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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 14:27

 

TORKIL DAMHAUG

EDITIONS SEUIL

  

TRADUCTION : HELENE HERVIEU

 

 

 

la mort dans les yeuxEncore un me direz vous ! Encore un auteur nordique ! Rassurez vous PASSION POLAR ne se spécialise pas dans la littérature scandinave même s’il est vrai que ces derniers temps mes yeux de lecteur parcourent souvent des romans venus du froid.


Mais que voulez vous ! il faut bien reconnaitre que cette vague scandinave qui a déferlée sur la France et l’Europe n’est visiblement pas prête de se tarir car de nouveaux auteurs apparaissent encore et encore.


Les Editions  SEUIL nous offre aujourd’hui l’opportunité de faire la connaissance avec un auteur qui, encore méconnu chez nous, rencontre un vrai succès dans son pays d’origine. «  La mort dans les yeux » a été une des meilleures ventes en Norvège, puisque vendu à plus de 60.000 exemplaires, et le voici aujourd’hui sur nos étales dans sa version française.


1996. En crête. Jo est un petit norvégien de 12 ans en vacances avec sa mère et son beau père. Comme tous les garçons de son âge, les vacances sont propices aux balbutiements des premiers sentiments amoureux. Il s’emmourache .Il ne résiste pas au charme adolescent de sa petite voisine, Ylva, jolie petite blonde au sourire renversant.


Et comme tous les garçons de son âge, la désillusion est un gouffre sans fond qui fait de vous l’être le plus malheureux de la terre. Pour Jo la trahison est une blessure à mort. Rien ne le retient, ni sa mère alcoolique, ni son beau père avec qui il ne partage rien. Alors il décide de s’offrir à la mer un soir où son cœur saigne de sa vie malheureuse. Mais au moment où dans la nuit, il s’enfonce dans l’océan qui lui tend les bras, une main amicale se pause sur son épaule.


Amsterdam, aujourd’hui. Liss est mannequin, avec tous les risques et les travers liés à cette oslo.jpgprofession. En voulant échapper à l’emprise de Zako , son petit ami et fournisseur de blanche, elle le tue accidentellement par overdose au moment où pour garder la mainmise sur elle, il lui montre des photos de sa sœur.


Et sa sœur Mailin, psychologue exerçant à Oslo a justement disparu. La mort de Zako  apparaissant aux yeux de la police comme un accident, Liss décide de se rendre dans la capitale norvégienne pour retrouver sa sœur disparue.  Mais malheureusement, Liss perdra cette course contre la mort.


Quelques jours à peine après son arrivée dans le pays, le corps de sa sœur est retrouvé dans vieil hangar désaffecté. Atrocement mutilée, le tueur s’est visiblement acharné sur elle avant de lui ôter le dernier souffle de son existence. Pire, ses yeux d’où émanait l’expression de sa vie et de ses sentiments, ces yeux qui embrassaient le monde ont été  sauvagement abîmés.


Les pistes seront autant sinueuses qu’elles seront  nombreuses et périlleuses pour Liss , décidée à  retrouver l’assassin de sa sœur.  C’est en remontant dans son passé professionnel que Liss va pister le meurtrier. Psychologue, préparant un doctorat sur les enfants victimes de viols , Mailin devait intervenir sur le plateau télé de Berger, un ancien chanteur de rock reconverti dans le journalisme trash et voyeur. Que s’apprêtait-elle à y déclarer ?


Que renferment son carnet qui devient le seul lien  de Liss avec l’esprit de sa sœur défunte ?


Quel rapport avec ce meurtre perpétré quelques mois plus tôt dans une autre région norvégienne et qui fait surface dans l’enquête policière ?


Damhaug torkilCe roman ne marquera pas vos 10 prochaines années de lecteur comme aime à me dire souvent mon libraire. Mais s’il ne révolutionne pas le genre, il offre au lecteur un vrai moment de détente. Torkil DAMHAUG maîtrise parfaitement les rouages de l’intrigue et conduit son lecteur où bon lui semble.


Pour les lecteurs qui aiment les romans en chausse-trappe, qui aiment à se faire une idée du tueur pour découvrir ensuite qu’il fait fausse route, ce roman devrait  les satisfaire. Ici, point de langueur comme on aime (ou on déteste) à lire dans les romans scandinaves. Si l’environnement, le décor viennent à rajouter dans la constitution de cette atmosphère de plus en plus pesante, c’est autour de ses personnages que se focalise l’écriture de l’auteur,  à partir desquels s’enchevêtre une énigme qui les emprisonne comme une toile d’araignée.

 


C'est le premier roman de cet auteur traduit en France. Gageons que s’il rencontre son public en France d’autres suivront.

 

 

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Published by La petite souris - dans auteurs Norvégiens
12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 23:08

  Le-bonhomme-de-neige.jpg

 

LE BONHOMME DE NEIGE de JO NESBO

Editions Gallimard/FOLIO Policier

 

Ce ne sont pas les circonstances météorologiques du moment qui m’ont poussés à porter mon choix de lecture sur ce roman, mais bien l’envie pressante de me plonger dans une nouvelle aventure de l’inspecteur Harry Hole.


Personnage récurrent de Jo Nesbo (un auteur norvégien qui à l’ombre des stars nordiques creuse patiemment mais sûrement son sillon dans l’univers du polar et du roman noir scandinave) Harry Hole est un inspecteur baroudeur que nous retrouvons pour sa septième enquête. S’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédentes aventures de ce personnage si particulier pour bien comprendre ce nouvel opus, on peut cependant en recommander la lecture pour bien en saisir l’évolution psychologique au fil du temps.


Dans une Norvège qui avec les premiers flocons de neige, s’engourdit lentement de l’hiver, une femme disparait, laissant derrière elle un mari et son jeune fils. Aucune trace, aucun indice. Sauf ce bonhomme de neige, surgit de nulle part, et qui regarde fixement la maison de la disparue.


L’inspecteur en chef Harry Hole , gentiment raillé par ses collègues pour voir systématiquement un tueur en série derrière chaque affaire qu’il a en charge, et ce depuis qu’il a effectué un stage sur le sujet aux USA, a semble-t-il des raisons d’être inquiet .


Et lorsque, quelques temps plus tard, une autre mère de famille disparait, le doute n’est plus permis. Pire, cette fois ci la tête décapitée de la victime est retrouvée sur le buste d’un nouveau bonhomme de neige. Hole se voit confirmé dans son appréhension initiale, et il a maintenant la confirmation que la lettre anonyme qu’il avait reçue il y a peu, n’était pas l’œuvre d’un illuminé bluffeur, mais bien celle d’un être malfaisant qui annonçait bien clairement la couleur :

«  La première neige ne tardera pas. Et il ressurgira alors. Le Bonhomme de neige. Et quand la neige aura disparu, il aura de nouveau pris quelqu’un …/… »


A la tête de son équipe celui-ci va organiser la traque. Il recevra le renfort opportun d’une nouvelle collègue, venue de Bergen à Oslo, Katherine Bratt, une femme à l’esprit vif, déterminée, et efficace, mais aussi une femme qui se livre peu. Celle ci ne tardera pas à devenir la coéquipière de Hole. Grâce à elle, l’équipe d’enquêteurs va découvrir que le nombre de disparitions de femmes mariées et mères de famille, est anormalement élevé depuis une vingtaine d’années en Norvège, et que certaines disparitions sont certainement liées à l’affaire en cours à Oslo.


A partir de minces éléments de départ, Harry Hole va progressivement remonter les fils d’une trame qui s’esquisse au fur et à mesure, à force de patience et de recoupements méticuleux. Malheureusement pour lui, ce qui semble accessible devient vite insaisissable, et les apparences sont parfois trompeuses, même pour le plus endurcit des flics d’Oslo.


Difficile pour cet inspecteur fatigué, fin limier mais piètre pilote de sa propre existence, de se maintenir à flot et de résister à ses vieux démons, pour mener à bien son enquête.

 

Difficile de démêler les fils de sa vie, encore empêtrés dans une relation avec son ex,  qu’il a du mal à classer dans la rubrique «  histoires anciennes ».


Mais finalement, boire l’aide à réfléchir, à garder ou retrouver ses valeurs, et au final à rester vivant. « …Ils avaient peut être eu quelques réponses, mais pas toutes. Jamais toutes. Comme celle visant à déterminer si la folie et la méchanceté sont deux choses distinctes, ou si c’est seulement nous qui avons décidé qu’à partir du moment où nous ne comprenons plus les motifs de la destruction, nous appelons cela de la folie. Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplées d’innocents, mais pas que d’autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme et au second celui de folie. »


Comment rebondir quand ce qui était résolu ne l’est pas, quand la vérité peut fondre comme de la neige et glisser entre les doigts ? Il faudra bien toute la perspicacité  d’Harry Hole pour venir à bout de ce palais des glaces dans lequel lui et son équipe déambulent à la recherche de la bonne issue.


Certains trouveront peut être que ce roman est un peu long à démarrer. Sans doute contient-il quelques longueurs au début. A vrai dire, arrivé à la moitié du roman je me suis surpris à un soupir d’impatience, à cause du rythme , à cause du fait que j’étais sûr de mon coupable (prétentieux que j’étais à vouloir endosser le costume d’enquêteur !). Mal m’en a pris ! Car je suis tombé systématiquement dans les chausse-trappes mis en place par l’auteur.


Ce roman c’est un peu comme un toboggan. On gravit d’abord lentement les barreaux de l’échelle. C’est le temps où l’histoire se met en place, où le décor est planté et l’atmosphère délivrée. Puis on s’assoit en haut du toboggan, on croit que l’on a fait le plus dur, que l’on tient le coupable. Alors vient la descente, de plus en plus rapide. C’est l’histoire qui s’emballe ! Puis surviennent les virages du toboggan, on file à droite vers un autre coupable, avant de virer brutalement vers un autre possible. On est enfin pris dans l’ivresse de la lecture. On respire à pleins poumons cette histoire et on se réjouit de la sensation d’être baladé par un auteur qui maîtrise parfaitement son art ! Et on glisse, on dévore les pages, on s’impatiente à nouveau, de plaisir cette fois, pour enfin savoir ! L’auteur nous plonge la tête dans la neige et nous empêche de reprendre notre souffle jusqu’à la sortie finale de cette histoire glaçante.


Jo Nesbo est un artisan de l’écriture. En quelque mot il accouche d’une atmosphère. Il transforme un personnage adoré des enfants et symbole de joie et d’innocence, le bonhomme de neige, en un totem maléfique qui donne froid dans le dos, et nous angoisse jusque dans nos pensées.


La structure narrative est complexe mais la partition est parfaitement jouée. Et Jo Nesbo ne s’attache pas uniquement à l’intrigue, mais également à ses personnages, dont il ciselle les portraits psychologiques avec la précision d’un orfèvre.


 Je ne rajouterai pas ma louche au discours ambiant qui depuis des mois encense les auteurs nordiques (alors qu’il suffit de tourner la tête vers des pays voisins ou plus lointains, voire de regarder chez nous, pour s’apercevoir  que la même vigueur et la même richesse d’écriture existe ailleurs qu’en Scandinavie) .Leur talent est indéniable. Mais si j’aime des auteurs comme Larsen, läckberg, Eriksson et plus récemment Kepler, j’avoue que Jo Nasbo a ma préférence.


Aux dernières nouvelles il semblerait que « Le bonhomme de neige » connaîtra un prolongement au cinéma, puisqu’il est question d’une adaptation pour le 7ème art.


En attendant, pour les amateurs de Jo Nesbo, son nouvel opus devrait sortir en Février avec un roman intitulé «  le Jaguar ».


Pour les autres, histoire de finir de vous convaincre de lire Jo Nesbo, ou tout simplement pour le plaisir je vous glisse ci-dessous la bande annonce…….du livre !!!


Bonne lecture et à bientôt !!

 

 


 

 

 

 

 

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Published by Eskalion - dans auteurs Norvégiens

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