la main à son menton recouvert d'une épaisse barbe poivre et sel. Ou plutôt paprika et sel, quelques poils roux survivants donnant une touche orangée à l'ensemble blanchi par le temps et le vent marin. — L'exploitation n'a jamais fait que du mal aux hommes et ceux qui veulent en faire un système ne sont que des fous, finit-il par répondre.
Édouard de Montmollin approuva silencieusement. Depuis le temps qu'il consacrait chaque week-end quelques minutes à discuter avec le vieux marin, il avait appris à respecter ses avis. Après tout, le Gardien passait ses journées à observer les autres, cela devait bien faire de lui une sorte d'expert de l'existence humaine. — C'est comme tous ces meurtres. Le monde est fou, ajouta le vieux."


Editions DE BOREE

 

scandale-au-salon-du-livre.gif

«  Scandale au salon du livre de Ré la blanche » de Robert BENE le 13/07


Fréquenté par des milliers de visiteurs, l’atmosphère du Salon du livre de Ré la Blanche est festive. Derrière les haies de livres se pavanent des

personnages que la gloire a soulevés de terre, tandis que d’autres attendent fiévreusement que l’on jette un oeil sur l’oeuvre à laquelle ils sont les seuls à croire. Pas étonnant si parfois, sous le chaud soleil d’août, la tension monte. Ainsi, Jean-Edgar Marcellin, écrivain à la mode, a jeté son dévolu sur une luxueuse villa rétaise qu’il partage avec la belle Tatiana et quelques intellos de ladite bonne société.
Incorrigible coureur de jupons, il n’est guère en veine d’inspiration quand il s’agit de coucher sa prose sur le papier. Il ne se doute pas qu’en se rendant coupable de plagiat les conséquences peuvent lui être fatales…

 

NOUVEAUTES FORMAT POCHE

 

Editions LE MASQUE

 

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" Sur un lit de fleurs blanches" de Patricia PARRY

 

Paris, 1885. La belle Clara Saint-James est une « horizontale » bien connue du Tout-Paris. Son protecteur, le richissime comte de La Paillerie vient de mourir, lui laissant un curieux testament. Pourquoi est-elle chargée de remettre une somme considérable à Victor Dupuy, un jeune médecin ? Mais la jeune femme n’a pas le temps de se pencher sur cette énigme. Depuis quelque temps, on retrouve dans les tombes fraîchement creusées des cimetières parisiens, les dépouilles exsangues de jeunes innocents, délicatement allongés sur des lits de fleurs blanches. Quand Norbert, le petit groom de la courtisane disparaît, c’est au médecin qu’elle fait appel.


De cafés à la mode en maisons closes clandestines, Clara et Victor Dupuy vont mener l’enquête dans un Paris en proie aux fantasmes scientifiques : médecins apprentis-sorciers, journalistes avides de sensationnel, feuilletonistes en mal de copie… Tout un monde s’ouvre à eux, terrain de jeux de gamins des rues livrés à eux-mêmes et à toutes les tentations.

 

            Editions 10/18           

 

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«  la parole des morts » de Peter TREMAYNE le 05/07


Fidelma de Cashel, la soeur du roi du Muman, religieuse dans l’église celtique et partisane de la court de Brehon, revient dans un nouvel opus ! 15 histoires de meurtres, troublantes et fascinantes, qui nous entraînent au cœur de la société complexe de l’Irlande, en même temps qu’elles nous dévoilent les détails de l’histoire de Fidelma elle-même.

 

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«  La trilogie de Matsuyama Kaze » de Dale FURUTANI le 5/07


La promesse du samouraï


Alors qu'il sillonne le Japon à la recherche de la fille de ses maîtres assassinés, le ronin Matsuyame Kaze découvre à un croisement, le corps d'un homme non identifié, tué par une flèche dans le dos. Intrigué par ce mystère que personne ne semble vouloir résoudre, le samouraï décide de découvrir la vérité. Il s'intègre patiemment à la vie quotidienne du village voisin, et fait connaissance avec les paysans locaux, décelant sans peine les liens secrets les unissant les uns aux autres.
Kaze va se retrouver ainsi mêlé à une série de mystères qui mettront à l'épreuve sa force et son habileté.
 
Vengeance au palais


Dans ce second volet, on retrouve Matsuyame Kaze sur la route de Tokaido, toujours en quête de l'enfant. Apercevant soudain un groupe de bandits en train d'attaquer un marchand sans défense, le samouraï vient en aide à ce dernier et lui tient lieu l'escorte pour le reste de la journée. Mais le soir tombant, en arrivant dans la ville de Kamakura, Kaze fait une terrible découverte : ce marchand est le détenteur de bien sombres secrets, et se trouve être la cible d'une vendetta officielle.
Cette révélation n'est que le commencement des ennuis de Kaze, et il devient bientôt clair que dans la ville dorée du marchand, tout n'est qu'illusion. Détourné une fois de plus de sa mission, Matsuyame Kaze va pénétrer au cœur des secrets décadents du Jade Palace... 
 
Menaces sur le Shogun


Dans ce troisième tome, le ronin Kaze est très près de retrouver la fille de son maître. Sa piste le mène jusqu'à la ville affairée d'Edo, la nouvelle capitale du Japon. Mais à peine arrivé dans ce territoire inconnu, Kaze est l'objet d'une chasse à l'homme mortelle, car on le croit coupable d'un attentat manqué contre le Shogun. Kaze doit donc se cacher pour échapper à ses ennemis, alors qu'il a appris finalement que la jeune fille qu'il recherche a été vendue comme prostituée. Dans sa quête pour la retrouver, Kaze fait équipe avec un groupe excentrique de personnages locaux qui redonnent vie au Japon féodal.
Le samouraï devra se disculper avant de pouvoir sauver l'enfant, tandis que les dangers autour de lui ne cessent de croître...

 


«  le chat qui lisait à l’envers » de Lilian JACKSON BROWN le 05/07

 

visuel et résumé non disponibles


Editions LE LIVRE DE POCHE

 

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«  L’inconnu du grand Hôtel » de Jean CONTRUCCI le 04/07


Une nouvelle enquête du reporter marseillais. - Un soir, un jeune homme aborde Raoul Signoret et lui demande d'enquêter sur la mort de son père. Assassiné dix ans plus tôt, cet avocat était lié aux milieux de l'armement et du négoce phocéens. L'enquête nous plonge dans la grande bourgeoisie d'affaires, au temps où Marseille était la porte de l'Orient.

 

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«  La main » de SIMENON le 04/07


J’étais assis sur le banc, dans la grange. Non seulement j’avais conscience d’être là, devant la porte déglinguée qui, à chaque battement, laissait s’engouffrer une rafale de vent et de neige, mais je me voyais aussi nettement que dans un miroir, me rendant compte de l’incongruité de ma position. Le banc était un banc de jardin peint en rouge. Nous en avions trois, que nous rentrions pour l’hiver, avec la tondeuse à gazon, les instruments de jardinage et les moustiquaires des fenêtres.


Editons POCKET

 

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«  L’affaire Lenore Serian » de Darian NORTH le 05/07


Lenore Serian, surnommée la « Veuve noire », est accusée du meurtre de son mari, le célèbre peintre Bram Serian. Chargé par un éditeur de suivre son procès et d’en écrire le récit, le jeune Owen Byrne fait une étrange découverte : personne ne sait rien du passé de l’artiste. Pourquoi cet homme charismatique, craint et adulé, n’a-t-il eu de cesse de cacher son identité ?
Décidé à le savoir, Owen parvient à rencontrer sa veuve. Commence pour lui une incroyable enquête, tandis que la belle et énigmatique Lenore l’attire irrémédiablement…

Lenore, innocente victime ou meurtrière implacable ?

 

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«  Patriot Act » de Kenan GORGUN le 05/07


Pénétrer la mémoire des défunts ? Accéder à leurs derniers souvenirs ? Trouver l’identité du meurtrier dans le cerveau-même de sa victime ? Suite au meurtre non résolu de sa sœur, c'est la mission que s’assigne le jeune scientifique John Victor Saturne… Trente ans plus tard, ses recherches l’ont amené à la mise au point du plus implacable système de surveillance ayant jamais existé : le Protocole Saturne. Or, à deux doigts d’aboutir, Saturne périt sous les balles de tueurs à gages… qu’il a lui-même recrutés. Nous sommes la nuit du Mémorial Day. Son héritier ? L’inspecteur Elvis Casanova, grande figure de la Criminelle de Baltimore. Un héritage que Casanova n’a pas le temps de comprendre. Avant la fin du jour, le Pentagone lance une chasse à l’homme impitoyable contre lui…

 

 

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« Tarte à la crème story »  de San-Antonio le 12/07

 

La Bulgarie est le pays du yaourt. J'aurais donc pu intituler ce bouquin Baise-la dans le yaourt. Mais je suis un auteur bien trop embouché pour débloquer au dos d'une couverture. Heureusement qu'à l'intérieur on peut y aller carrément. Tout se permettre, et un peu plus encore, moi, c'est justement le « un peu plus » qui m'intéresse. Et toi aussi, pas vrai, bougre de petit dégoûtant.

 

 

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«  j’ai peur des mouches » de San Antonio le 12/07

 

C'est la guerre froide. San Antonio accompagne en R.D.A. un autre agent porteur d’un virus mortel, afin d’éliminer le laboratoire responsable. Pour compliquer la situation, il ne doit pas approcher son collègue contaminé à moins de dix mètres : autour de lui, les gens tombent comme des mouches ... Contaminé à son tour, emprisonné, seul contre tous, va-t-il parvenir à se faire immuniser et à vaincre l’ennemi ? 


« Moi, vous me connaissez ? Je n'ai jamais eu peur de rien ! J'ai entendu siffler pas mal de balles à mes oreilles... Il m'est même arrivé de ne pas les entendre passer pour la bonne raison que je les avais interceptées au vol... Je me suis bagarré avec des types plus colosses que celui de l'île de Rhodes, j'ai pris des gnons... sans jamais connaître le sentiment de la peur.


On m'a fait le coup de la baignoire, celui de la scie à métaux sur le tibia, les allumettes enflammées sous les ongles, la cigarette écrasée sur la joue, et toujours sans m'arracher un cri ni un mot.


C'est à peine si je perdais le sourire.


Et pourtant... aujourd'hui, J'AI PEUR DES MOUCHES... Ces minuscules diptères me terrorisent, car dans la contrée où je suis, elles véhiculent la mort... la plus atroce des morts. »

 

Editions JAI LU

 

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«  Le diable de verre » d’Hélène TURSTEN le 04/07

 

Alertés par le proviseur d'un lycée de l'absence de l'un de ses professeurs, Andersson et Irène Huss découvrent le corps de Jacob Schytellius chez lui, assassiné d'une balle dans la tête. Ses parents, chez qui ils se rendent aussitôt, ont été tués de la même façon. Irène comprend vite que le dernier membre de la famille, Rebecka, une brillante informaticienne, détient la clef du mystère.


« Les enfants des cendres » de Kristina OHLSSON


 Visuel non disponible


Au milieu d'un train bondé, une petite fille disparaît. En dépit d'une centaine de témoins potentiels, personne n'a remarqué quoi que ce soit. Sa mère, descendue sur le quai, n'a pas regagné le train à temps. Une équipe de police, assistée par l'enquêtrice Frederika Bergman, est chargée de l'affaire. L'enfant est découverte morte, avec les mots "non désirée" inscrits sur le front...

Editions FOLIO POLICIER

 

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" L'âge bête de Pierre BOILEAU et Thomas NARCEJAC

 

Pour donner une leçon à leur jeune et jolie professeur qui les a exclus après plusieurs mois de chahut et de mauvais tours, deux collégiens décident de la kidnapper. Ils mettent leur plan à exécution et la retiennent dans une maison isolée. Mais l’affaire se complique lorsque l’un des adolescents a un grave accident de voiture. Son camarade se retrouve seul et désemparé. Il doit trouver un moyen de délivrer la jeune femme sans révéler son identité. Germe alors un plan machiavélique…

 

 

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" Long cours" de Georges SIMENON

 

Après avoir assassiné son patron, Charlotte, une jeune anarchiste, s’enfuit avec son amant Jef Mittel. A Dieppe, ils embarquent sur le Croix-de-vie, un cargo à destination de l’Amérique du Sud. Au fil de la traversée et de ses péripéties, des liens se tissent avec le capitaine Mopps, vieux contrebandier et trafiquant d’armes, obsédé par Charlotte. Ce triangle amoureux tragique les conduira en Colombie puis à Tahiti au gré de leurs errances…

 

" Tu me suivras dans la tombe et autres romans" de James HADLEY CASE


visuel  non disponible

 

Dangereux tueurs dénués de toute forme de compassion, voleurs avides et sans scrupule, épouses délaissées et trompées ou femmes fatales prêtes à tout pour séduire, flics intègres mais toujours très futés… Sous la plume de James Hadley Chase, les personnages jaillissent en quelques phrases pour entraîner les lecteurs dans leurs combines et aventures. A travers ces trois romans d’une grande noirceur, découvrez des intrigues aux scénarii parfaitement huilés où le destin se joue des hommes et de leurs désirs…


Editions FLEUVE NOIR

 

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«  Gossip girl, psycho killer » Cecily von  Ziegesar le 05/07*

 

Bienvenue dans l’Upper East Side où Olivia, entourée de ses amis riches, jeunes et beaux, coulait des jours heureux... jusqu’à ce que la sublime Serena revienne du pensionnat après un an d’absence ! La vie d’Olivia en est toute chamboulée, mais elle décide de ne pas se laisser faire : l’intruse (qui est sa pire rivale et son ex-meilleure amie) regrettera d’être revenue à New York...


Un vent de folie meurtrière va souffler sur le petit monde de scandales et de commérages, d’envie et de trahison, de ces pauvres petites filles riches.

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Published by La petite souris - dans A paraître....
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 20:55

FIRN2012dim 500-652Ca y est !! il est enfin arrivé!! Un des salons polars préférés de La Petite Souris, avec Quai du Polar à Lyon, et Toulouse Polars du Sud ! Je veux parler du FIRN ! Le Festival International du Roman Noir !


En effet, en quelques années seulement le FIRN a su conquérir ses lettres de noblesse et attirer à lui nombre d’auteurs de qualités, et une foule de passionnés qui n’hésitent pas à parcourir des centaines de kilomètres pour participer à la fête !


Cette année s’annonce une nouvelle fois un cru exceptionnel, avec un thème qui vaut à lui seul tout un programme : «  Le roman noir peut il sauver le monde ? »


« La planète va mal. On peut le déplorer ou s’en féliciter. On peut en rire, en pleurer. On peut y résister ou s’en moquer. Le roman noir, lui, travaille cette réalité.


Qu’ils la traitent avec un humour explosif ou avec un cynisme militant, qu’ils se fassent moralistes ou sociologues, qu’ils soient politiques ou apocalyptiques, les auteurs invités de cette 15e édition du Festival International du Roman Noir (FIRN), qui se déroulera du lundi 25 juin au dimanche 1er juillet 2012 à Frontignan et d’autres villes alentour, posent un regard aigu, parfois acerbe, sur notre société contemporaine en crise(s). »


Plusieurs  tables rondes attendront donc les visiteurs. Vous en trouverez la liste ici, mais une d’entre elle retient tout particulièrement mon attention, celle prévue par Visio conférence avec Cesare Battisti en direct du Brésil , présenté par Michel Guerguieff, avec Gérard Lecas, Patrick Mosconi et Fred Vargas.


La version 2012 du FIRN promet des rencontres mémorables avec une brochette d’auteurs de renoms , dont certains feront leur première apparition dans l’hexagone.


En effet le FIRN est  le premier festival de littérature noire en France à recevoir l’Américain Tony O'Neill, les Britanniques Oliver Harris et Dan Waddell, la Suédoise Amanda Lind, l’Espagnol Marc Pastor, le Libérien Vamba Sherif, rejoints par d’autres grands noms du genre et des auteurs à découvrir :


Les invités littérature : Hubert Artus (Fr), Lilian Bathelot (Fr), Cesare Battisti (It), Natalie Beunat (Fr), Olivier Bordaçarre (Fr), Natacha Calestrémé (Fr), Victor Del Arbol (Esp), Frantz Delplanque (Fr), Serguei Dounovetz (Fr), J.M. Erre (Fr), André Ferran (Fr), Jean-Pierre Gattegno (FR), Eric Halphen (Fr), Oliver Harris (Gb), Philippe Huet (Fr), Jake Lamar (Usa), Gérard Lecas (Fr), Benjamin Legrand (Fr), Jérôme Leroy (Fr), Amanda Lind (Sue), Dominique Manotti (Fr), Claude Mesplède (Fr), Aurélien Molas (Fr), Richard Morgiève (Fr), Patrick Mosconi (Fr), Naïri Nahapetian (Iran), Tony O'Neill (Usa), Patricia Osganian (Fr), Marc Pastor (Esp), Jean-Bernard Pouy (Fr), Christian Roux (Fr), Vamba Sherif (Liberia), Ludo Sterman (Fr), Fred Vargas (Fr), Marie Vindy (Fr), Dan Waddell (Gb), Tim Willocks (Gb).


La bande dessinée et le cinéma ne seront pas oublié avec la participation pour la BD de Sylvain Ricard (Fr), Nicoby (Fr), James (Fr), Daniel Casanave (Fr), Guillaume Martinez (Fr), Matthias Lehmann (Fr), B-gnet (Fr), Le Lièvre de mars (Fr), Alexandre De Moté (Bel), Nicolas Moog (Fr), Max de Radiguès (Bel), Pierre Maurel (Fr), José Domingo (Esp).


le FIRN c’est aussi ses séances de lecture publics dans des lieux où l’auditeur pourra se laisser aller à l’imagination en écoutant des textes dans des lieux surprenant comme un vieux cimetière.


Enfin, le FIRN c’est aussi des expositions, des ateliers pour les grands et les petits, du cinéma. Un festival complet qu’il convient de ne pas rater si vous habitez la région ! Bien sûr, nombreux seront les auteurs présents qui dédicaceront leurs ouvrages à la vente !

 

lapetitesourisAlors on y attend plus que vous pour que la fête soit réussie ! En plus on vous promet un beau et radieux soleil !!!


Quant à la Petite Souris, elle ira trainer ses guêtres samedi toute la journée ! L’occasion peut être de s’y rencontrer ?

 


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Published by La petite souris - dans infos polar
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 16:30

BRIAN EVENSON

EDITITIONS DU CHERCHE MIDI

 

traduction : Héloïse ESQUIE

 

baby legC’est un petit bouquin. Pas plus de cent pages à lire. Une novella donc. Ca s’appelle «  Baby leg » mais c’est signé Brian Evenson. Je dis « mais » car pour ceux qui connaissent cet auteur américain, cette signature est la garantie de partir une nouvelle fois dans un univers complètement déjanté d’où le lecteur ne ressort en principe pas sans un malaise, une nausée diront certains, une jubilation diront d’autres, tant cet auteur ne laisse pas indifférent.


Kraus se réveille dans une cabane. Amputé d’une main, Il ne se rappelle pas comment il est arrivé là. Mais il se devine en danger et ressent la nécessité de rester sur ses gardes. Il n’a pas de souvenirs. Si ce n’est ce rêve qui revient sans cesse le tourmenter, de manière obsessionnelle. Celui de cette femme tenant dans la main une hache, dotée d’une jambe normale et d’une jambe de bébé.


Dans un village tout proche il découvre une affiche qui annonce une récompense pour toute personne permettant de le retrouver. Un certain docteur Varner aimerait bien lui mettre la main dessus. Parce que l’épicière a reconnu en lui l’homme de l’affiche, Kraus l’agresse violemment et la tue. De retour dans sa cabane, deux individus l’attendent.


Une nouvelle fois Brian Evenson joue en quelques pages avec maestria une partition déstabilisante pour son lecteur. Car celui-ci ne sait pas, et ne sera jamais où l’auteur veut en venir. Le lecteur flotte volontairement entre la frontière du réel et de l’imaginaire. Kraus vit-il dans un rêve, ayant perdu toute notion de temps et d’espace, emporté par la folie ? Un voyage en profondeur dans une boîte crânienne malade ? Ou bien ce qu’il vit s’inscrit il effectivement dans la réalité ?


Du coup, le lecteur se retrouve sans repère lui aussi, n’ayant aucune prise sur une histoire oeil.jpgqui n’offre aucune aspérité à laquelle se raccrocher et où ses certitudes lui glissent entre les doigts à mesure que celles-ci s’esquissent. Position inconfortable. Car l’auteur le malmène tout autant que son personnage. Indéniablement, en une centaine de pages il s’amuse de lui , le capture,  l’enferme et le perd  dans cette histoire au relent de cauchemar paranoïaque. Un cauchemar où les membres amputés fonctionnent encore, où les morts agissent et parlent encore.


Pour ceux qui connaissent bien l’univers de Brian Evenson, ce roman ne devrait pas apporter grand-chose, si ce n’est un exercice de style plutôt réussi. Sa mémoire se rappellera d’ « inversion » et de «  la confrérie des mutilés » , nettement plus réussis et qui  avaient vraiment marqué son esprit. Peut être verrons nous malgré tout une symbolique dans ce petit roman halluciné, au regard de l’histoire personnelle de l’écrivain.


Ancien mormon celui-ci avait du quitter son église à cause de son œuvre qui trempait déjà sa plume dans l’horrifique. Faut-il voir dans ce roman une nouvelle dénonciation de l’église, représentée par ce docteur Verner qui s’acharne à le récupérer comme une ouaille qu’on ne veut pas laisser partir. Et ce membre amputé, cette main qui met en action les décisions, cette main qui permet de faire, est ce le juge arbitre que l’on ampute pour mieux soumettre à défaut de le lobotomiser?


Evenson.jpgToujours est-il que pour celui qui n’a jamais lu un roman de Brian Evenson, l’immersion dans son univers sera surprenante et déroutante. Mais c’est un détour que je vous invite à faire. On adorera ou on détestera, mais on ne restera pas indifférent.


Cependant, si vous n’avez encore jamais lu Brian Evenson, je vous conseille plutôt de démarrer par l’un de ses premiers romans et d'avoir l'estomac plutôt bien accroché.


Quant à moi, en m’apprêtant à conclure ce billet, j’en suis encore à me demander si j’ai aimé ou non cette novella. J’avoue que je garde encore dans la tête le souvenir de « "La confrérie des mutilés" que j’avais lu précédemment et qui m’avait durablement marqué et particulièrement séduit.

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Published by La petite souris - dans Auteurs Américains
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 21:44

Le titre de ce billet est un peu provocant je l’avoue ! Non pas que je glorifie le meurtre et l’effusion de sang, mais simplement parce que je souhaite vous parler rapidement aujourd’hui de deux ouvrages qui s’intéressent de près à ce qui fait le fondement même des romans que nous aimons lire : le crime.


Il ne s’agit pas cette fois de romans, mais de deux ouvrages, très distincts, publiés dans deux maisons d’édition différentes qui, pour des périodes assez éloignées l’une de l’autre décortiquent ces affaires qui ont en leur temps défrayé la chronique.


Connues ou non du public d’aujourd’hui, il interroge pour l’un sur la véracité de l’histoire officielle,  dresse une certaine anthologie de la médecine légale et de la police criminelle, quand le second, outre de rappeler des faits, s’interroge sur les médias de l’époque dans la formation d’une mémoire criminelle collective qui érige meurtriers et victimes en figures ambivalentes du rêve américain.


LES SECRETS DES GRANDS CRIMES DE L’HISTOIRE Edité à la LIBRAIRIE VUIBERT


les grands crimes de l'histoireEcrit par Philippe CHARLIER, maître de conférences en médecine légale au CHU de Garches, cet ouvrage nous présente plus d’une vingtaine de crimes célèbres ou non, qui ont émaillé l’histoire de l’humanité. C’est avec son œil de médecin qu’il appréhende ces meurtres. Enquêteur en blouse blanche, l’auteur remonte le temps pour découvrir la vérité.

C’est ainsi qu’il s’intéressera à Zola, à Charles XII de suède, à François 1er et sa femme, morts à quelques jours d’intervalle seulement.


Véritable voyage dans le temps, le lecteur remontera à l’époque de Ciceron , en passant par  celle du  Duc de Berry, de Lincoln  et de Trotski.


En fouillant dans les archives révolutionnaires, en décortiquant les témoignages de l’époque, en confrontant éléments matériels conservés, l’auteur ébauchera parfois une vérité qui n’est pas forcément celle que l’histoire a bien voulu conserver. Au lecteur de se faire sa propre opinion.


A noter un chapitre intéressant sur une brève histoire de la médecine légale.

Du plus ordinaire au plus célèbre, l’auteur fait l’autopsie de ces crimes qui émaillent l’histoire des grands de ce monde ou des plus humbles des individus.


CRIMES ET PROCES SENSATIONNELS A LOS ANGELES aux Editions EDITE


Signé Nausica ZABALLOS, cet ouvrage s’intéresse lui à une époque plus contemporaine.crimesLA.jpg Celle du Los Angeles des années 20 aux années 60, dont le crime le plus retentissant fut celui qui défraya la chronique sous le nom de «  Dalhia noir », repris de manière magistrale par James ELLROY dans son roman du même nom.


Si ce crime s’est inscrit durablement dans la mémoire collective, il a aussi du même coup éclipsé des affaires toutes aussi effroyables et retentissantes à l’époque mais que le temps et les mots d’Ellroy ont figé dans le passé et dans l’oubli.


Car n’allez pas penser que les meurtres sanglants et sordides soient l’apanage de nos sociétés modernes malades.


Prenez par exemple cette histoire qui remonte à 1927. Marion a 12 ans. Fille d’un riche banquier celle-ci est enlevée à son école par Willim Edward  Hickman qui arrive à convaincre les responsables de laisser la petite fille partir avec lui car son père vient d’être victime d’un terrible accident de la route.


Une histoire d’enlèvement comme il y en avait souvent à cette époque mais qui va se transformer en histoire particulièrement horrible.


Le kidnappeur surnommé le Renard est un jeune homme déterminé, ancien employé de la banque du père de la jeune victime. Par télégramme, lettres anonymes et coups de téléphone il dicte ses exigences à la famille pour qu’elle lui verse une forte rançon. Le père s’exécute et se rend au lieu de rendez vous.


 Dans la voiture du ravisseur, le père aperçoit sa fille, qui semble calme. Il paye la rançon, et au moment de quitter les lieux le kidnappeur projette la jeune fille au sol par la portière du véhicule.


Mais quand le père se précipite vers son enfant inanimée, c’est un corps atrocement mutilé qu’il sert dans ses bras. Seul le torse et la tête de la petite fille ont été rendus et Marion a été éviscérée. 


Au-delà du sensationnel des évènements,  Nausica ZABALLOS s’intéresse tout particulièrement à l’impact de ce genre d’affaire sur l’imaginaire collectif, à une époque ou le cinéma prend tout son essor, où la presse à sensation se repaît de ce genre de drames et que les chroniques judiciaires connaissent leur âge d’or.


 Une presse qui fabrique des héros et des monstres en s’arrangeant souvent avec la vérité. Une époque où « un jeu de miroirs malsain se met en place entre les criminels et la presse » où «  désireux d’obtenir de nouvelles déclarations à l’emporte pièce, les journalistes attisent les frictions qui peuvent exister entre enquêteurs, jurés, accusés et familles de victimes. »


A travers ces affaires, les procès qui s’ensuivent, l’auteur dresse aussi le portrait d’une époque et d’une société californienne qui prendra progressivement conscience que les faits divers ne sont pas seulement du spectacle à bon compte nourrissant sa curiosité morbide, mais que ceux ci la questionnent également sur ses valeurs morales et sur sa perception de la folie meurtrière.


L’ouvrage interpelle aussi sur la place de  cette presse qui, sans aucun doute à contribuer à la réalisation de ces carrières criminelles, où la quête première du tueur n’était pas tant une satisfaction financière ou une vengeance à assouvir que la volonté d’être sur les feux de la rampes et d’occuper un temps l’espace médiatique.


Si cet ouvrage ne nous apprend rien de nouveau quant au rôle que peut parfois jouer les médias, il n’en reste pas moins un excellent livre très bien documenté sur cette période folle de la vie californienne qui nourrira  par la suite l’imaginaire de bons nombres d’auteurs américains.

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Published by La petite souris - dans Auteurs Français
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 13:51

   PETER TEMPLE

EDITIONS RIVAGES

 

Traduction: Simon BARIL

 

«  Il faut de l’amour, tu vois, pour vivre sa vie

Pour donner, il en faut aussi,

Ca je le sais, ça je le sais

Mais c’est si dur à montrer

Entre nous,

Je ne sais pas comment on fait. »

 

                                              David Shepherd Grossman , chanteur Américain.


VéritéUn roman noir, sombre, sans espérance. Un auteur, Peter Temple, pour une première rencontre, et un pays continent, l’Australie, chaud et brûlant pour décors d’une histoire qui le sera tout autant.


Peter Temple, pour les amateurs de romans noirs, n’est pas un inconnu. Auteur de plusieurs ouvrages, il avait attiré le regard de la critique avec «sequelles »  et plus récemment avec «  Un monde sous surveillance »  qui vient d’ailleurs de sortir en format poche, toujours aux éditions Rivages.


«  Vérité », son dernier roman publié en France, vient d’obtenir le Miles Franklin Award, la plus importante distinction littéraire australienne, l’équivalent de notre prix Goncourt .


Vous ne connaissez pas l’Australie sans doute, moi non plus. Mais vous avez comme un tout un chacun des images d’Epinal  plein la tête de cette contrée que l’on sait immense, sauvage et belle. Une terre nouvelle, une terre des possibles où tout peut s’inventer,  libérée des carcans de la vieille culture européenne et de ses travers.


Pourtant la peinture que nous fait Peter Temple de ce pays est loin d’être au format carteaustralie 462 postale. Plonger dans ce roman, c’est accepter de faire un circuit qui ne vous mènera pas vers ce que l’Australie à de plus beau à vous offrir, mais plutôt de l’autre côté du décor  pour découvrir  ses affres  et ses turpitudes. Celle de ces hommes  qui, ici comme ailleurs, se shootent  au pouvoir et au fric, et où la vie d’un être humain n’est qu’une variable d’ajustement dans des desseins que rien ne doit venir contrarier.


Dans cette Australie qui brûle, au sens propre comme au figuré, au milieu de cette société en mouvement prise d’étourdissement, un homme, un flic, lui se consume de l’intérieur. Un homme rongé par l’absence de l’amour de son paternel,  vétéran du Vietnam, peut être valeureux au combat mais en total désertion pour élever ses gosses, et qui considéra son aîné comme son supplétif à cette tâche sans jamais avoir exprimé la moindre reconnaissance à son garçon.


australie4.gifUn flic qui a donc  grandi de manière bancale, amputé de cet amour  dans son enfance,  et qui ne sait pas du coup exprimer le sien envers ses propres gosses, à commencer par sa fille Lizzie aujourd’hui en fugue. Un homme toujours en attente de son père à qui il rend visite de temps en temps, avec pour préoccupation constante de protéger des flammes qui approchent cette parcelle de forêt qu’ils ont planté ensemble derrière la maison familiale, seul acte partagé de toute une vie, unique témoin d’un lien qu’il ne veut pas voir partir en fumée. 


Alors Villani, c’est son nom, est parcouru d’interrogations. Sur son enfance, sa relation au père, sa famille, ses collègues, son boulot, sur ce qu’est devenue sa vie. Une mise en perspective de son existence pour essayer de comprendre ce qui ne fonctionne pas, un questionnement qui n’aura de cesse d’interférer avec ses enquêtes en cours.


Chef de la brigade des homicides, il est  en effet  sur deux affaires qui vont rapidement s’entrecroiser.


Celle d’une jeune femme tout d’abord, qui ressemble étrangement à Lizzie, sa fille rebelle.tour-photo-copie-1.jpg La victime a été retrouvée morte dans un appartement luxueux à peine inauguré par le consortium propriétaire de l’immeuble, et qui avait réuni pour l’occasion tout le gotha politique et financier de la ville.


Celle ensuite de ces trois corps retrouvés atrocement mutilés dans une banlieue sordide de la ville.


Rapidement, à l’atmosphère étouffante due aux incendies tout proche se rajoutera pour Villani la pression de plus en plus forte de ses supérieurs et de certains membres du gouvernement à mesure qu’il avance dans son enquête.


Peter Temple nous dresse un tableau sans concession de l’Australie, rongée elle aussi par la connivence du politique et du monde des affaires, par l’interconnexion d’intérêts communs estompant les frontières entre mafia, édiles locaux ou nationaux, et  gradés de la police. Un entrelac  de compromissions, de manipulations politiques et de luttes d’influences que la radio, omni présente tout au long du roman relate dans une litanie perpétuelle.


PeterTemple.jpgCe n’est pas tant l’intrigue policière qui retiendra l’attention du lecteur que les portraits de ces personnages qui habitent cette histoire. Et en particulier de cet homme, Villani, qui avance sans trop savoir pourquoi, dépassé par la vie qu’il observe comme un spectateur, au point de ne pas avoir la force de chercher lui-même son enfant disparu, et qui semble attendre ,  comme une certitude, la confirmation de son drame personnel.


Un roman dense, avec quelques longueurs, mais avec une vraie force narrative qui fait de Peter Temple un témoin privilégié et attentif de cette société australienne en pleine évolution, pour le meilleur et pour le pire.

 

 


 


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Published by La petite souris - dans Auteurs australiens

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